10 novembre 2007
Le procureur Tshimanga ou la voix de son maitre Josef Kabila
A une situation exceptionnelle ,une solution exceptionnelle...Et SI le procureur Tshimanga s'occupait beaucoup plus de l'essentiel au lieu de jouer le bouc émissaire dans un cas politique qui depasse largement sa compétence.Personne ne résiste á la volonté du peuple,le Maitre t'ordonnera bientot d'abandonner cette fameuse poursuite qui peut affaiblir davantage son fauteuil...
"Ne prends pas d'avocat, sinon ton affaire va se compliquer plus". Plus d'unprévenu a entendu cette prase de la bouche d'un juge, d'un procureur ou d'um simple garde pénitencier. C'est que la chaîne de la corruption émmmaillote bien ces trois niveaux de la procédure. Procureur général de la république et le pouvoir en place se sont entendus pour ''faire la peau'' au leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba sans état d'âme.
Bah oui, qu'a-t-il fait que de dire, redire et répéter ce que souhaitait Jospeh Kabila ? Dans une histoire qui depasse la justice et les institutions normales, le PRG Tshimanga Mukeba est le petit soldat qui monte au front sur l'ordre de ses généraux qui ont la stratégie, à lui les phrases énormes ,les menaces contre le leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba. Les gesticulations de ce haut magistrat étonne plus d'un congolais . Alors que la garde présidentielle a attaqué trois fois la résidence de Bemba en voulant l'assassiner. Les commanditaires du massacre de la population sont libres et nullement inquiétés par ce procureur corrompu qui veut seulement contraindre Bemba à l'exil. Ses formules à l'emporte pièce qui n'honorent pas la justice congolaise pourtant il y a des hommes intègres dans cette institution qui voient d'un mauvais oeil cette justice instrumentalisée par Joseph Kabila.
On le voit à présent, les juges congolais sous la pression politique de l'entourage de Kabila avec comme objectif éliminer politiquement Jean-Pierre Bemba près avoir raté de l'assasssiner en présence des ambassadeurs occindentaux. Car tous les congolais savent que la garde présidentielle pompeusement appellée garde républicainne a attaqué plus d'une fois la résidence de Bemba. Lors des évenements du 22 , 23 mars dernier, elle était appuyée par les militaires angolais.
le Procureur Général principal, c’est à dire Tshimanga, qui est aussi un très proche du PPRD, le parti au pouvoir ne dépense pas la même énergie lors qu'il s'agit de massacre des populations et autres crash des avions poubelles qui ont fait plusieurs morts au sein de la population souvent autoriser à voler par l'entourage de Kabila. Les autres magistrats se sont en coulisse ainsi plaint du fait que le PGR Tshimanga Mukeba interférait beaucoup avec les affaires traitées par d'autres procureurs, et l’action du Procureur Général principale était souvent liée à des objectifs politiques.
Le souci c'est qu'aujourd'hui tout ce qui touche à la justice ressemble à une corruption de l'appareil judiciaire. Avec beaucoup de duplicité, les juges perdent autorité et compétence, même s'ils sont sincères ils semblent être utilisés par le régime en place...
Elle est belle la justice indépendante de la RDC, il est glorieux ce régime de Joseph Kabila qui envoie ses redoutables services de sécurité pour arrêter les originaires de l'Equateur et du Kassai ,des journalistes, et ce procureur corrompu qui rejette le principe de la présomption d'innocence ...Il est plus que temps de "faire le ménage" puisque politiques et magistrats sont complices et compromis dans des affaires de detournements de derniers publics, faux et usage de faux, fraude fiscale, massacre des populations civiles,corruption etc...
Ce qui est sûr, depuis lors, il n'y a plus eu de sanctions aussi dures contre des magistrats convaincus de pratiques illicites.
Le dernier élément de rempart contre la corruption dans la magistrature, la promotion au mérite, ne fonctionne pas non plus. La promotion ne se fait pas à l'ardeur au travail et à la conscience professionnelle. Pour occuper des postes valorisants dans la justice, il n'est pas nécessaire d'être bon travailleur. Une bonne allégeance suffit au camp présidentiel. C'est d'ailleurs la leçon de chose que l'on donne aux nouveaux magistrats qui viennent de prêter serment : " savoir choisir le bon camp et se mettre sous la coupe de bons parrains ". Ne surtout pas flirtrer avec l'opposition démocratique.
08 novembre 2007
Constitution:Les Kabilistes veulent tricher
The post :Edition n°9-438 du mercredi 7 novembre 2007
POLITICS
Des députés de l'Alliance de la majorité présidentielle (AMP) veulent faire de Kabila un dictateur. Lundi 5 novembre, à l'initiative du député ‘‘indépendant'' Tshibangu Kalala Kalala, 310 élus ont apposé leurs signatures sur une proposition de révision constitutionnelle pour permettre au chef de l'Etat ainsi qu'au ministre de la Justice de siéger au sein du Conseil supérieur de la magistrature (CSM). Cette proposition suicidaire pour l'indépendance du pouvoir judiciaire a été déposée au bureau de l'Assemblée nationale qui venait d'adopter, au cours d'une plénière conjointe avec le Sénat, le règlement intérieur du Congrès. La procédure de révision de la Constitution figure bien parmi les matières relevant de la compétence du Congrès. ‘‘ Nous avons déposé au bureau de l'Assemblée une proposition pour obtenir la révision de l'article 152 de la Constitution et permettre que le président de la République et le ministre de la Justice fassent partie du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) '', a confié Me Tshibangu. L'initiateur de la proposition a expliqué qu'il souhaitait voir aussi entrer au CSM des représentants de la société civile (avocats, universitaires, militants des droits de l'Homme). ‘‘ Nous devons moderniser cette institution, comme c'est le cas dans d'autres pays comme la France ou la Belgique. Le CSM ne doit pas être un simple syndicat de la magistrature '', explique le député sans toutefois convaincre. Avocat de son état, Tshibangu ignore qu'en France le président Nicolas Sarkozy plaide pour son exclusion du Conseil supérieur de la magistrature justement pour réaffirmer le sacro-saint principe de la séparation des pouvoirs. Pire, il ignore aussi que la Belgique sur laquelle il se cache pour exécuter son monstrueux hold up juridique contre le pouvoir judiciaire n'a rien d'une République. Chose grave, les initiateurs de la proposition de révision font fi de l'article 220 de la Constitution de février 2006 qui aligne l'indépendance du pouvoir judiciaire parmi les matières ne pouvant faire l'objet d'aucune révision constitutionnelle. Aucun député de l'opposition n'a apposé sa signature au bas de ce document.
Selon la Constitution congolaise, le CSM n'est constitué que de magistrats. Il propose nominations, révocations et éventuelles sanctions des magistrats du siège, qui sont inamovibles et dont l'indépendance est garantie par la Constitution. La loi organique devant déterminer l'organisation et le fonctionnement du CSM n'a pas encore été adoptée. ‘‘ La tentative de nos collègues s'inscrit dans une logique de violation de la Constitution. Revoir ce texte de loi dans ce sens serait remettre en cause l'indépendance du pouvoir judiciaire par rapport au pouvoir exécutif '', a estimé le MLC Fidèle Babala.
Les députés signataires demandent aussi la révision de l'article 110 de la Constitution, pour permettre à un député de récupérer son mandat après avoir exercé d'autres fonctions, ainsi que de l'article 197, pour faire bénéficier aux députés provinciaux, eux aussi élus au suffrage universel, d'une immunité au même titre que les députés nationaux pendant la durée de leur mandat. La révision constitutionnelle peut être proposée par le chef de l'Etat, le gouvernement après délibération en Conseil des ministres, chacune des chambres du Parlement à l'initiative de la moitié de ses membres, ou par ‘‘ une fraction du peuple congolais '' (100.000 personnes) s'exprimant par une pétition adressée à l'une des deux chambres.
La révision n'est définitive que si la proposition ou pétition est approuvée par référendum ou si l'Assemblée (500 élus) et le Sénat (108 élus), réunis en Congrès, l'approuvent à la majorité des trois cinquième.
Réagissant à cette tentative de tricherie, le Syndicat national de magistrats du Congo (SYNAMAC) a soutenu que la présence des membres de l'exécutif au sein du CSM serait ni plus ni moins une grave violation de la Constitution et remettrait en cause l'indépendance du pouvoir judiciaire. Le magistrat Nsambayi Mutenda, président du SYNAMAC a mis en garde contre les risques de mise sous tutelle de la magistrature congolaise. Ce principal syndicat de magistrats congolais estime que le président a déjà trop de pouvoirs et n'a plus besoin d'en avoir d'autres qui feraient de lui le Mobutu de la RD Congo.
Êtes-vous capable de Réconstruire seul sans vouloir embarquer tout le monde avec vous ?
L'Etat est nécessaire pour assurer la sécurité de la société, instaurer la justice à la place de la vengeance individuelle, édicter des lois et les faire respecter par des citoyens égaux en droits et en devoirs....
La bipolarisation du jeu politique PPRD de Kabila face au MLC de Bemba est considérée comme une condition, voire une caractéristique de la démocratie moderne en RDC.
Une année après des élections ce vent de renouveau, le processus de démocratisation poursuit son chemin, assez péniblement souvent. L'opposition congolaise reste une équation non résolue par la classe politique dans son ensemble. Pour le régime de Joseph Kabila en place, elle est au mieux un élément du décor, sinon un ennemi à abattre comme le cas du leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba . Dans tous les cas, les partis d'opposition sont à détruire, la différence ne résidant que dans le procédé. Les plus primitifs des tenants du pouvoir à Kinshasa ont systématiquement recours aux méthodes fortes et brutales. Avec eux, les leaders de l'opposition ont vite fait de devenir de fidèles abonnés des prisons tel que le pasteur Kutino Fernando , Me Nlandu Thérèse et autres lieux de privation de liberté comme la terrible police de Kin-Mazière qui torture les congolais pour la simple raison qu'ils sont du même éthenie Ngbaka que Jean-Pierre Bemba.
Le moindre avis que les leaders de l'opposition émettent sur la gestion des affaires publiques tombe sous le délit moyenâgeux d'offense au chef de l'Etat . S'en suit, assez logiquement, la déchéance des droits politiques. Pris sous un tel éteignoir beaucoup d'opposants congolais se résignent à emprunter la voie de l'exil. Les plus téméraires refusent cette forme d'abdication, optant délibérément de courir le risque de finir leur jour dans les geôles de Joseph Kabila. Heureusement, cette manière de venir à bout des opposants politiques est en train de perdre du terrain. Les pressions multiples de la société civile et des bailleurs de fonds y sont certainement pour quelque chose. Contraints de se montrer sous l'image de démocrates, Joseph Kabila tolère pour l'instant quelques opposants surtout sans envergure .
Aux oubliettes les convictions, finis les discours dénonciateurs que l'on proférait à longueur de journée. Le pouvoir, que l'on trouvait si mauvais il y a seulement quelques temps, devient soudainement si bon. Pas étonnant que ces nouveaux convertis comme les Olivier Kamitatu, Antoine Nghonda, Omer Mende Omalanga, Kudura Kasongo l'ancien ministre de Mobutu poussent le ridicule à son summum en se montrant parfois plus royalistes que le roi. Les grands efforts qu'ils consentent pour justifier leur comportement ne sont que l'expression du malaise profond dans lequel ils se trouvent. Mais bien plus grave, est le reflet du degré de conscience que l'opposition congolaise ont de leur utilité dans le bon fonctionnement des processus démocratiques.
Il y a du tout dans l'arène politique de la RDC: des hommes de vertus comme le président de l'assemblée nationale Vital Kamerhe, Francois Mwamba le secrétaire général du MLC, mais et surtout des hommes de moralité douteuse dans l'entourage de Kabila qui lui font commettre des erreurs comme aller massacrer la population du Bas-Congo parce que les fidèles d'une secte mystérieuse Bundu Dia Kongo ont voulu manifester contre la corruption lors des élections des gouverneurs.
Après avoir annoncé la prolongation de son exil au Portugal pour des raisons de sécurité, Jean-Pierre Bemba, le chef de file de l'opposition congolaise, voudrait revenir son pays la République Démocratique du Congo. "Bemba a informé le Sénat de son intention de revenir , dans la mesure où les questions touchant à sa sécurité seront réglées", avait alors déclaré Fidel Babala, l'un des collaborateurs du chef de l'opposition. Elu sénateur après avoir perdu la présidentielle l'an dernier face au président sortant Joseph Kabila, Bemba a été autorisé en avril par le Sénat à rester absent pendant 60 jours afin de se faire soigner à l'étranger, à la suite des violents affrontements survenus entre sa garde personnelle et l'armée de Kabila appuyée par les militaires angolais dans la capitale, Kinshasa.
Jean-Pierre Bemba qui séjourne depuis une semaine à Bruxelles,où il a eu des contacts avec plusieurs personnalités belges.
Se/texte non integral:Congo inter
08 octobre 2007
L’interview fictive de J.Kabila : Honoré NGBANDA et Etienne TSHISEKEDI lavés de tous les soupçons
D’où est venu le texte de l’interview que l’on a attribuée à tort à Honoré NGBANDA Président du puissant mouvement APARECO et au Sphinx de la 12è rue à Limete, Etienne TSHISEKEDI WA MULUMBA. Réponse : de l'ANR et des Services spéciaux de Joseph KABILA en personne, qui ont mis sur internet ce document.
De la Présidence de la République au Secrétariat général du Pprd, on se réjouit de nouveau à propos de l’interview que le chef de l’Etat Joseph Kabila a accordée récemment aux Etats-Unis et recueillie par le brillant journaliste Jackson Wilson, journaliste américain indépendant.
Les nouveaux éléments en notre possession rendent désormais caduc et de nul effet le communiqué trop hâtif daté du 2 octobre 2007 signé Kudura Kasongo Muana Luaba, indiquant à tort que « Son Excellence Monsieur le Président de la République, lors de son séjour à New York, aux Etats-Unis, n’a accordé aucune interview à un journaliste quelconque national ou étranger, ni à un journaliste indépendant quelconque ».
Suite à une certaine désorganisation au sein des services présidentiels à New York et Washington, le porte-parole du chef de l’Etat a trop hâtivement qualifié de fictifs et imaginaires les propos de cette interview qui, selon ses termes, « visent à ternir l’image du Chef de l’Etat dans l’opinion et contrarier la crédibilité de nos institutions ».
Un nouveau communiqué de M. Kudura Kasongo Muana Luaba, diffusé hier vendredi 5 octobre 2007 tard dans la soirée, est venu enfin remettre les pendules à l'heure : « L'interview controversée a été bel et bien accordée par le président Joseph Kabila Kabange au journaliste indépendant Jackson Wilson. Nous présentons nos excuses à M. Honoré NGBANDA NZAMBO KO ATUMBA et à M. Etienne TSHISEKEDI, qui ont été soupçonnés à tort de manipulation par les services présidentiels. Il est important de rappeler à l’attention des organes de presse et des tiers qu’il existe bien à la Présidence de la République Démocratique du Congo des sources autorisées qui ont qualité de pouvoir confirmer ou infirmer la véracité des faits allégués comme certains organes de presse ont à juste titre pu le faire ».
Il convient toutefois de rappeler que bon nombre de journaux congolais comme UHURU et DIGITALCONGO. NET parus mardi 2 octobre dernier ont reçu la veille, sur leur site, le texte de cette courageuse et nationaliste interview du président Joseph Kabila Kabange.
La question de fond, cependant, est de savoir comment les parrains occidentaux de Kabila, comme les Etats-Unis, la Belgique et la France réagiront face au changement de cap décisif et ouvertement anti-occidental qu'amorce le pouvoir de Kinshasa. Le président Joseph Kabila a dit qu'il assume totalement ses déclarations et qu'il est prêt à poursuivre la lutte héroïque contre l'impérialisme menée jadis par son père, Mzee Laurent-Désiré Kabila !
Hier, c’était Mobutu et Honoré Ngbanda que l’on traitait de centrafricains. Hier, certaines sources avaient trouvé des origines zambiennes à Laurent-Désiré Kabila. Aujourd’hui, Joseph Kabila, qui est qualifié, à tort ou à raison, tantôt de rwandais du fait de ses bonnes relations avec le généraux James Kabarebe et Paul Kagame, tantôt de tanzanien du fait de ses activités de taximan professionnel à Dar-ès-Salam, pourrait bien surprendre les Occidentaux qui pensaient avoir affaire à un taximan-analphabè te et complètement illétré !
Se/Grands Reporters
Crash d’Antonov à Kinshasa : Le Président Joseph Kabila révoque le ministre des Transports
Le président de la République Joseph Kabila a pris, vendredi 5 Octobre, l’ordonnance n° 07/067 du 5 Octobre 2007 portant révocation du ministre de Transports et Voies de communication, Remy Henri Kuseyo Gatanga, à la suite du crash d'un Antonov 26, qui a fait plusieurs morts et de nombreux blessés graves, la veille à Kinshasa.
Selon les termes de l’Ordonnance, le chef de l'Etat reproche au Ministre concerné une négligence coupable dont « l’incapacité de mettre en œuvre les mesures efficaces tendant à assainir l’espace aérien congolais de manière à réduire la fréquence des accidents d’avion » ainsi que « le retard dans la mise en place de l’Autorité de l’Aviation Civile (AAC)» pourtant créée par décret depuis le 30 mars 2003
Une autre ordonnance n° 07/068 signé le même jour, nomme les membres du Comité de direction de l’AAC.
Se/Nono B - Presse présidentielle
Les dessous des cartes du crach de l'Antonov 26 à Kinsahsa
Tout le monde sait que ce sont des véritables cercueils volants qui assurent le transport des frets et des passagers dans les lignes intérieures de la RDC. Il ne se passe plus de mois où l'on ne déplore pas de crach en RDC ( Walungu, Goma, Kongolo, Kamina, Kisangani,.....). Le ministre de transport et voies de communication Mr Kuseyo Gatanga avait tiré la sonnette d'alarme et avait même interdit les vols de ces cercueils volants mais il a dû revenir à sa décision suite aux fortes pressions exercées par le ministre d'état attaché à la présidence de la république Mr Nkulu Mitumba Kilombo .
Sur injonction et instruction de Joseph Kabila et son entourage maffieux, Mr Nkulu a adressé une lettre d'instruction demandant au Ministre de Transport et voies de communication d'assouplir la mesure interdisant aux cercueils volants(Antonov) de voler sur l'espace aérien congolais. Le résultat est là. Plus de 200 morts et des centaines de blessés. Des familles vivant déjà dans la misère noire plongées dans l'abomination. Si la providence était juste, on aurait souhaité que ce cercueil volant puisse "cracher" sur le palais présidentiel ou chez le Premier ministre ou chez un membre du gouvernement ou du parlement. Malheureusement ce sont toujours les innocents qui payent le prix de l'irresponsabilité des politiciens.
Quels sont les dessous des cartes?
Les compagnies aériennes qui font voler les nombreux cercueils au-dessus des congolais appartiennent pour la plupart aux hommes au pouvoir et plus précisément au cercle privé de Joseph Kabila. Ces avions participent au pillage des richesses de la RDC en emportant dans leurs soutes des tonnes de minerais vers des destinations obscures mais visiblement bien connues : Kigali(Rwanda), Mwanza(Tanzanie), Arua(ouganda), Lobito(angola) où des intermédiaires assurent la vente et le dispatching. C'est Joseph Kabila et son entourage immédiat qui ont souffert de la mesure prise par Mr Kuseyo qui tombe aujourd'hui victime de ce crach.
Des Questions ?
1.Pourquoi la présidence de la république s'est-elle empressée de limoger Mr Kuseyo alors qu'il était attendu le lendemain à l'assemblée nationale pour s'expliquer?
2. Cette précipitation n'est-elle pas une preuve que la présidence de la république a obstrué l'expression de la vérité qui devrait éclabousser Joseph kabila et son cercle maffieux?
3. Mr Kuseyo n'est-il pas une victime expiatoire que Joseph kabila vient d'immoler pour chercher à cacher ses méfaits et son incompétence au sommet de l'état?
4. La lettre du 12 septembre 2007 : Mr Nkulu, ministre d'état attaché auprès du président de la république a-t-il la latitude d'écrire des lettres donnant des injonctions aux ministres (court-circuitant le vieux affable Kizenga) sans que celles-ci lui soient dictées par Joseph kabila? Si c'est le cas, c'est une véritable jungle au sommet de l'état.
En tout état de cause, ces antonov qui quadrillent l'espace aérien de la RDC sont plus utilisés pour le pillage des richesses que pour le fret-alibi.
C'est la présidence de la république qui devra porter toute la responsabilité des centaines de morts consécutifs aux crachs d'avions car ce sont les Kabila (Joseph et Jaynet), Kudura, Nkulu, Kahozi, Cishambo, Mugalu..... qui sont les actionnaires dans ces compagnies d'aviation furtives et funestes. Ces sont eux, à travers le transport des minerais et des bois d'œuvre par ces cercueils volants que les richesses du pays sont ostensiblement pillées et comme pour punir les congolais d'on ne sait quel crime; leur laisse tomber ces antonov comme des bombes incendiaires pour les décimer. Les images diffusées à travers tous les média internationaux en disent long. La descente des congolais dans les abysses de la misère et de la désolation continue.
Se/CongoTribune
28 septembre 2007
Kabila humilié par les belges... On a frôlé l'incident diplomatique à Melsbroek
Désintérêt total du gouvernement belge... toute la presse BELGE en parle !
Apres la lecture suivez en image cette deception decrite par une chaine de télévision Belge en suivant le lien ci apres: http://www.dailymotion.com/relevance/search/+kabila/video/x31xjm_larrivee-du-president-kabila-a-brux_news
Le président Kabila a été accueilli par une vingtaine des ressortissants congolais.
Le Président congolais a reçu un accueil plutôt timide, Aucun officiel de haut rang seule Sabine Laruelle était présente sur le tarmac de l'aéroport de Melsbroek, appeller a la hâte, elle s’est maquillée a l’aéroport pour vous dire, tapis rouge vite fait comme ça, juste au moment où le président congolais débarque de l’avion. Quelques minutes après elle a été rejointe par le ministre de la Défense, André Flahaut.
Le président congolais Joseph Kabila est arrivé dimanche matin pour une brève visite de travail en Belgique. L’avion de M. Kabila, un Boeing 727, s’est posé vers 09h00 à l’aéroport militaire de Melsbroek. Le président a été accueilli à sa descente d’avion par la ministre de la Coopération au développement, Sabine Laruelle, et le chef du protocole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué ce ministère. M. Kabila devrait rencontrer dans l’après-midi une série de responsables politiques belges, dont la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena et la ministre des Relations internationales de la Communauté française et de la Région wallonne, Marie-Dominique Simonet, dans un endroit tenu secret par crainte de manifestations d’opposants. Lundi, le président congolais rencontrera le Premier ministre Guy Verhofstadt, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Coopération au développement, Karel De Gucht, André Flahaut et Sabine Laruelle. Il sera ensuite reçu en audience au palais de Laeken par le roi Albert II.
LES APPARENCES SAUVES
Après cette première journée de séjour en Belgique, une simple « visite de travail » soulignent les Affaires étrangères, on ne peut qu'être frappé par la modestie du protocole déployé, alors que le dernier séjour en Belgique du président Kabila date de 2004, et qu'à cette époque, il n'était pas président élu, mais seulement à la tête de la transition négociée à Sun City.
En plus du chef du protocole, c'est Sabine Laruelle et le ministre André Flahaut qui attendirent M. Kabila à l'aéroport. Et durant la journée, alors que l'intéressé aurait voulu rencontrer un large panel de responsables politiques, seuls des francophones entreprirent de traverser Bruxelles livrée aux cyclistes pour gagner le Brabant wallon.
Incidents meurtriers à la frontière congolo-ougandaise
17 jours après la rencontre d'Arusha - l'Accord de Ngurdoto violé.
8 morts du côté congolais, 2 Ougandais. Tel est le triste bilan des incidents meurtriers survenus le 25 septembre sur le Lac Albert entre les armées congolaise et ougandaise.
Dire que la République démocratique du Congo et l'Ouganda venaient de signer le 8 septembre 2007 l'Accord de Ngurdoto/Arusha, en Tanzanie. Accord visant à améliorer les relations entre les deux pays. 17 jours après, ces incidents du 25 septembre violent déjà cet accord. Pourquoi ?
Deux incidents graves et meurtriers se sont produits le 25 septembre sur le Lac Albert. 6 civils congolais ont été tués, dans un premier temps, par des soldats ougandais. Quelques heures plus tard, un autre affrontement a eu lieu, occasionnant la mort de deux soldats congolais et ougandais.
Bien que l'on parle de deux incidents distincts, l'on constate dans un premier temps que ces cas malheureux sont survenus 17 jours après la signature de l'Accord de Ngurdoto/Arusha, entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda. Accord intervenu au terme du sommet des chefs d'Etat des deux pays, Joseph Kabila Kabange et Yoweri Kaguta Museveni, respectivement présidents de la République démocratique du Congo et de l'Ouganda. Sommet qui a été honoré de la présence et de la participation active du chef de l'Etat tanzanien, Jakaya Mushiro Kikwete.
Aussi, la gravité des faits suscite de nombreuses interrogations. Comme si à Arusha, cet accord n'était qu'un marché des dupes.
Des inquiétudes sérieuses
L'on se rappellera qu'au lendemain de la signature de cet accord, de nombreux observateurs s'étaient interrogés sur le caractère sincère et franc de cette démarche. En fait, bien avant Arusha, il y avait déjà l'Accord de Luanda et celui de la Tripartite Plus 1. Mais jamais les engagements pris n'avaient été respectés, surtout de la part de l'Ouganda. Ceci avait poussé la presse à poser la question au président Kabila s'il faisait confiance à son homologue ougandais. « Nous le jugerons aux actes », avait répondu le chef de l'Etat. Les derniers incidents du Lac Albert pourraient donner raison aux sceptiques ; surtout que l'on retrouve les mêmes acteurs des incidents du mois de juin qui avaient fait monter la tension d'un cran entre la RDC et l'Ouganda. C'est-à-dire, les travailleurs de la société pétrolière Heritage Oil Corp, les militaires congolais et ougandais.
D'où cette hypothèse liée à l'exploitation commune du pétrole du Lac Albert. En effet, ces incidents pourraient être provoqués par l'Ouganda dans le but de retarder la mise en place de la commission mixte pour l'exploitation commune du pétrole de la « Zone d'intérêts communs » prévue dans l'Accord de Ngurdoto. En principe, c'est le 8 octobre que cette commission devrait se réunir. Celle-ci a pour objectif de s'appesantir sur l'exploitation et l'exploration communes des champs d'hydrocarbures transfrontaliers et de la révision de l'Accord de coopération pour l'exploration des hydrocarbures et l'exploitation des gisements communs, suivant l'accord signé le 23 juin 1990. Avec ces incidents, l'on craint fort qu'ils occasionnent un retard dans l'application des dispositions contenues dans cet accord.
Dès lors que l'Ouganda a déjà commencé à exploiter ce pétrole grâce à l'existence des sociétés Heritage oil Corp et Tullow oil, il mettra certainement à profit ce retard voulu pour exploiter seul le pétrole. Et ce en attendant la mise en place de la Commission mixte.
La deuxième hypothèse consisterait à tester la capacité de réaction de la République démocratique du Congo. A dire vrai, si cette réaction attendue n'est pas efficace, dissuasive et prompte, ce genre d'incidents pourraient se multiplier et avec comme objectif de retarder l'exploitation commune du pétrole du Lac Albert.
Aux deux présidents de réagir
Ceci dit, les regards sont tournés vers les deux présidents de la République. Certes, la RDC, par le biais du ministère des Affaires étrangères et à la Coopération internationale vient d'être adressée une note de protestation aux autorités de l'Ouganda. Kinshasa attend donc des explications de Kampala.
Mais de nombreux observateurs attendent plutôt, de leur côté, la réaction des deux présidents de la République pour sauver l'Accord de Ngurdoto qui annonçait déjà des lendemains sereins entre les deux pays. C'est ainsi que le redéploiement des forces ougandaises observé au lendemain de la signature de cet accord, était salué comme un geste d'apaisement et de bonne volonté politique. Malheureusement, quelques jours plus tard, les mêmes forces ougandaises réoccupaient les positions qu'elles avaient abandonnées jusqu' à ce qu'interviennent ces incidents du 25 septembre. Acte prémédité ? Duplicité ? Interrogations pertinentes.
En attendant, quoi que l'on dise, l'Accord de Ngurdoto vient d'être violé. Et si l'on n'y prend garde, il risque de voler bientôt en éclats. Ainsi, la légende selon laquelle le pétrole est souvent source de malheurs risque de se concrétiser.
Se/Le potentiel
21 septembre 2007
Kigali - Kinshasa, dialogue des sourds
A peine avait-elle clos ses travaux à Kampala, le 17 septembre 2007, que la réunion des ministres des Affaires étrangères du Burundi, de la RDC, du Rwanda et de l'Ouganda suscite des commentaires fustigeant le peu d'engagement de ces pays à éradiquer la menace des «Forces négatives» qui sévissent dans la région frontalière. Mis à l'épreuve, les gouvernements démentiront-ils, par les actes, ce pessimisme ? Les prochains mois édifieront l'opinion.
A l'issue de leur réunion, tenue du 15 au 17 septembre 2007 à Kampala, en Ouganda, dans le cadre de la Commission conjointe de la Tripartite Plus, les ministres des Affaires étrangères du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda ont pris un certain nombre d'engagements. Ci-après, en encadré, le texte du «Communiqué final» sanctionnant cette rencontre régionale consacrée à la sécurisation des Etat, à la paix et au développement.
De l'avis des observateurs, divers engagements demeureront encore longtemps un voeu pieux tant que la volonté des gouvernements n'accompagnera pas le souci des uns et des autres d'éradiquer les Forces négatives, qui menacent pourtant le Burundi, la RDC, le Rwanda et l'Ouganda.
Les accusations réciproques de Kinshasa contre Kigali, et vice versa, ne font pas évoluer la situation. Kinshasa, en effet, a mis en avant l'insécurité créée dans le Nord-Kivu par les éléments armés du dissident tutsi Nkunda, ainsi que les répercussions qui en ont résulté sur les populations locales. Sur ce registre, Kinshasa affirme, de tous temps, que le dissident bénéficie du soutien actif de Kigali.
Servi, d'ailleurs, par l'aveu des Nations unies sur le sujet, le gouvernement de la République démocratique du Congo a rappelé la présence massive des soldats rwandais dans les rangs des hommes de Nkunda. Avant de déplorer le rôle déstabilisateur de ce Tutsi. D'où sa fixation à voir Nkunda, principale Force négative du moment à se jouer des intérêts congolais, subir le sort des renégats.
Dans cette croisade, la RDC ne laisse aucune porte ouverte au «dialogue» avec le dissident. Le «dialogue», souvenons-nous en, est depuis recommandé par les partenaires de la République, dont le Conseil de sécurité des Nations unies. Une perspective rejetée par la partie congolaise.
Sur l'autre bord, Kigali campe sur sa position maintes fois exprimée dans diverses tribunes. Kinshasa, répète le Rwanda, doit accepter sa collaboration pour traquer les rebelles hutu rwandais des FDLR, installés dans le Kivu depuis 1994. C'est-à-dire au lendemain de l'historique génocide contre les Tutsi et les Hutu modérés.
Face à ce qui apparaît comme une incompréhension entre les Etats, le président du Rwanda déclare qu'il «fera tout ce qui est en son pouvoir» pour affronter la menace que les FDLR continuent à représenter pour son pays depuis leurs bases du Kivu, en RDC.
Les observateurs notent qu'il n'est pas exagéré de qualifier les échanges entre la RDC et le Rwanda de dialogue des sourds. Conséquence immédiate : Kinshasa et Kigali ne se rassurent pas mutuellement. Malgré la présence du parrain américain.
La réunion des ministres des Affaires étrangères des quatre pays en Ouganda a été encadrée par un représentant des Etats-Unis d'Amérique, facilitateur officiel du processus de la Tripartite Plus. William Swing, responsable de la Monuc, y avait également pris part.
Communiqué final
Commission Conjointe de la Tripartite Plus
Kampala, Ouganda
17 septembre 2007
Les ministres du Burundi, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda, se sont réunis dans le cadre de la Commission Conjointe de la Tripartite Plus, à Kampala, en Ouganda, du 15 au 17 septembre 2007. Le Gouvernement des Etats-Unis était présent en tant que facilitateur du processus de la Tripartite Plus.
Les ministres ont réaffirmé l'objectif principal de la Commission de la Tripartite Plus, qui est d'éradiquer la menace des Forces négatives sur la paix et la sécurité régionale, et se sont accordés à redoubler d'efforts pour atteindre cet objectif. Les ministres ont également convenu de l'importance d'accélérer l'intégration des forces armées congolaises (brassage) afin qu'elles puissent agir contre les forces négatives et assurer ainsi la sécurité à la population locale. Les délégations membres appellent la Mission de l'Organisation des Nations unies de la République Démocratique du Congo (Monuc) à intensifier ses efforts en collaboration avec les Forces affilées de la République démocratique du Congo (FARDC), afin d'éliminer les forces négatives, à travers la pleine application de son mandat.
Toutes les délégations ont exprimé leurs préoccupations au sujet de la dégradation des conditions de sécurité dans l'Est du Congo, et quant aux actes de déstabilisation de l'ancien Général Laurent Nkunda et des ex-FAR/Interahamwe. Toutes les délégations se sont engagées à soutenir la RDC dans ses efforts de mettre un terme à la violence et de réduire la menace à la sécurité régionale, engendrée par ces forces négatives ainsi que toute autre, dans l'est du Congo.
Les ministres se sont félicités du nombre croissant d'échanges bilatéraux de haut niveau, entre les pays membres de la Tripartite Plus. Parmi ces échanges figurent notamment le sommet des 7 et 8 septembre entre le président de la RDC, M. Joseph Kabila et le président de l'Ouganda, M. Yoweri Museveni, la visite les 3 et 4 septembre du ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, le Dr. Charles Murigande, à Kinshasa, à son homologue le ministre d'Etat aux Affaires étrangères de la RDC, M. Antipas Mbusa Nyamwisi, ainsi que des rencontres dans de nombreux rassemblements régionaux, dont la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (ICGLR), la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), et la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL).
Au terme de cette réunion les engagements suivants ont été pris:
1. Les ministres ont endossé les résultats de la réunion des 27 et 28 août des chefs des Etats-majors généraux des Armées, et notamment le projet d'une réunion avec les chefs des Opérations et les chefs des Renseignements à Kisangani, le 20 septembre. Cette réunion a pour objectif d'établir une Cellule Conjointe de Planification et de préparer une réunion ultérieure des chefs des Etats-majors Généraux des Armées.
2. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo s'est engagé à organiser une réunion au niveau politique de la Commission conjointe de vérification du Congo et du Rwanda, à la Réunion du Goma du 21 septembre 2007, en vue d'apaiser les tensions dans le Kivu.
3. Les ministres ont convenu que des conseillers juridiques des pays membres de la Tripartite Plus, se réuniront à Bukavu du 29 au 31 octobre, dans le but d'achever la révision des mesures juridiques à l'encontre de ceux qui menacent la paix et la sécurité dans la région.
4. Les Gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda, d'une part et ceux du Congo et de l'Ouganda, d'autre part, se sont engagés à négocier des accords tripartites avec le Haut Commissariat des Nations unies aux Réfugiés (UNHCR), dans un délai de deux mois, afin de préparer le retour de réfugiés.
5. Les ministres ont convenu de communiquer au Secrétaire général des Nations unies leurs observations et leurs recommandations relatives au rôle de la Monuc quant à la menace des Forcés Négatives.
6. Les ministres ont convenu de poursuivre la normalisation totale des relations diplomatiques, en élevant les représentations au niveau des ambassades, d'ici le 30 septembre 2008.
Les ministres ont accepté le Secrétariat exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs en tant qu'observateur à la Commission conjointe de 1a Tripartite Plus.
La prochaine réunion de la Commission Conjointe de la Tripartite Plus est prévue en février 2008 au Burundi.
Les délégations en visite ont exprimé leurs sincères remerciements au gouvernement et au peuple Ougandais pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qu'elles ont reçue tout au long de leur séjour à Kampala.
Se/Le Potentiel
19 septembre 2007
Les pays des Grands Lacs se penchent sur l'insécurité dans l'est de la RD Congo
Les ministres des Affaires étrangères du Rwanda, d'Ouganda, du Burundi et de République démocratique du Congo (RDC) étaient réunis dimanche à Kampala pour discuter de la sécurité dans la région des Grands Lacs, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette réunion d'un jour, à laquelle participe également le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), William Swing, doit étudier "des stratégies visant à mettre fin aux menaces des forces négatives sur la sécurité régionale", selon un communiqué.
Du 27 août au 6 septembre, de violents combats ont opposé des soldats des Forces armées de RDC (FARDC) aux dissidents ralliés à l'ancien officier tutsi congolais Laurent Nkunda dans les territoires de Masisi et Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
"Nous demeurons préoccupés par le fait que la poursuite des combats dans l'est de la RDC et le retard dans le réglement (de la question) des forces négatives a empêché le gouvernement (congolais) de faire son travail", a déclaré à la presse William Swing.
"Nous souhaiterions régler la question des groupes armés en RDC une bonne fois pour toutes, de sorte que les groupes étrangers présents en RDC puissent rentrer chez eux et que les milices locales soient désarmées et intégrées aux forces" de RDC, a-t-il ajouté.
Aucune déclaration ne sera faite dimanche à l'issue des travaux mais un communiqué final pourrait être diffusé lundi, a-t-on appris auprès des organisateurs de la réunion.
Jeudi, le président de RDC, Joseph Kabila, a déclaré qu'il entendait rétablir l'autorité de l'Etat "par tous les moyens" au Nord-Kivu, une semaine après l'obtention par l'ONU d'un fragile cessez-le-feu dans la région.
Le 28 août, les chefs des armées des quatre pays avait réaffirmé "leur engagement à chercher la paix en neutralisant" les rebelles qui opèrent dans cette région troublée, au terme d'une réunion de deux jours à Kigali.
La région africaine des Grands Lacs a sombré dans la violence et l'horreur au début des années 1990, avec le déclenchement en 1993 de la guerre civile au Burundi - dont le pays tente aujourd'hui de sortir - puis du génocide de 1994 au Rwanda, suivi de rébellions et d'une guerre régionale en RDC (1998-2003), qui a impliqué entre autres l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
Divers groupes armés (milices, mouvements rebelles ou bandes armées) sévissent toujours dans la région, essentiellement dans les deux provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu, frontalières de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi.
Se/AFP
