27 novembre 2007
RD Congo: Plus d'un million de personnes vivent avec le VIH/SIDA
Les cas de SIDA signal és chez les adultes et enfants de 0 à 49 ans en RD Congo sont au nombre de 1.230.000 à ce jour, selon le ministère des Droits humains dans un document reçu lundi à la PANA.
Le nombre des orphelins dus au SIDA, indique, en outre, le ministère, est de 430.000 et que des efforts sont déployés au niveau du gouvernement pour contribuer à l’atténuation de l’impact socio-économique du VIH/SIDA sur l’individu, la famille et la communauté, par le renforcement de la réponse du secteur des Droits humains au SIDA.
10 novembre 2007
Kabinda: maladie proche de la folie, 40 nouveaux cas
La réapparition à Kabinda, d'une maladie non encore identifiée et semblable à la folie connaît un rebondissement. Selon des sources médicales, 40 nouveaux cas viennent de s'ajouter dans la même zone de santé, rapporte radiookapi.net
Les caractéristiques de la maladie sont les mêmes que celles des cas précédents. Elle attaque les filles dont l'âge varie entre 12 et 25 ans. La malade, une fois atteinte, s'agite, pleure, se déshabille et devient agressive contre son entourage immédiat. En plus, elle débite des propos obscènes. " Pour l'instant, la seule satisfaction, c'est qu'on n'apas encore déploré des pertes en vies humaines de suite de cette maladie", se console le Docteur Rose Mwambele, médecin chef de zone de santé de Kabinda. Actuellement, poursuit-elle, les malades subissent un traitement de substitution, avec des antipaludéens et des sédatifs. Ce traitement ne présente jusque kà ni malaise ni effets secondaire. Mais face à la persistance et à l'augmentation du nombre de nouveaux cas, le Docteur Rose Mwambele souhaite un déploiement d'un neuropsychiatre dans son aire de santé. Il faut, indique-t-elle, identifier cette maladie, son origine et ses causes avant de se prononcer sur un traitement approprié. Rappelons que cette maladie avait fait son apparition dans cette contrée en 2002, 2003 et 2006.
Se/Radio okapi
31 octobre 2007
Kinshasa: Taxis et Bus au couleur du drapeau national
Sur décision de l'hotel de ville ,taxis et bus portent desormais les couleurs du drapeau national et sont tous dotés d'un numero d'identification. Une décision acceuillie par tous le monde compte tenu de certains enlevement ou kidnapping operé auparavant par certaines voitures non identifiées. Il n'est plus diffficile dedistinguer les vehicules privés et ceux du transport en commun.
Nous suggerons que l'hotel ville puisse renforcer cette messure par une autre serie des décisions pour mieux réglementer ce secteur qui laisse aux conducteurs beucoup plus de manoeuvres que les clients qui sont sensés etre rois.
Ci-dessous quelques recommandations:
1) Tous conduicteurs de taxis doit etre inscrits au repertoirs des taximen et chauffeurs proffessionels auprés de l'hotel de ville. celui-ci remettra une carte d'une validité de 2 ans, renouvelable. Et en cas d'abus,elle peut etre retirée avant l'expiration.
2)Le conducteur de taxi doit avoir une tenue propre et décente. Il lui est interdit de fumer en charge. L'interdiction de fumer doit figurer dans le véhicule.
3)Toute impolitesse, toute grossièreté ou toute attitude dénotant un état alcoolique, est considéré comme une faute professionnelle susceptible d'entraîner une sanction disciplinaire.
4)Sauf indication contraire du client, le conducteur doit emprunter la voie la plus directe pour se rendre à la destination qui lui est indiquée.
5)Les conducteurs doivent répondre aux garanties de moralité et de compétence professionnelle.
6)En cas de contestation entre le conducteur et les voyageurs, le conducteur ne peut refuser de conduire ceux-ci au bureau de police le plus proche où leur plainte sera examinée.
A Suivre...
10 octobre 2007
Un coq détenu pour agression à Kisangani en RDC
Un coq au plumage blanc est détenu avec son propriétaire au poste de la Police à Kisangani, chef-lieu de la province Orientale en République démocratique du Congo (RDC), pour avoir becqueté une femme répondant au nom de Marthe Aondo, rapporte mardi l'Agence congolaise de presse (ACP).
Le coq a donné un coup de bec au mollet de la jambe droite de Mme Aondo, la trentaine révolue. La victime, dont la jambe raidit, présente plutôt des signes de morsure de serpent venimeux et fait de l'hypertension, indique l'ACP, citant M. Bwanamuzuri, responsable du Centre médical où Mme Aondo est internée depuis le week-end dernier.
Selon les habitants de la ville, le coq, qui n'est pas à son premier forfait, n'agresse que les femmes.
Se/Panapress
05 octobre 2007
Crash d'un Antonov 26 à Kinshasa
Bilan provisoire : 35 morts
Kinshasa est de nouveau en deuil. Un avion, de marque Antonov – encore – s’est écrasé hier jeudi 4 octobre à Kingasani ya Nsuka, dans la commune de Kimbanseke. Bilan provisoire, 35 morts et de nombreux blessés. Du coup, les premiers commentaires vont bon train. Pourquoi cette série noire d’Antonov ? Comment expliquer qu’ils continuent à voler ? Quelle est la cause de cet accident ? Devant ce nouveau drame qui interpelle les autorités et endeuille la ville de Kinshasa en particulier, la République démocratique du Congo en général, le bureau de l’Assemblée nationale qui s’est rendu sur les lieux, sous la conduite du Ier vice-président, a décidé l’interpellation du ministre des Transports ce vendredi 5 octobre.
Kinshasa a été surpris hier jeudi matin par le crash d’un avion dans la commune de Kimbanseke. Plus précisément à Kingasani ya suka, aux alentours du petit marché « Wenze ya mbila » situé entre les avenues Ngangwuele, Matuba et Mayulu. Le bilan provisoire officiel fourni par le ministère des Affaires humanitaires fait état de 35 morts, 30 blessés, dont 23 internés à l’Hôpital Roi Baudouin de Masina, 7 à l’Hôpital de référence de Kinshasa où le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta, qui avait à ses côtés de la Commandant de la Police, le général Oleko, s’y était rendu.
A en croire les premiers éléments d’information recueillis tant à l’aéroport de N’Djili qu’au lieu du crash, un avion Antonov 26, de la compagnie « El Sam » a décollé de l’aéroport de N’Djili à 10h45’ à destination de Tshikapa, dans la province du Kasaï occidental. Une minute après le décollage, l’avion a perdu un de ses moteurs, perdant ainsi l’équilibre. Le pilote, de nationalité russe ainsi que son co-pilote et son mécanicien de bord, a tenté alors de rebrousser chemin pour revenir sur la piste. Mais comme l’avion n’avait pas pris de l’attitude, la manœuvre était rendue difficile. C’est alors qu’il a commencé à raser les arbres, éviter le marché « Wenze ya mbila » - ce qui allait alourdir le nombre de victimes - pour terminer sa course dans une habitation située sur l’avenue Mayulu au n° 77 Et l’avion a pris immédiatement feu après avoir fait écrouler le mur entraînant des personnes sous les décombres. Deux parcelles voisines ont également pris feu et perdu plusieurs des membres de famille des occupants surpris par l’accident. Le ministère des Affaires humaines parle de neuf parcelles endommagées dont 6 totalement détruites.
Dans l’avion, il y avait, selon certains dires, 13 passagers et 3 membres de l’équipage, de nationalité russe, disions-nous. Tous ont péri. Mais à l’hôpital roi Baudouin, selon un rescapé, il y avait 20 passagers et les trois membres d’équipage. Bilan confirmé par le ministère des Affaires humanitaires.
Ce rescapé affirme qu’il s’est vu projeter au sol à travers l’ouverture occasionnée par le détachement du moteur de l’avion. La population sur place a déploré le comportement des services d’intervention de l’aéroport de N’Djili qui ne sont pas venus secourir les victimes alors que le crash s’est produit non loin de l’aéroport.
APRES KABAMBARE, MATEBA ET TYPE K
Ce n’est pas la première fois que la ville de Kinshasa connaît ce genre de drame. Déjà à l’époque coloniale, un avion avait raté son atterrissage alors qu’il s’apprêtait à atterrir à l’aéroport de N’Dolo. Il était allé s’écraser sur une habitation de l’avenue Kabambare faisant de nombreux morts. Raison pour laquelle une bonne partie des habitations comprises entre l’avenue Itaga qui tombe en perpendiculaire sur Kabambare, face au marché de Barumbu/Bon Marché et le rond point de l’avenue des Huileries ont été détruites. L’espace ainsi récupéré devrait servir, compte tenu de ce drame, de piste de secours en cas d’avaries aériennes. Malheureusement, ce même espace est envahi depuis par des garages et autres bistrots.
Ensuite, il y a eu le crash de l’avenue Mateba, dans la commune de Kalamu au quartier, non loin du stade Tata Raphaël. Des membres d’une famille qui s’apprêtaient à lever le deuil d’un des leurs dont le décès a eu lieu une semaine auparavant, avaient été surpris par un petit porteur qui leur est tombé dessus. Quelques années plus tard, ce fut l’hécatombe du marché Type K. Un avion, toujours Antonov, avait raté son décollage pour terminer sa course mortelle sur ce petit marché bondé de monde. Le bilan était lourd : plus de trois cents morts et plusieurs blessés. Une tragédie que les Kinois n’oublieront pas de sitôt. Et maintenant voilà l’accident de Kingasani ya suka qui replonge les populations de Kinshasa dans la douleur, dans le deuil. Nous serons incomplets si nous ne mentionnons l’accident causé par le drome de l’Eufor sur le « Boulevard triomphal » pendant la période pré- électorale, occasionnant mort d’hommes.
LE MINISTRE DES TRANSPORTS INTERPELLE
Les autorités urbaines et nationales se sont rendues sur les lieux du drame et à l’Hôpital, Roi Baudouin et hôpital général de Kinshasa. Il s’agit particulièrement du gouverneur de la ville de Kinshasa et des membres du bureau de l’Assemblée nationale conduits par le 1er vice-président, Christophe Lutundula.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa a mesuré l’étendue du drame et la profondeur de la tristesse, laissant couler des larmes lorsqu’il s’est retrouvé à l’Hôpital général de Kinshasa réconforter les blessés. Il a promis que l’Hôtel de Ville prendra en charge les frais d’inhumation des victimes et les soins de santé des blessés.
Quant au 1er vice-président de l’Assemblée nationale, il a annoncé la suspension des travaux pour se diriger sur les lieux. Sur place, il s’est interrogé sur la reprise des vols d’avions Antonov alors qu’une décision a été prise pour qu’ils soient cloués au sol en attendant la fin des travaux de la commission ad hoc instituée par le ministère des Transports devant cette recrudescence des accidents d’avions Antonov. Aussi, a-t-il décidé que le ministre des Transports soit interpellé ce vendredi 5 octobre devant l’Assemblée nationale.
Pour parler justement de cette mesure d’interdiction de vol d’avions Antonov, Le Potentiel avait approché le ministre des Transports et Communications, Henri Kuseyo Gatanga pour justement soulever cette controverse observée autour de cette décision. Avait-elle été levée ou demeure-t-elle d’application ? Le ministre concerné avait répondu en ces termes à cette question du journal Le Potentiel : « Je dois apporter avant tout une clarification. La mesure a été prise pour clouer tous les avions Antonov au sol. La mesure n’a pas été levée bien qu’il y ait eu des pressions de tout genre. Nous avions commencé en premier lieu à contrôler tous les avions Antonov. Une commission ad hoc a été instituée pour ce faire. C’est sur base de contrôle qu’on a commencé à autoriser, progressivement, les compagnies aériennes qui avaient été soumises à cet exercice et dont les avions répondaient aux normes techniques requises, à reprendre l’air.
La mesure n’a pas été levée. Nous avons pris cette mesure en âme et conscience. Pourquoi ? Dans un intervalle d’une semaine, nous avions enregistré plusieurs crashes avec le même type d’aéronef (ndlr après l’interview : à Kindu, Goma, Kisangani, sans oublier cet avion Antonov détourné la semaine passée sur Khartoum par l’équipage pour non paiement de salaire par l’employeur). Ce qui justifie cette décision qui n’est pas une première au monde. Tenez.
Vous devez savoir que l’aviation civile est soumise aux exigences internationales. Quand on constate, par exemple pour le cas de Boeing, une succession des cas d’accidents, la première réaction est de faire clouer au sol les avions de ce type et de les soumettre à un contrôle pour déterminer les causes techniques de tous ces accidents. Les résultats de ce contrôle détermineront si l’on peut soit autoriser la reprise des vols, soit retirer la licence de navigation aérienne de cette compagnie, soit encore apporter certaines corrections techniques ».
La question maintenant est celle de savoir si cet avion Antonov de El Sam immatriculé 9Q-COS avait subi ce contrôle et quand ? La réponse est affirmative par la lettre n°409/cab/MIN/TVC/1264/MN/mg/2007 du ministre des Transports portant autorisation de cet appareil.
Le ministre a évoqué des « pressions de tout genre ». De quelles pressions et de la part de qui ? Interrogations pertinentes. Toutefois, il nous revient qu’il y a eu échange de correspondances à ce propos entre le ministre d’Etat près la présidence de la République et le ministre des Transports, correspondances échangées entre le 12 et 15 septembre
Il et vrai que lorsque cette décision a été prise, les populations de Kindu, Kivu, Province orientale, particulièrement les opérateurs économiques avaient organisé une marche pour protester contre décision d’autant plus, affirmaient-ils, ils étaient servis et connectés par le reste du pays que par ces avions. Suspendre les vols de ces aéronefs équivaudrait à les isoler et à bloquer toute transaction commerciale inter-provinciales, asphyxiant ainsi certaines provinces. Existerait-il d’autres personnes derrière tous ces « cercueils volants » mais qui ne courent que derrière le lucre sans prendre de la peine de s’assurer des conditions techniques et de sécurité de ses appareils, mais surtout de la compétence et de l’expérience de tous ces membres d’équipage ?
La lumière sera certainement faite si cette interpellation du ministre des Transports et Communications est confirmée ce vendredi 5 octobre. Entre-temps, la RDC continue à pleurer ses morts. Si l’on décrétait un deuil national pour une pensée pieuse en mémoire de toutes ces victimes des crashes des avions Antonov survenus en RDC, le gouvernement aura fait preuve de responsabilité politique pour compatir avec les familles éplorées.
21 septembre 2007
Le pasteur Kuthino ou le martyr du peuple congolais
Kinshasa, Dimanche 14 mai 2006, 13h30’, juste après son culte d’actions de grâce fort réussi, au Stade Tata Raphaël, Kutino Fernando, Pasteur de l’église Armée de Victoire et initiateur de l’opération ‘‘Sauvons le Congo’’, est enlevé à son église, par des policiers vers une destination inconnue,avait annoncé l’ONG de défense de droits de l’homme, la Voix des Sans Voix.
Kimbembe, un proche conseiller de Kabila , alors gouverneur de la ville de Kinshasa et membre du PPRD, s’est debattu comme le diable dans un bénitier pour expliquer la privation de liberté du ministre du culte. Sans trop de conviction, Kimbembe, dans le rôle du ministère public, a égrené les faits retenus à charge contre kutino. ce patriote croupît dans la célèbre centre penitencier de Makala , condamné à 20 ans de prison.
Selon Kimbembe, une perquisition opérée à l’église Kutino aurait donné lieu à la découverte d'effets militaires et armes de guerre. Seulement, Kimbembe ne donne aucune précision ni sur le type de ces armes ni sur leur quantité. La seule arme qu’il aurait pu exhiber a été vite récupérée, à la suite des cris des dames en prière, par le policier qui a voulu la laisser à l’église, comme pièce à conviction. Mais pourquoi Kimbembe accepte-t-il de jouer pareil rôle ? Se demandent nombre des kinois auprès de qui Kimbembe, un homme bardé des diplômes, avait très bonne presse.
Et si après tout armes il y aurait, le gouverneur explique encore moins comment ces armes ont pu échapper au contrôle douanier et arriver à l’église de Kutino, dans la très ‘‘sur militarisée’’ ville de Kinshasa par le terrible service de police de Kin-mazières . Et de fil en aiguille, le premier citoyen de la ville passe des armes aux militaires, dont il voit deux du MLC, dans l’entourage de Kutino.
Les Kinois qui avait suivi la transmission du culte de Kutino sur CCTV, se demandent où leur gouverneur est allé chercher ses propos d’incitation à la révolte et à la haine. Peut-on raisonnablement assimiler à l’incitation à la haine l’appel lancé par Kutino aux congolais de barrer la route aux étrangers et de tenir des négociations pour aller aux élections dans un climat apaisé ? Au mois d’avril dernier, ont été entendus, de la très puissante Eglise catholique, de ses trois bouches les plus autorisées, le même appel au dialogue et la même dénonciation de la présence d’étrangers dans les institutions et au somment de celles-ci.
N’a-t-il pas toujours été dit jusqu’ici aux congolais, par le PPRD, que Mzee Laurent D. Kabila a payé de sa vie sa lutte pour l’affranchissement total du peuple congolais du joug de l’étranger occidental et africain.
C’est lamentable de voir des hommes de Dieu être corrompus comme le ''général'' Sony Kafuta, un ancien garde du corps de Papa Wemba, Kankienza , Kiziamina kibila un véritable homme d'affaires également nouveau député du PPRD qui ne pensent pas au bien-être du peuple qu'ils racquettent chaque dimanche . Le pire est que ces ''pasteurs'' disent qu'ils le font au nom de Jésus ce qui est archi-faux . Au lieu de demander à Joseph Kabila la libération de leur collegue l'archi-bishop Kutino Fernando qui a été arrêté sans aucune raison, ils l'enfoncent partout ils vont quémander . Mais selon ce que la bible dit : « le mal atteint seulement les justes, mais Dieu les libèrera. »
Le peuple congolais réclame la libération sans condition du pasteur Kutino auprès du régime de Kabila même au PPRD . Les voix commencent s'élever contre la décision de d'emprisonner un innoncent pour des motifs politiques. ''En agissant ainsi ''ils'' font de lui un martyr'' remarque un cadre influent de l'AMP qui a requît l'anonymat.
10 août 2007
Violation des droits de l’homme en RDC : état des lieux de la Monuc
La situation des droits de l’homme ne cesse de se détériorer en République démocratique du Congo. Des vols à main armée, des traitements dégradants, des viols de femmes et de mineures, des tueries, des arrestations arbitraires , sont autant d’abus que la Division des droits de l’homme de la Monuc révèle dans son rapport mensuel de juin 2007.
Le 13 juin 2007, à Jupabok, une localité située à 8 km à l’Est de Nderi, collectivité de Djugoth (Ituri), deux hommes armés, en tenue civile, portant des bottes militaires seraient entrés dans une résidence privée et ont menacé de tuer un civil et sa femme s’ils ne leur remettaient pas l’argent en leur possession. Le mari aurait été blessé à la face au moyen d’une baïonnette. Les agresseurs auraient tiré deux fois manquant la victime, qui, prise de panique, aurait bagarré avec l’un d’eux, et réussi à saisir son arme (qui a été remise plus tard au bataillon népalais). La victime a été par la suite admise à l’hôpital.
Selon le chef de collectivité, ce genre d’actes et bien d’autres sont régulièrement commis dans la région par les éléments des Forces armées de la République démocratiques du Congo (FARDC) et ceux de la Police nationale congolaise (PNC).
PROVINCE DE L’EQUATEUR
Le 2 juin 2007, un staff national de la Monuc en service à l’aéroport de Mbandaka, province de l’Equateur, a été sévèrement battu par quatre soldats de l’Armée de l’Air (FARDC), qui agiraient sous les ordres du commandant du bureau de l’aéroport militaire.
La victime a déclaré avoir été convoquée dans les bureaux des FARDC en relation avec un rapport indiquant qu’un pilote de la Monuc avait fait des prises de vue des avions à l’aéroport. Elle aurait été frappée à la poitrine et à la bouche, puis détenue au cachot FARDC de l’aéroport pendant deux heures. La victime a été libérée à la suite de l’intervention des officiers de sécurité de la Monuc. Une côte de la victime s’est cassée suite à cette bastonnade. La victime a été évacuée à Kinshasa pour des soins médicaux.
Entre les 2 et 3 juin 2007, des soldats de la Force navale auraient commis des actes de pillage, de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants à Zongo (Mbandaka). Le 2 juin, un mineur transportant un bidon d’huile de Bangui (République Centrafricaine) à Zongo a été encerclé par un nombre indéterminé de soldats de la Force navale qui lui ont exigé le paiement des taxes d’importation de ce type de produit en RDC. A la suite de son refus, le jeune garçon aurait été battu à plusieurs reprises, et grièvement blessé. La victime a eu la vie sauve grâce à l’intervention de son frère. Un des auteurs présumés a été blessé au cours de cette intervention.
Le jour suivant, la victime ainsi que sa famille qui était à son chevet à l’hôpital, ont été approchées par deux soldats de la Force navale qui ont proféré des menaces contre elles. Le même jour, une vingtaine de soldats de la Force navale ont attaqué et détruit l’hôtel appartenant à la famille de la victime pour venger leurs collègues qui avaient été blessés durant l’affrontement du jour précédent. La victime a été hospitalisée à Bangui. L’auditeur militaire de Gemena a ouvert une enquête.
KASAÏ OCCIDENTAL
Un civil aurait été soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants pendant sa détention, entre les 29 mai et 1 juin 2007, au cachot de la Force navale dans le village de Butala, situé à 28 km d’Ilebo, dans le Kasaï Occidental. La victime avait été arrêtée pour « outrage à l’autorité militaire ».
Pendant toute la durée de sa détention, les soldats agissant sous les ordres de leur commandant, l’auraient maintenue attachée à un arbre et lui auraient quotidiennement asséné dix coups de matraques. La victime a été admise à l’hôpital et les auteurs présumés auraient payé les frais médicaux. L’auditeur a ouvert une enquête sur ce cas.
Une femme aurait été enlevée et violée par un soldat des FARDC du 2ème bataillon de la 1ère brigade intégrée, à Rimba, près de Ngote, dans le territoire de Mahagi (Ituri).
Le 8 juin 2007 à Alibha, une localité située à 22 km au Sud d’Aru, une femme enceinte aurait été violée par un soldat FARDC du 3ème bataillon de la 1ère brigade intégrée. La victime a avorté à la suite de ce viol. Elle a été hospitalisée. L’auteur présumé a déjà été redéployé ailleurs.
NORD-KIVU
Le 25 juin, une mineure, résidente de la localité de Kayna, au Nord-Kivu aurait été violée par un sous-officier des FARDC. La victime se rendait aux toilettes lorsqu’elle aurait été soudainement interceptée et conduite dans une résidence privée, et violée à plusieurs reprises. L’auteur présumé a été arrêté et la victime hospitalisée.
Le 19 juin, dans le quartier Mpokolo, commune de la Muya à Mbuji-Mayi, une femme aurait été violée par des hommes armés en uniforme des FARDC. Son amie enceinte aurait été victime d’extorsion.
Le 14 juin 2007, un soldat des FARDC du 2ème bataillon de la 13ème brigade intégrée basée à Marabo aurait violé une mineure. L’auteur présumé a été arrêté par l’état-major des FARDC à Marabo. L’enquête suit son cours.
Pendant la nuit du 10 au11 juin 2007, un groupe de 10 personnes parmi lesquelles deux soldats FARDC, auraient pénétré par effraction dans une résidence privée à Kananga, et violé une femme. D’autres femmes qui étaient dans la maison pendant les faits, ont pu se cacher.
Pendant la nuit du 1 au 2 juin 2007, dans la commune de Kazamba à Kikwit, dans la province du Bandundu, une mineure aurait été violée par un soldat des FARDC de la Police militaire. L’auteur présumé a été arrêté et déféré devant l’auditeur militaire.
Le 14 juin 2007, deux civils auraient été blessés par deux soldats FARDC du 23ème bataillon, basé à Mabandi, une localité située à 35 km au Sud-Ouest de Butembo, dans la province du Nord-Kivu. Le premier a été blessé au bras gauche, au moment où il tentait de résister à une tentative d’extorsion. Le second a été blessé à la jambe droite lorsqu’il tentait de s’échapper du soldat FARDC qui lui avait intimé l’ordre de transporter ses effets personnels. La deuxième victime a été hospitalisée, tandis que les auteurs présumés ont été appréhendés.
VILLE DE KINSHASA
Un général des FARDC à Kinshasa aurait arbitrairement arrêté et illégalement détenu un civil pour une affaire de droit commun. La victime aurait été aussi soumise aux traitements cruels, inhumains ou dégradants pendant 45 jours. Cet officier supérieur aurait mis à la disposition de la victime une somme de 2.000 USD pour démarrer une activité commerciale, en occurrence la vente d’une marque de bière locale.
Une mineure aurait été violée par un soldat FARDC au camp Badiadingi, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa. L’auteur présumé a été arrêté et détenu au CPRK.
Le 30 avril 2007 (trois mois après le versement de cette somme), la victime a déclaré que 430 casiers de bières manquaient. Le général l’aurait convoquée à sa résidence, arrêtée et ordonné à ces soldats de la bastonner. La victime a été par la suite détenue presque nue au cachot du camp militaire, où le général travaillait. Pendant ses 45 jours de détention, la victime aurait reçu 50 coups de fouets quotidiennement. Après avoir restitué les 430 casiers de bière, la victime a été transférée à l’auditorat militaire de la commune de Ngaliema.
L’auditorat l’a mise en examen pour abus de confiance et lui a ordonné de payer la somme de 400 USD à titre de compensation pour les 80 casiers de bières manquantes, et 100 USD de frais judiciaires. La victime a déclaré avoir déjà payé la somme de 370 USD sur les 500 USD exigés. En plus, le général aurait exigé le paiement de la somme de 5.000 USD à la victime à titre de profit généré par cette activité commerciale.
PROVINCE ORIENTALE
Entre les 24 et 27 mai 2007, le commandant FARDC à Mola, une localité située à 23 km au Sud-Ouest de Kpandroma, en Ituri, aurait arbitrairement arrêté et torturé trois civils qui étaient accusés par le chef de localité d’avoir détruit un puits abandonné. Les trois victimes ont été hospitalisées. Le commandant FARDC à Kpandroma a ouvert une enquête.
Le 3 juin 2007, quatre détenus du cachot de la PNC à Njiapanda, un village situé à 50 km à l’Ouest de Butembo auraient été soumis aux traitements cruels inhumains ou dégradants par des soldats de la 2ème brigade intégrée agissant sur les ordres du chef administratif local. Les victimes auraient été battues aux fesses au moyen d’un bâton.
Le 23 juin 2007, deux soldats démobilisés auraient été arbitrairement arrêtés et soumis aux traitements cruels, inhumains ou dégradants par six soldats FARDC. Les auteurs présumés étaient en train de mener une enquête relative au vol de quatre ordinateurs au Centre universitaire de Kalemie. Toujours en relation avec cette enquête, cinq civils auraient été arrêtés, attachés et déférés au parquet. Pendant la nuit du 19 au 20 juin 2007, à Bolobo, une localité située à 180 km de Bandundu, deux civils auraient été sévèrement battus et extorqués par des soldats FARDC en guise de représailles. Les deux victimes avaient été impliquées dans une altercation entre un policier et des soldats FARDC.
Des agents de la PNC ont été impliqués dans de graves violations des droits de l’homme, en particulier, les violations du droit à la vie et à l’intégrité physique, au cours du mois en revue.
Le 15 juin 2007, à Luotu, un village situé à 35 km au Sud-Est de Butembo (Nord-Kivu), un policier aurait abattu un civil et grièvement blessé un autre parce qu’ils auraient résisté à une arrestation.
Potentiel.com
20 juillet 2007
Menace d'une greve générale illimitée en RDC
L'Intersyndicale nationale du Congo menace de décréter une grève générale illimitée dans les entreprises publiques et privées du pays, si le gouvernement ne prend pas en compte les recommandations contenues dans un mémorandum à déposer bientôt auprès du Premier ministre, Antoine Gizenga.
La menace est contenue dans le mémorandum élaboré au cours de l'assemblée de l'Intersyndicale tenue mercredi par cette centrale syndicale, qui regroupe 12 syndicats et plusieurs autres membres des certaines formations syndicales, représentant le bureau de l'Intersyndicale.
Pour le président de l'Intersyndicale nationale du Congo, Symphorien Dunua, également président de la Conférence syndicale du Congo (CSC), il y a blocage des négociations entre l'Intersyndicale et le gouvernement, qui refuse d'associer les représentants des travailleurs, notamment dans l'élaboration du budget de l'Etat 2007, dans la réforme des entreprises publiques et dans le recrutement des mandataires publics.
Déplorant cette absence de dialogue et de collaboration avec le gouvernement en tant que partenaire foulant au pied la législation congolaise en matière du travail et la convention de l'Organisation internationale du travail (OIT), M. Dunia s'est dit peiné de ne pas être en mesure de formuler à l'intention des nouvelles instituions des suggestions et quelques pistes de solutions susceptibles de résoudre les problèmes des travailleurs congolais.
Il s'agit notamment de la question de l'Institut national de préparation professionnelle (INPP) et de l'Institut national de sécurité sociale (INSS) à qui l'Etat congolais ne donne pas sa subvention pour une rémunération décente.
M. Dunia a fait savoir que l'Intersyndicale prévoit de mener des actions de pression pour "réveiller" le gouvernement afin d'être associé dans les débats concernant les travailleurs.
Kinshasa - 19/07/2007
Panapress
15 juillet 2007
Grande-Bretagne: Tintin au Congo Censuré
AP - Vendredi 13 juillet, 04h00
LONDRES - La chaîne de librairies Borders a annoncé jeudi qu'elle allait retirer l'album de bande dessinée "Tintin au Congo" des rayons de littérature de jeunesse de ses boutiques britanniques, après qu'un client s'est plaint de son caractère raciste.
L'avocat des droits de l'homme londonien, David Enright, faisait des emplettes chez Borders avec sa famille lorsqu'il est tombé sur le livre, publié pour la première fois en 1931, et l'a ouvert. C'est là qu'il a découvert ce qu'il a qualifié d'abus à caractère raciste.
"Les séquences suggèrent (aux enfants) que les Africains sont des sous-hommes, qu'ils sont bêtes, qu'ils sont à moitié sauvages", a dénoncé David Enright lors d'une interview téléphoniqe.
"Mon épouse noire, originaire d'Afrique, est assise là avec mes fils et je suis sur le point de leur tendre ce livre... Quel message suis-je en train de leur délivrer? Que ma femme est un singe, qu'ils sont des singes?", a-t-il observé.
L'album est le deuxième d'une série de 23 qui retracent les aventures de Tintin, le reporter intrépide, et de son célèbre petit chien blanc Milou. Tous numéros confondus, il s'en est vendus 220 millions d'exemplaires dans le monde, traduits en 77 langues.
Mais "Tintin au Congo" a été sévèrement critiqué pour ses relents racistes tant par les fans que par les critiques.
Dans cet album, le dessinateur belge Hergé -George Rémi de son vrai nom- met en images les aventures du héros blanc au Congo, en prise avec une population locale idiote, assimilée à des chimpanzés qui en viennent finalement à adorer Tintin et son chien comme de véritables dieux.
Hergé avait par la suite admis son embarras par rapport à l'album et certaines éditions avaient été purgées des passages les plus contestables. En 2005, une version intégrale de la BD est sortie en Grande-Bretagne, accompagnée d'un avertissement et d'un préambule explicatif sur le contexte colonial de la genèse de l'oeuvre.
