Avenir et Démocratie en Rép. Dém. Du Congo

Désir d'une société qui donne à chacun les moyens d'être libre, de gagner sa vie par son travail, de se faire sa place dans la société, de réaliser ses aspirations...

08 novembre 2007

Êtes-vous capable de Réconstruire seul sans vouloir embarquer tout le monde avec vous ?

L'Etat est nécessaire pour assurer la sécurité de la société, instaurer la justice à la place de la vengeance individuelle, édicter des lois et les faire respecter par des citoyens égaux en droits et en devoirs....

bemba_saluant_la_fouleLa bipolarisation du jeu politique  PPRD de Kabila face au MLC de Bemba est considérée comme une condition, voire une caractéristique de la démocratie moderne en RDC.
Une année après des élections ce vent de renouveau, le processus de démocratisation poursuit son chemin, assez péniblement souvent. L'opposition congolaise reste une équation non résolue par la classe politique dans son ensemble. Pour le régime de Joseph Kabila en place, elle est au mieux un élément du décor, sinon un ennemi à abattre comme le cas du leader de l'opposition Jean-Pierre Bemba . Dans tous les cas, les partis d'opposition sont à détruire, la différence ne résidant que dans le procédé. Les plus primitifs des tenants du pouvoir à Kinshasa ont systématiquement recours aux méthodes fortes et brutales. Avec eux, les leaders de l'opposition ont vite fait de devenir de fidèles abonnés des prisons tel que le pasteur Kutino Fernando , Me Nlandu Thérèse et autres lieux de privation de liberté comme la terrible police de Kin-Mazière qui torture les congolais pour la simple raison qu'ils sont du même éthenie Ngbaka que Jean-Pierre Bemba.

Le moindre avis que les leaders de l'opposition émettent sur la gestion des affaires publiques tombe sous le délit moyenâgeux d'offense au chef de l'Etat . S'en suit, assez logiquement, la déchéance des droits politiques. Pris sous un tel éteignoir beaucoup d'opposants congolais se résignent à emprunter la voie de l'exil. Les plus téméraires refusent cette forme d'abdication, optant délibérément de courir le risque de finir leur jour dans les geôles de Joseph Kabila. Heureusement, cette manière de venir à bout des opposants politiques est en train de perdre du terrain. Les pressions multiples de la société civile et des bailleurs de fonds y sont certainement pour quelque chose. Contraints de se montrer sous l'image de démocrates, Joseph Kabila tolère pour l'instant quelques opposants surtout sans envergure .

Aux oubliettes les convictions, finis les discours dénonciateurs que l'on proférait à longueur de journée. Le pouvoir, que l'on trouvait si mauvais il y a seulement quelques temps, devient soudainement si bon. Pas étonnant que ces nouveaux convertis comme les Olivier Kamitatu, Antoine Nghonda, Omer Mende Omalanga, Kudura Kasongo l'ancien ministre de Mobutu poussent le ridicule à son summum en se montrant parfois plus royalistes que le roi. Les grands efforts qu'ils consentent pour justifier leur comportement ne sont que l'expression du malaise profond dans lequel ils se trouvent. Mais bien plus grave, est le reflet du degré de conscience que l'opposition congolaise ont de leur utilité dans le bon fonctionnement des processus démocratiques.

Il y a du tout dans l'arène politique de la RDC: des hommes de vertus comme le président de l'assemblée nationale Vital Kamerhe, Francois Mwamba le secrétaire général du MLC, mais et surtout des hommes de moralité douteuse dans l'entourage de Kabila qui lui font commettre des erreurs comme aller massacrer la population du Bas-Congo parce que les fidèles d'une secte mystérieuse Bundu Dia Kongo ont voulu manifester contre la corruption lors des élections des gouverneurs.

Après avoir annoncé la prolongation de son exil au Portugal pour des raisons de sécurité, Jean-Pierre Bemba, le chef de file de l'opposition congolaise, voudrait revenir son pays  la République Démocratique du Congo. "Bemba a informé le Sénat de son intention de revenir , dans la mesure où les questions touchant à sa sécurité seront réglées", avait alors déclaré Fidel Babala, l'un des collaborateurs du chef de l'opposition. Elu sénateur après avoir perdu la présidentielle l'an dernier face au président sortant Joseph Kabila, Bemba a été autorisé en avril par le Sénat à rester absent pendant 60 jours afin de se faire soigner à l'étranger, à la suite des violents affrontements survenus entre sa garde personnelle et l'armée de Kabila  appuyée par les militaires angolais dans la capitale, Kinshasa.

Jean-Pierre Bemba qui séjourne depuis une semaine à Bruxelles,où il a eu des contacts avec plusieurs personnalités belges.

Se/texte non integral:Congo inter

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31 octobre 2007

Kinshasa: Taxis et Bus au couleur du drapeau national

bus_au_couleur_du_drapeauSur décision de l'hotel de ville ,taxis et bus portent desormais les couleurs du drapeau national et sont tous dotés d'un numero d'identification. Une décision acceuillie par tous le monde compte tenu de certains enlevement ou kidnapping operé auparavant par certaines voitures non identifiées. Il n'est plus diffficile dedistinguer les vehicules privés et ceux du  transport en commun.

Nous suggerons que l'hotel ville puisse renforcer cette messure par une autre serie des décisions pour mieux réglementer ce secteur qui laisse aux conducteurs beucoup plus de manoeuvres que les clients qui sont sensés etre rois.

Ci-dessous quelques recommandations:

1) Tous conduicteurs de taxis doit etre inscrits au repertoirs des taximen et chauffeurs proffessionels auprés de l'hotel de ville. celui-ci remettra une carte d'une validité de 2 ans, renouvelable. Et en cas d'abus,elle peut etre retirée avant l'expiration.

2)Le conducteur de taxi doit avoir une tenue propre et décente. Il lui est interdit de fumer en charge. L'interdiction de fumer doit figurer dans le véhicule.

3)Toute impolitesse, toute grossièreté ou toute attitude dénotant un état alcoolique, est considéré comme une faute professionnelle susceptible d'entraîner une sanction disciplinaire.

4)Sauf indication contraire du client, le conducteur doit emprunter la voie la plus directe pour se rendre à la destination qui lui est indiquée.

5)Les conducteurs doivent répondre aux garanties de moralité et de compétence professionnelle.

6)En cas de contestation entre le conducteur et les voyageurs, le conducteur ne peut refuser de conduire ceux-ci au bureau de police le plus proche où leur plainte sera examinée.

A Suivre...

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De fortes pluies attendues en novembre á kinshasa

De fortes pluies sont attendues en novembre à Kinshasa, la capitale de la RD Congo, a annoncé mardi l'Agence nationale de météorologie et de télédétection par satellite (METELSAT), invitant la population et le gouvernement à prendre des dispositions pour parer à toute éventualité.

La semaine dernière, une pluie torrentielle s'était abattue sur Kinshasa, la capitale de la RD Congo, la plus grande jamais enregistrée dans cette ville depuis 1961, selon METELSAT.

Cette pluie, survenue dans la nuit de jeudi à vendredi, a fait une trentaine de morts et disparus, ainsi que d'importants dégâts matériels.

Se/Panapress

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29 octobre 2007

Amnesty International exhume la guerre de Kinshasa et charge la garde républicaine

Amnesty International, une organisation de défense des droits humains basée à Londres en Grande Bretagne, a publié hier un rapport sur la RDC.

Ce document a été rendu public par Erwin van der Borght, responsable du programme Afrique de cette Ong. Il recommande au gouvernement congolais d'enquêter sur les graves accusations d'actes de tortures et de tueries portées contre les soldats de la Garde République (GR) et les éléments de la Direction de renseignements généraux et des services spéciaux de la police nationale congolaise (DRGS).

Amnesty international charge ces deux services pour des attaques menées contre des militants de l'opposition politique. Le responsable Afrique de cette organisation pense qu'un grand nombre de personnes a été pris pour cible en mars dernier pour la simple raison qu'elles étaient originaires de la province de l'Equateur, à laquelle appartient Jean-Pierre Bemba Gombo, candidat malheureux à l'élection présidentielle, qui s'est retranché depuis le 11 avril dernier à Faro au Portugal, officiellement pour des soins médicaux.

« Certaines personnes sont encore en prison sans procès depuis plusieurs mois », a fait observer le responsable d'Amnesty.

La Torture au rendez-vous

Cette organisation fait également mention des cas de torture et de mauvais traitements dans les lieux de détention, sans oublier les intimidations qui ont créé un climat de terreur dans la capitale. Revenant sur la guerre de Kinshasa du 22 au 24 mars 2007, Amnesty International a accusé la Garde républicaine d'avoir commis de graves violations des droits de l'homme lors des hostilités dont le bilan est estimé à 600 morts. Des membres de la garde rapprochée de Bemba sont également mis en cause.

Amnesty International pense que seule la création d'une armée, d'une police et des services de renseignements représentatifs de toutes les composantes de la société congolaise, peut résoudre tous les problèmes décriés précédemment.

« Il faut mettre fin à la culture institutionnelle permissive au regard des violations des droits de l'homme due à une désorganisation des systèmes judiciaire et policier », préconise l'organisation, tout en fustigeant le fait que les forces de sécurité servent encore des intérêts politiques et ne bénéficient pas de la confiance des congolais.

Cette Ong a tout de même salué l'institution des comités provinciaux qui ont pour mission d'établir la véracité ou non des accusations de violations des droits de l'homme à l'endroit des services de sécurité.

Signalons que ce rapport intervient 48 heures seulement après que Human Rights Watch (HRW) eut tiré la sonnette d'alarme sur les crimes épouvantables perpétrés contre des civils au Nord Kivu. HRW soutient une solution politique à la crise qui sévit à l'Est de la RDC.

On est en droit de se demander si tous les auteurs des crimes que les organisations internationales ne cessent de dénoncer passeront un jour devant les juridictions nationale ou supranationale pour répondre de leurs actes, et indemniser les victimes de ces atrocités.

Signalons tout de même que sur le plan national, un avant-projet de loi sur la pénalisation de la torture a été déposé sur la table du Premier ministre par le Ministre des droits humains depuis quelques mois et on s'interroge sur la date de sa discussion en conseil des ministres, avant sa transmission à la chambre basse du Parlement. Plusieurs activistes des droits de l'homme sont d'avis que si cette loi est adoptée et promulguée, les auteurs de plusieurs actes de tortures qui se croient au dessus de la loi ne vivront plus en paix, car ils auront maille à partir avec la justice partout où ils se retrancheront.

De/Lephare

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28 octobre 2007

Horreur sous la pluie à Kinshasa hier

32 morts, des centaines de sans abris et d’importants dégâts matériels !

Selon un bilan provisoire établi par l’Hôtel de Ville, la pluie diluvienne qui s’est abattue sur la ville de Kinshasa, jeudi et vendredi, a fait de nombreuses victimes. Au moins 32 morts, au moins 1 disparu, deux ou trois centaines de sans abris et d’importants dégâts matériels difficiles à évaluer.

L’autorité urbaine explique cette catastrophe par le fait que les populations construisent sans respect de normes de l’urbanisme et habitat. Et que si ceux qui avaient été évacués par le passé vers Mpasa y étaient restés, le bilan n’aurait pas été aussi lourd. Les secours s’organisent pour apporter assistance aux victimes.

L’ambiance était lourde à Kinshasa hier vendredi à la suite d’une longue et interminable pluie qui s’est abattue sur la ville. Sans fausse modestie, l’environnement est devenu hostile à la vie.

Toutes les rivières qui traversent Kinshasa ont quitté leurs lits.

Kalamu, N’Djili, Lukunga, Mayi ya mabanga et autres ont déversé chacune plus de 500 m³ d’eau dans les rues boueuses.

Des parcelles et maisons d’habitation détruites et emportées par les eaux, des murs écroulés, des conteneurs déplacés à une vitesse vertigineuse. Des magasins, des écoles étaient encore sous les eaux quand l’équipe de reportage de La Prospérité a fait le tour de la ville. Les nids de poule qu’on rencontre par milliers sur les routes ont été remplis des eaux. Ce qui a eu pour conséquence immédiate de rendre davantage difficile la circulation des personnes et de leurs biens.

Les taxis et taxis bus, qui osaient s’aventurer dans les artères de la ville, étaient à compter.

Les propriétaires de véhicules évitent de pannes.

La pluie a également fait de nombreuses pertes en vies humaines.

Le décompte macabre provisoire fait état de 32 morts, au moins 1 disparu, plusieurs centaines de sans abris. Les dégâts matériels, plus importants, sont difficiles à chiffrer.

Une commission instituée pour gérer les conséquences.

Les autorités urbaines, qui ont tenu des réunions de crise, ont annoncé la mise sur pieds d’une commission chargée d’identifier, dénombrer et quantifier les domaines d’intervention. Qui est responsable ? Pour l’Hôtel de Ville, c’est la population qui construit partout sans tenir compte des normes urbanistiques en vigueur. La solution serait de délocaliser les gens des zones à risques. L’opération, a-t-on entendu les officiels dire, avait été tentée par le passé.

Les habitants des quartiers défavorisés et exposés à des inondations avaient été évacués vers Mpasa. Malheureusement, ils sont revenus occuper leurs anciens domaines. Il n’est pas question de laisser mourir les gens. Des grandes mesures, selon le Conseiller Cheik Zola, sont attendues avec le retour du Gouverneur André Kimbuta dans la capitale. Ce dernier serait en déplacement.

Parmi les causes des inondations, il y a l’absence de curage des caniveaux. L’eau de pluie n’est pas canalisée dans la plupart des quartiers de la ville. C’est donc pour dire que les autorités ont du travail à faire. Surtout que la météo n’est pas bonne. Les mois de novembre et décembre sont réputés très pluvieux. Si rien n’est fait pour parer au plus pressé, on aura encore à déplorer des dégâts beaucoup plus graves que ceux d’hier.

Se/La Prospérité

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24 octobre 2007

La Chine: prédateur ou partenaire de l'Afrique ?

Les déclarations de Monsieur Jiao Jian, vice-président de la Chine Development Bank (CDB) le 10 Octobre dernier, apres son entretien  loins des caméras , avec Pierre Lumbi, ministre d'Etat en charge des travaux publics et infrastructures se resument en ces termes : « Le Congo a retrouvé sa stabilité et il n'y a pas de raison que la CDB reste insensible aux besoins fort pressants des Congolais de voir leur pays se reconstruire » a, en outre, fait savoir Jiao qui s'est dit déterminé à voir son entreprise contribuer à l'édification de la RD Congo>>.

Souvenez vous que  la présence de CDB intervient après Xym Bank, une banque à capitaux chinois disposée à financer la construction et la réhabilitation des infrastructures en RD Congo à hauteur de 6,5 milliards de dollars américains contre l'exploitation du cuivre et du cobalt congolais.

La chine: Prédateur ou partenaire,lisons cet analyse et faisons-nous un point de vue.

L'implantation chinoise suscite des sentiments contradictoires en Afrique, partagée entre la satisfaction de voir un nouvel acteur de l'aide au développement et la peur d'être à nouveau exploitée.

"Certains voient la Chine comme un prédateur, d'autres comme un partenaire", estime Prince Mashele, chercheur à l'Institut des Etudes de Sécurité (ISSA) de Pretoria.

Le commerce entre la Chine et l'Afrique a été multiplié par dix entre 1999 et 2006, Pékin cherchant de nouvelles sources d'approvisionnement en pétrole et autres ressources naturelles pour alimenter sa croissance économique.

Parallèlement, la Chine a offert plusieurs prêts à taux intéressant, annulé une partie de la dette de pays africains et investi dans plusieurs projets de développement.

Après des années de domination occidentale, Pékin a "changé le jeu du développement", a lancé récemment Chris Alden, responsable d'un nouveau programme de recherches sur la Chine, au sein de l'Institut sud-africain des Affaires internationales (SAIIA).

Ainsi, Pékin ne conditionne pas son aide ou ses investissements à des règles de transparence ou de bonne démocratie, comme en atteste son soutien au régime soudanais où elle se fournit en pétrole malgré le drame du Darfour. "Nous pensons que nous n'avons pas le droit de leur dire comment gouverner leur pays ou diriger leurs affaires", a confirmé un diplomate chinois sous couvert d'anonymat. "Nous préférons le dialogue sur les problèmes graves, les questions d'environnement, de bonne gouvernance, de commerce".

En revanche, la Chine semble imposer ses compagnies, remarquent des critiques, en citant l'exemple d'entreprises de construction chinoises qui ont gagné des contrats financés par des prêts chinois, comme dans le juteux marché de la reconstruction en Angola. De plus, la balance commerciale reste très largement en faveur de la Chine, si bien que beaucoup se plaignent du dumping des produits chinois.

Les entreprises chinoises ont également été accueillies avec défiance au Nigeria, en Zambie et au Mozambique, où il y a eu plusieurs plaintes sur le niveau des salaires et les conditions de travail dans les usines chinoises, selon M. Mashele.

Les hésitations chinoises à nommer des équipes de direction africaines dans leurs entreprises, alors qu'elles embauchent largement de la main-d'oeuvre non qualifiée à bas prix, ont suscité d'autres critiques, rappelle Garth le Pere, chercheur à l'Institut pour le Dialogue Global (IGD (Milan: IGD.MI - actualité) ) de Pretoria. "Les peurs d'objectifs secrets et d'une volonté hégémonique de la Chine sont exagérées", a commenté l'ambassadeur de Singapour en Afrique du Sud, H'aja Rubin. "Rien ne soutient l'insinuation que la Chine est sur le chemin de l'exploitation à tout prix".

Le président Hu Jintao et le Premier ministre Wen Jiabao se sont tous les deux rendus en Afrique au cours des 18 derniers mois, pour lever les craintes sur les motivations chinoises et ont annoncé de nouveaux accords. En début d'année, M. Hu a toutefois dû annuler une visite dans une mine de cuivre zambienne gérée par une entreprise chinoise, où 50 ouvriers sont morts dans une explosion en 2005, par crainte de manifestations.

Mais pour Garth le Pere, la responsabilité incombe aux dirigeants africains qui n'ont pris aucune mesure pour contrer les effets négatifs de la présence chinoise.

"La Chine poursuit simplement ses intérêts nationaux", relève-t-il, elle "ne peut être critiquée ou tenue responsable de l'absence de mécanismes de régulation en Afrique."

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23 octobre 2007

Fermeture de 38 chaînes de télévision et de radio à Kinshasa

Un total de 22 chaînes de télévision et 16 stations de radio privées sont interdites de diffusion à Kinshasa, aux termes d’un arrêté du ministre de l’Information, de la Presse et de la Communication, Toussaint Tshilombo Send, remis mardi à la PANA.

Selon le ministre, cette mesure est motivée par le non respect des conditions légales de diffusion des entreprises privées du secteur audiovisuel et l’expiration du délai accordé à ces entreprises pour se conformer aux dispositions de la loi du 22 juin 1996 fixant les modalités de l’exercice de la presse.

L’opinion à Kinshasa a salué la mesure, estimant que les chaînes de télévision et de radio privées de Kinshasa contribuent beaucoup plus à la dépravation des mœurs qu’à l’éducation de la jeunesse et ne respectent nullement leurs cahiers de charges.

Se/Panapress

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21 octobre 2007

Intensification des recrutements forcés d'enfants et de la violence sexuelle dans le Nord Kivu

La Représentante spéciale du Secrétaire général pour les enfants et les conflits armés Radhika Coomaraswamy, a exprimé aujourd'hui sa profonde inquiétude au sujet de l'escalade des recrutements forcés d'enfants et des violences sexuelles commis par les forces armées de Laurent Nkunda, du Front démocratique de libération du Rwanda (FDLR) et des milices alliées dans la province du Nord Kivu, en République démocratique du Congo.

« On estime à plusieurs centaines le nombre d'enfants dans les rangs des forces de Nkunda et plusieurs milliers risquent de s'y retrouver à tout moment », a-t-elle prévenu dans un communiqué publié aujourd'hui.

Au cours des dernières semaines, de nombreux enfants ont fui leurs villages pour échapper aux tentatives de recrutement effectuées dans des écoles du Masisi, a-t-elle ajouté.

La Représentante spéciale exhorte par ailleurs les groupes armés à prendre toutes les mesures nécessaires, en vertu de leurs engagements préalables, pour qu'aucun recrutement d'enfants ne se produise et que tous les enfants recrutés soient démobilisés, rappelant que le recours aux enfants par les groupes armés et les violences sexuelles en temps de guerre contreviennent au droit international et constituent des crimes de guerre.

Le Représentante spéciale invite également le gouvernement de la RDC, en coopération avec la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC), d'intervenir, en cas de besoin, pour mettre fin à l'impunité dont bénéficient les auteurs de violations graves des droits de l'enfant.

Elle appelle en outre la communauté internationale à aider les autorités congolaises à renforcer leur système judiciaire, notamment dans les cas de violence sexuelle, et à apporter son plein soutien aux efforts de réinsertion des enfants démobilisés dans leurs communautés respectives.

La Représentante spéciale a présenté mercredi une conférence de presse à New York, en présence d'Ishmael Beah, ancien enfant soldat et auteur d'un livre intitulé « A Long Way Gone - Memoirs of a Boy Soldier » (www.alongwaygone.com), dans lequel il raconte son expérience d'enfant soldat enrôlé par l'armée sierra-léonaise à l'âge de 13 ans (il en a 26 aujourd'hui).

Devant les journalistes, il a plaidé pour le pragmatisme en expliquant que pour extirper les enfants des « filets » des seigneurs de la guerre, il fallait accepter de discuter avec eux ne serait-ce que pour les convaincre de cesser l'enrôlement de mineurs. « C'est peut-être difficile à admettre ici à l'ONU mais il faut tenir compte de la réalité sur le terrain », a-t-il expliqué.

Se/UN

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17 octobre 2007

France: La traite des sans-papiers

Brice Hortefeux, le ministre français de l’Immigration, est obsédé par un chiffre : 25 000. C’est le nombre de sans-papiers que son patron, le président Nicolas Sarkozy, lui a dit d’expulser d’ici la fin de l’année. Rien n’est de trop pour le pauvre Hortefeux- il est seulement à 17 000 expulsions ! - pour remplir la mission qui lui a été confiée. Toutes les autorités compétentes ont été rameutées pour faire la chasse aux clandestins.

Mercredi, les préfets en retard des quotas imposés à chaque département français en matière de lot d’expulsés, ont été convoqués. Le ministre leur a pratiquement tiré l’oreille pour avoir été trop lents dans le "ramassage" des indésirables dont on sait que la majorité vient d’Afrique subsaharienne. Comme des déchets dont il faut se débarrasser au plus vite, les sans-papiers sont traqués partout, même jusque dans les écoles quand ils vont déposer leurs enfants.

Il faut nettoyer, non plus les seuls quartiers dangereux de Paris au Karcher, mais la France entière. Où peut mener une telle politique dont on voit qu’elle viole les règles élémentaires en matière de droits de l’homme ? En effet, on assiste à une marchandisation d’êtres humains qui n’ont plus de noms, ni de personnalité, mais seulement un numéro. Cela rappelle étrangement d’autres temps où la traque des Noirs se faisait en sens inverse, c’est-à-dire de l’Afrique vers d’autres continents.

En tout cas, un problème d’éthique se pose dans la manière dont les reconductions se font. Dans le principe, la France applique son bon droit d’expulser les étrangers irréguliers. Mais ce droit doit s’exercer avec un minimum de respect de la dignité humaine. Et dire que malgré ces exactions, les candidats à l’émigration en France et dans d’autres pays d’Europe sont toujours plus nombreux. Ils donnent une raison de plus à Hortefeux pour accélérer les expulsions. Pauvres Africains !

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16 octobre 2007

Accords RDC-Chine: Le FMI inquiet

Le représentant- résident du Fonds monétaire international (FMI) à Kinshasa, Xavier Maret, a fait part, lundi de sa désapprobation et de son inquiétude au sujet d'un protocole d'accord signé récemment dans la capitale congolaise entre la RD Congo et la Chine.

Dans une déclaration parvenue à la PANA, M. Maret affirme que la communauté internationale veut éviter à la RD Congo un nouvel endettement public supplémentaire qui irait à l'encontre de l'allégement de la dette publique dans le cadre du Point d'achèvement de l'initiative d'allégement de la dette multinationale.

En sa qualité de conseiller de Kinshasa en cette matière, le FMI conseille "vivement" au gouvernement congolais de faire attention aux impacts macro-économiques de ce projet dans la mesure où il s'agit de projets importants à impact macro-économique non négligeable en matière d'importation, d'exportation, de taux de change sur le plan budgétaire.

Un autre souci que se font les institutions de Bretton Woods est lié au montage financier que risque d'entraîner ce vaste protocole d'accord entre les deux pays, note le représentant du FMI à Kinshasa.

De leur côté, les autorités congolaises ont souhaité mettre un accent particulier sur la mise en avant de ce genre de partenariat.

Le protocole d'accord conclu avec la Chine, indique-t-on dans les milieux financiers congolais, ne remet en rien en cause les accords signés entre la RD Congo et d'autres partenaires au développement.

Plutôt que de constituer un revirement politique, il rentre dans le cadre de remise en œuvre des cinq chantiers du président Joseph Kabila et aussi la mise en œuvre des stratégies pour la réduction de la pauvreté.

Sce/Panapress

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