28 septembre 2007
Kabila humilié par les belges... On a frôlé l'incident diplomatique à Melsbroek
Désintérêt total du gouvernement belge... toute la presse BELGE en parle !
Apres la lecture suivez en image cette deception decrite par une chaine de télévision Belge en suivant le lien ci apres: http://www.dailymotion.com/relevance/search/+kabila/video/x31xjm_larrivee-du-president-kabila-a-brux_news
Le président Kabila a été accueilli par une vingtaine des ressortissants congolais.
Le Président congolais a reçu un accueil plutôt timide, Aucun officiel de haut rang seule Sabine Laruelle était présente sur le tarmac de l'aéroport de Melsbroek, appeller a la hâte, elle s’est maquillée a l’aéroport pour vous dire, tapis rouge vite fait comme ça, juste au moment où le président congolais débarque de l’avion. Quelques minutes après elle a été rejointe par le ministre de la Défense, André Flahaut.
Le président congolais Joseph Kabila est arrivé dimanche matin pour une brève visite de travail en Belgique. L’avion de M. Kabila, un Boeing 727, s’est posé vers 09h00 à l’aéroport militaire de Melsbroek. Le président a été accueilli à sa descente d’avion par la ministre de la Coopération au développement, Sabine Laruelle, et le chef du protocole du ministère des Affaires étrangères, a indiqué ce ministère. M. Kabila devrait rencontrer dans l’après-midi une série de responsables politiques belges, dont la ministre-présidente de la Communauté française, Marie Arena et la ministre des Relations internationales de la Communauté française et de la Région wallonne, Marie-Dominique Simonet, dans un endroit tenu secret par crainte de manifestations d’opposants. Lundi, le président congolais rencontrera le Premier ministre Guy Verhofstadt, les ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Coopération au développement, Karel De Gucht, André Flahaut et Sabine Laruelle. Il sera ensuite reçu en audience au palais de Laeken par le roi Albert II.
LES APPARENCES SAUVES
Après cette première journée de séjour en Belgique, une simple « visite de travail » soulignent les Affaires étrangères, on ne peut qu'être frappé par la modestie du protocole déployé, alors que le dernier séjour en Belgique du président Kabila date de 2004, et qu'à cette époque, il n'était pas président élu, mais seulement à la tête de la transition négociée à Sun City.
En plus du chef du protocole, c'est Sabine Laruelle et le ministre André Flahaut qui attendirent M. Kabila à l'aéroport. Et durant la journée, alors que l'intéressé aurait voulu rencontrer un large panel de responsables politiques, seuls des francophones entreprirent de traverser Bruxelles livrée aux cyclistes pour gagner le Brabant wallon.
Le Plan d'action de la Banque Mondiale en Rdc expliqué à la société civile
Les acteurs de la société civile du Congo ont été sensibilisés hier, au Cepas, sur le plan d’actions de la Banque mondiale pour la période 2008 – 2010. Au cours de cette session d’information, la Banque mondiale a dévoilé la stratégie d’assistance pays qui soutient le Dscrp. Grâce à cette feuille de route, sont désormais connues pour les trois années à venir, soit de 2008 à 2010, les différentes interventions de cette institution de Bretton Woods en termes d’appui à plusieurs secteurs et plusieurs réformes. C’est en somme un panier garni des financements qui aideront le gouvernement à réussir son programme dans divers secteurs de la vie nationale tel qu’articulé dans le Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté.
Pour l’exercice budgétaire 2008, la stratégie d’assistance pays prévoit un financement additionnel du projet de développement et compétitivité du secteur privé de l’ordre de 60 millions de dollars, une intervention supplémentaire en faveur du programme national de démobilisation et réinsertion estimée à 50 millions de dollars et un financement additionnel du projet régional de développement et d’exportation de l’énergie électrique de 30 millions de dollars.
Ce n’est pas tout. La Banque mondiale entend également intervenir davantage dans le cadre du programme multisectoriel d’urgence, de réhabilitation et de reconstruction pour une enveloppe de 12 millions de dollars, ainsi que pour le projet de réhabilitation et d’entretien routier estimé à 40 millions de dollars. Et toujours en 2008, la Banque mondiale prévoit le financement du projet d’appui à la gouvernance et la décentralisation pour 50 millions de dollars.
Etre plus prêts des Congolais avec un paquet des solutions
En 2009, l’institution de Bretton Woods reviendra avec un financement de 50 millions de dollars pour soutenir le projet d’appui à la gestion du secteur de la forêt, une autre enveloppe de 50 millions de dollars pour le projet d’appui à la gouvernance et relance du secteur minier, et de 150 millions de dollars pour le secteur eau et assainissement. Enfin en 2009, le transport multimodal bénéficiera d’un financement de l’ordre de 180 millions de dollars.
2010 démarrera avec d’autres projets plus importants, tels que le projet d’appui au secteur agricole avec 120 millions de dollars, le projet de réhabilitation et développement urbains de 100 millions de dollars et le projet d’appui budgétaire estimé à 50 millions de dollars. Le tout représentant un gros paquet de l’ordre 942 millions de dollars.
A l’issue de la présentation du document de stratégie
D’assistance pays, les délégués de la société civile ont formulé plusieurs recommandations, notamment l’organisation des séminaires pour offrir une meilleure lisibilité du plan d’actions de la Banque mondiale, et l’implication de la société civile dans certains projets, compte tenu de sa représentativité dans tous les coins de la république. La société civile croit qu’elle peut aider à une réalisation harmonieuse des projets, favoriser une plus grande participation des populations locales assurer le suivi des projets, grâce à leur appropriation par les populations bénéficiaires.
Aujourd’hui, la Banque mondiale prévoit le même exercice avec les représentants du secteur privé.
Se/Le Phare
Incidents meurtriers à la frontière congolo-ougandaise
17 jours après la rencontre d'Arusha - l'Accord de Ngurdoto violé.
8 morts du côté congolais, 2 Ougandais. Tel est le triste bilan des incidents meurtriers survenus le 25 septembre sur le Lac Albert entre les armées congolaise et ougandaise.
Dire que la République démocratique du Congo et l'Ouganda venaient de signer le 8 septembre 2007 l'Accord de Ngurdoto/Arusha, en Tanzanie. Accord visant à améliorer les relations entre les deux pays. 17 jours après, ces incidents du 25 septembre violent déjà cet accord. Pourquoi ?
Deux incidents graves et meurtriers se sont produits le 25 septembre sur le Lac Albert. 6 civils congolais ont été tués, dans un premier temps, par des soldats ougandais. Quelques heures plus tard, un autre affrontement a eu lieu, occasionnant la mort de deux soldats congolais et ougandais.
Bien que l'on parle de deux incidents distincts, l'on constate dans un premier temps que ces cas malheureux sont survenus 17 jours après la signature de l'Accord de Ngurdoto/Arusha, entre la République démocratique du Congo et l'Ouganda. Accord intervenu au terme du sommet des chefs d'Etat des deux pays, Joseph Kabila Kabange et Yoweri Kaguta Museveni, respectivement présidents de la République démocratique du Congo et de l'Ouganda. Sommet qui a été honoré de la présence et de la participation active du chef de l'Etat tanzanien, Jakaya Mushiro Kikwete.
Aussi, la gravité des faits suscite de nombreuses interrogations. Comme si à Arusha, cet accord n'était qu'un marché des dupes.
Des inquiétudes sérieuses
L'on se rappellera qu'au lendemain de la signature de cet accord, de nombreux observateurs s'étaient interrogés sur le caractère sincère et franc de cette démarche. En fait, bien avant Arusha, il y avait déjà l'Accord de Luanda et celui de la Tripartite Plus 1. Mais jamais les engagements pris n'avaient été respectés, surtout de la part de l'Ouganda. Ceci avait poussé la presse à poser la question au président Kabila s'il faisait confiance à son homologue ougandais. « Nous le jugerons aux actes », avait répondu le chef de l'Etat. Les derniers incidents du Lac Albert pourraient donner raison aux sceptiques ; surtout que l'on retrouve les mêmes acteurs des incidents du mois de juin qui avaient fait monter la tension d'un cran entre la RDC et l'Ouganda. C'est-à-dire, les travailleurs de la société pétrolière Heritage Oil Corp, les militaires congolais et ougandais.
D'où cette hypothèse liée à l'exploitation commune du pétrole du Lac Albert. En effet, ces incidents pourraient être provoqués par l'Ouganda dans le but de retarder la mise en place de la commission mixte pour l'exploitation commune du pétrole de la « Zone d'intérêts communs » prévue dans l'Accord de Ngurdoto. En principe, c'est le 8 octobre que cette commission devrait se réunir. Celle-ci a pour objectif de s'appesantir sur l'exploitation et l'exploration communes des champs d'hydrocarbures transfrontaliers et de la révision de l'Accord de coopération pour l'exploration des hydrocarbures et l'exploitation des gisements communs, suivant l'accord signé le 23 juin 1990. Avec ces incidents, l'on craint fort qu'ils occasionnent un retard dans l'application des dispositions contenues dans cet accord.
Dès lors que l'Ouganda a déjà commencé à exploiter ce pétrole grâce à l'existence des sociétés Heritage oil Corp et Tullow oil, il mettra certainement à profit ce retard voulu pour exploiter seul le pétrole. Et ce en attendant la mise en place de la Commission mixte.
La deuxième hypothèse consisterait à tester la capacité de réaction de la République démocratique du Congo. A dire vrai, si cette réaction attendue n'est pas efficace, dissuasive et prompte, ce genre d'incidents pourraient se multiplier et avec comme objectif de retarder l'exploitation commune du pétrole du Lac Albert.
Aux deux présidents de réagir
Ceci dit, les regards sont tournés vers les deux présidents de la République. Certes, la RDC, par le biais du ministère des Affaires étrangères et à la Coopération internationale vient d'être adressée une note de protestation aux autorités de l'Ouganda. Kinshasa attend donc des explications de Kampala.
Mais de nombreux observateurs attendent plutôt, de leur côté, la réaction des deux présidents de la République pour sauver l'Accord de Ngurdoto qui annonçait déjà des lendemains sereins entre les deux pays. C'est ainsi que le redéploiement des forces ougandaises observé au lendemain de la signature de cet accord, était salué comme un geste d'apaisement et de bonne volonté politique. Malheureusement, quelques jours plus tard, les mêmes forces ougandaises réoccupaient les positions qu'elles avaient abandonnées jusqu' à ce qu'interviennent ces incidents du 25 septembre. Acte prémédité ? Duplicité ? Interrogations pertinentes.
En attendant, quoi que l'on dise, l'Accord de Ngurdoto vient d'être violé. Et si l'on n'y prend garde, il risque de voler bientôt en éclats. Ainsi, la légende selon laquelle le pétrole est souvent source de malheurs risque de se concrétiser.
Se/Le potentiel
22 septembre 2007
La semaine en bref au 22/09/2007
-Les autorités urbaines de Bruxelles et de Kinshasa viennent de décider de renforcer leur partenariat entamé depuis 2002, en étendant leur coopération aux domaines de la salubrité publique, de l’état civil, de la sécurité, des finances, de la jeunesse et des sports.
-Les artistes-musiciens congolais, Koffi Olomide et Félix Wazekwa, ainsi que tous les membres de leurs groupes respectifs sont suspendus jusqu’à nouvel ordre de toute prestation publique et déclaration sur les médias, a décidé vendredi, le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango
-Joseph Kabila, attendu initialement ce vendredi à Bruxelles, n'arrivera en Belgique que dimanche, suite à un changement de programme de sa visite, a-t-on appris de source officielle belge.
-Le FMI appuie l’élaboration du budget 2008 .Une délégation du Fonds monétaire international (FMI), conduite par Brian Ames, chef de division du Département Afrique, séjourne depuis mardi à Kinshasa pour procéder à une revue des dépenses publiques et l’évaluation de la mise en œuvre du Document stratégique pour la réduction de la pauvreté (DSRP) et des réformes économiques.
-Trois fosses communes ont été découvertes mardi, dans le camp de l’ancien état-major du 2ème Bataillon de la Brigade Bravo à Rubare (65 km au nord de Goma), chef-lieu de la province du Nord-Kivu, a rapporté jeudi la radio onusienne Okapi.
-Londres promet une aide de 150 millions USD à la RD Congo.Le nouvel ambassadeur de la Grande-Bretagne en RD Congo, Nick Kay, a fait part, mercredi, au ministre congolais du Budget, Adolphe Muzito, de la volonté du gouvernement britannique d'accroître la coopération avec Kinshasa et promis une aide de 150 millions de dollars US aux secteurs de l'Education, de la Santé, de la Justice et de la Bonne gouvernance.
-Prêt de 5 milliards USD de la Chine pour les infrastructures en RDC.La Chine va prêter 5 milliards de dollars US à la République démocratique du Congo (RDC) dont 3 milliards pour la construction d'infrastructures et 2 milliards pour le développement de partenariats pour l'exploitation minière, a appris mardi la PANA, de source officielle.
21 septembre 2007
Le pasteur Kuthino ou le martyr du peuple congolais
Kinshasa, Dimanche 14 mai 2006, 13h30’, juste après son culte d’actions de grâce fort réussi, au Stade Tata Raphaël, Kutino Fernando, Pasteur de l’église Armée de Victoire et initiateur de l’opération ‘‘Sauvons le Congo’’, est enlevé à son église, par des policiers vers une destination inconnue,avait annoncé l’ONG de défense de droits de l’homme, la Voix des Sans Voix.
Kimbembe, un proche conseiller de Kabila , alors gouverneur de la ville de Kinshasa et membre du PPRD, s’est debattu comme le diable dans un bénitier pour expliquer la privation de liberté du ministre du culte. Sans trop de conviction, Kimbembe, dans le rôle du ministère public, a égrené les faits retenus à charge contre kutino. ce patriote croupît dans la célèbre centre penitencier de Makala , condamné à 20 ans de prison.
Selon Kimbembe, une perquisition opérée à l’église Kutino aurait donné lieu à la découverte d'effets militaires et armes de guerre. Seulement, Kimbembe ne donne aucune précision ni sur le type de ces armes ni sur leur quantité. La seule arme qu’il aurait pu exhiber a été vite récupérée, à la suite des cris des dames en prière, par le policier qui a voulu la laisser à l’église, comme pièce à conviction. Mais pourquoi Kimbembe accepte-t-il de jouer pareil rôle ? Se demandent nombre des kinois auprès de qui Kimbembe, un homme bardé des diplômes, avait très bonne presse.
Et si après tout armes il y aurait, le gouverneur explique encore moins comment ces armes ont pu échapper au contrôle douanier et arriver à l’église de Kutino, dans la très ‘‘sur militarisée’’ ville de Kinshasa par le terrible service de police de Kin-mazières . Et de fil en aiguille, le premier citoyen de la ville passe des armes aux militaires, dont il voit deux du MLC, dans l’entourage de Kutino.
Les Kinois qui avait suivi la transmission du culte de Kutino sur CCTV, se demandent où leur gouverneur est allé chercher ses propos d’incitation à la révolte et à la haine. Peut-on raisonnablement assimiler à l’incitation à la haine l’appel lancé par Kutino aux congolais de barrer la route aux étrangers et de tenir des négociations pour aller aux élections dans un climat apaisé ? Au mois d’avril dernier, ont été entendus, de la très puissante Eglise catholique, de ses trois bouches les plus autorisées, le même appel au dialogue et la même dénonciation de la présence d’étrangers dans les institutions et au somment de celles-ci.
N’a-t-il pas toujours été dit jusqu’ici aux congolais, par le PPRD, que Mzee Laurent D. Kabila a payé de sa vie sa lutte pour l’affranchissement total du peuple congolais du joug de l’étranger occidental et africain.
C’est lamentable de voir des hommes de Dieu être corrompus comme le ''général'' Sony Kafuta, un ancien garde du corps de Papa Wemba, Kankienza , Kiziamina kibila un véritable homme d'affaires également nouveau député du PPRD qui ne pensent pas au bien-être du peuple qu'ils racquettent chaque dimanche . Le pire est que ces ''pasteurs'' disent qu'ils le font au nom de Jésus ce qui est archi-faux . Au lieu de demander à Joseph Kabila la libération de leur collegue l'archi-bishop Kutino Fernando qui a été arrêté sans aucune raison, ils l'enfoncent partout ils vont quémander . Mais selon ce que la bible dit : « le mal atteint seulement les justes, mais Dieu les libèrera. »
Le peuple congolais réclame la libération sans condition du pasteur Kutino auprès du régime de Kabila même au PPRD . Les voix commencent s'élever contre la décision de d'emprisonner un innoncent pour des motifs politiques. ''En agissant ainsi ''ils'' font de lui un martyr'' remarque un cadre influent de l'AMP qui a requît l'anonymat.
Kigali - Kinshasa, dialogue des sourds
A peine avait-elle clos ses travaux à Kampala, le 17 septembre 2007, que la réunion des ministres des Affaires étrangères du Burundi, de la RDC, du Rwanda et de l'Ouganda suscite des commentaires fustigeant le peu d'engagement de ces pays à éradiquer la menace des «Forces négatives» qui sévissent dans la région frontalière. Mis à l'épreuve, les gouvernements démentiront-ils, par les actes, ce pessimisme ? Les prochains mois édifieront l'opinion.
A l'issue de leur réunion, tenue du 15 au 17 septembre 2007 à Kampala, en Ouganda, dans le cadre de la Commission conjointe de la Tripartite Plus, les ministres des Affaires étrangères du Burundi, de la République démocratique du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda ont pris un certain nombre d'engagements. Ci-après, en encadré, le texte du «Communiqué final» sanctionnant cette rencontre régionale consacrée à la sécurisation des Etat, à la paix et au développement.
De l'avis des observateurs, divers engagements demeureront encore longtemps un voeu pieux tant que la volonté des gouvernements n'accompagnera pas le souci des uns et des autres d'éradiquer les Forces négatives, qui menacent pourtant le Burundi, la RDC, le Rwanda et l'Ouganda.
Les accusations réciproques de Kinshasa contre Kigali, et vice versa, ne font pas évoluer la situation. Kinshasa, en effet, a mis en avant l'insécurité créée dans le Nord-Kivu par les éléments armés du dissident tutsi Nkunda, ainsi que les répercussions qui en ont résulté sur les populations locales. Sur ce registre, Kinshasa affirme, de tous temps, que le dissident bénéficie du soutien actif de Kigali.
Servi, d'ailleurs, par l'aveu des Nations unies sur le sujet, le gouvernement de la République démocratique du Congo a rappelé la présence massive des soldats rwandais dans les rangs des hommes de Nkunda. Avant de déplorer le rôle déstabilisateur de ce Tutsi. D'où sa fixation à voir Nkunda, principale Force négative du moment à se jouer des intérêts congolais, subir le sort des renégats.
Dans cette croisade, la RDC ne laisse aucune porte ouverte au «dialogue» avec le dissident. Le «dialogue», souvenons-nous en, est depuis recommandé par les partenaires de la République, dont le Conseil de sécurité des Nations unies. Une perspective rejetée par la partie congolaise.
Sur l'autre bord, Kigali campe sur sa position maintes fois exprimée dans diverses tribunes. Kinshasa, répète le Rwanda, doit accepter sa collaboration pour traquer les rebelles hutu rwandais des FDLR, installés dans le Kivu depuis 1994. C'est-à-dire au lendemain de l'historique génocide contre les Tutsi et les Hutu modérés.
Face à ce qui apparaît comme une incompréhension entre les Etats, le président du Rwanda déclare qu'il «fera tout ce qui est en son pouvoir» pour affronter la menace que les FDLR continuent à représenter pour son pays depuis leurs bases du Kivu, en RDC.
Les observateurs notent qu'il n'est pas exagéré de qualifier les échanges entre la RDC et le Rwanda de dialogue des sourds. Conséquence immédiate : Kinshasa et Kigali ne se rassurent pas mutuellement. Malgré la présence du parrain américain.
La réunion des ministres des Affaires étrangères des quatre pays en Ouganda a été encadrée par un représentant des Etats-Unis d'Amérique, facilitateur officiel du processus de la Tripartite Plus. William Swing, responsable de la Monuc, y avait également pris part.
Communiqué final
Commission Conjointe de la Tripartite Plus
Kampala, Ouganda
17 septembre 2007
Les ministres du Burundi, de la République Démocratique du Congo, du Rwanda et de l'Ouganda, se sont réunis dans le cadre de la Commission Conjointe de la Tripartite Plus, à Kampala, en Ouganda, du 15 au 17 septembre 2007. Le Gouvernement des Etats-Unis était présent en tant que facilitateur du processus de la Tripartite Plus.
Les ministres ont réaffirmé l'objectif principal de la Commission de la Tripartite Plus, qui est d'éradiquer la menace des Forces négatives sur la paix et la sécurité régionale, et se sont accordés à redoubler d'efforts pour atteindre cet objectif. Les ministres ont également convenu de l'importance d'accélérer l'intégration des forces armées congolaises (brassage) afin qu'elles puissent agir contre les forces négatives et assurer ainsi la sécurité à la population locale. Les délégations membres appellent la Mission de l'Organisation des Nations unies de la République Démocratique du Congo (Monuc) à intensifier ses efforts en collaboration avec les Forces affilées de la République démocratique du Congo (FARDC), afin d'éliminer les forces négatives, à travers la pleine application de son mandat.
Toutes les délégations ont exprimé leurs préoccupations au sujet de la dégradation des conditions de sécurité dans l'Est du Congo, et quant aux actes de déstabilisation de l'ancien Général Laurent Nkunda et des ex-FAR/Interahamwe. Toutes les délégations se sont engagées à soutenir la RDC dans ses efforts de mettre un terme à la violence et de réduire la menace à la sécurité régionale, engendrée par ces forces négatives ainsi que toute autre, dans l'est du Congo.
Les ministres se sont félicités du nombre croissant d'échanges bilatéraux de haut niveau, entre les pays membres de la Tripartite Plus. Parmi ces échanges figurent notamment le sommet des 7 et 8 septembre entre le président de la RDC, M. Joseph Kabila et le président de l'Ouganda, M. Yoweri Museveni, la visite les 3 et 4 septembre du ministre Rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération, le Dr. Charles Murigande, à Kinshasa, à son homologue le ministre d'Etat aux Affaires étrangères de la RDC, M. Antipas Mbusa Nyamwisi, ainsi que des rencontres dans de nombreux rassemblements régionaux, dont la Conférence internationale sur la Région des Grands Lacs (ICGLR), la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC), et la Communauté Economique des Pays des Grands Lacs (CEPGL).
Au terme de cette réunion les engagements suivants ont été pris:
1. Les ministres ont endossé les résultats de la réunion des 27 et 28 août des chefs des Etats-majors généraux des Armées, et notamment le projet d'une réunion avec les chefs des Opérations et les chefs des Renseignements à Kisangani, le 20 septembre. Cette réunion a pour objectif d'établir une Cellule Conjointe de Planification et de préparer une réunion ultérieure des chefs des Etats-majors Généraux des Armées.
2. Le gouvernement de la République Démocratique du Congo s'est engagé à organiser une réunion au niveau politique de la Commission conjointe de vérification du Congo et du Rwanda, à la Réunion du Goma du 21 septembre 2007, en vue d'apaiser les tensions dans le Kivu.
3. Les ministres ont convenu que des conseillers juridiques des pays membres de la Tripartite Plus, se réuniront à Bukavu du 29 au 31 octobre, dans le but d'achever la révision des mesures juridiques à l'encontre de ceux qui menacent la paix et la sécurité dans la région.
4. Les Gouvernements de la République démocratique du Congo et du Rwanda, d'une part et ceux du Congo et de l'Ouganda, d'autre part, se sont engagés à négocier des accords tripartites avec le Haut Commissariat des Nations unies aux Réfugiés (UNHCR), dans un délai de deux mois, afin de préparer le retour de réfugiés.
5. Les ministres ont convenu de communiquer au Secrétaire général des Nations unies leurs observations et leurs recommandations relatives au rôle de la Monuc quant à la menace des Forcés Négatives.
6. Les ministres ont convenu de poursuivre la normalisation totale des relations diplomatiques, en élevant les représentations au niveau des ambassades, d'ici le 30 septembre 2008.
Les ministres ont accepté le Secrétariat exécutif de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs en tant qu'observateur à la Commission conjointe de 1a Tripartite Plus.
La prochaine réunion de la Commission Conjointe de la Tripartite Plus est prévue en février 2008 au Burundi.
Les délégations en visite ont exprimé leurs sincères remerciements au gouvernement et au peuple Ougandais pour l'accueil chaleureux et l'hospitalité qu'elles ont reçue tout au long de leur séjour à Kampala.
Se/Le Potentiel
La Banque Mondiale reconnaît avoir financé la destruction des forêts congolaises
Les enquêtes internes de la Banque Mondiale corroborent les allégations de Greenpeace selon lesquelles la société financière internationale (International Finance Corporation, IFC en sigle et en Anglais), filiale du groupe de la Banque Mondiale qui octroie des crédits aux privés, a financé une entreprise forestière opérant dans l'exploitation illégale des forêts en République démocratique du Congo dans la province du Bandundu.
L'entreprise indexée par cette organisation de protection de l'environnement est OLAM International Ltd, un groupe basé à Singapour. Malgré les évidences apportées par Greenpeace, la Banque Mondiale niait toute implication de l'IFC dans le secteur forestier de la RDC, affirmant sur son site web que « la Banque ne finance l'exploitation forestière nulle part en Afrique et nous recommandons au gouvernement de la RDC de ne pas étendre les activités d'exploitation industrielle de la forêt ».
Aveux de la Banque Mondiale
Aujourd'hui, la Banque Mondiale reconnaît que l'IFC a bel et bien octroyé des financements à OLAM International Ltd, mais sans savoir que l'entreprise en question détenait de permis d'exploitation, sujets à controverse. «C'est vrai qu'une partie de la Banque Mondiale, c'est-à-dire l'IFC a investi dans OLAM qui a des investissements au Congo. Ça c'est vrai », a déclaré à ARI Judy O'Connor, représentante ad interim de la Banque Mondiale pour le Rwanda, le Burundi et les deux Congo.
«Vous savez que nous sommes plusieurs parties de la Banque mondiale. Ce n'est pas seulement IDA, il y a aussi l'IFC qui donne de l'argent directement aux privés sans le soutien des gouvernements. Avec IDA (Association Internationale de Développement, l'institution de la Banque Mondiale qui aide les pays les plus pauvres, ndlr) ou les fonds de la Banque il faut avoir l'appui et l'accord des gouvernements. Selon les informations dont nous disposons, l'IFC ne savait pas que cette entreprise avec laquelle elle travaillait au Congo détenait une licence controversée », a-t-elle déclaré.
Comment une institution comme l'IFC financerait les opérations d'une entreprise sans savoir ce qu'elle fait réellement des fonds reçus ? Par ailleurs, est-ce que l'IFC va maintenir ses investissements dans le groupe OLAM après ce scandale ? C'est des questions que nous avons posées à Desmond Dodd, responsable de l'Unité des Communications au Bureau Afrique de l'IFC basé à Johannesburg en Afrique du Sud.
«Les financements de l'IFC pour OLAM ne concernaient pas une activité spécifique. L'IFC achetait des actions au niveau corporatif et a octroyé des financements commerciaux pour diverses opérations en Asie et en Afrique en 2003 et 2004. L'IFC maintien ses actions dans OLAM. Les prêts de financement que l'IFC a octroyés à OLAM sont déjà expirés. Les financements de l'IFC ne visaient pas une activité spécifique», nous a-t-il déclaré.
Non respect du moratoire
En 2005, OLAM a reçu des permis d'exploitation dans la province de Bandudu, couvrant une superficie de plus de 300.000 hectares, en violation du moratoire de 2002 sur l'attribution de nouveaux titres d'exploitation, et du code forestier de la RDC. Ironiquement, ces lois ont été introduites avec l'approbation de la Banque Mondiale, dans le but de contrer l'abattage illégal en RDC.
Dans l'entretien accordé à ARI, Judy O'Connor a affirmé que l'IFC ne savait pas qu'OLAM a obtenu des permis d'exploitation après l'introduction du moratoire en 2002. « Dès que nous avons reçu l'information, des investigations ont été menées aussi bien par l'IFC que par OLAM. Les résultats des enquêtes ont montré que c'était vrai que cette entreprise a obtenu une licence pendant la période du moratoire», a déclaré à ARI Judy O'Connor.
Jusqu'au début des années 2000, élites nationales et compagnies internationales se sont procurées un total de 340 titres forestiers, équivalents à une superficie de plus de 43 millions d'hectares. Ces titres ont été alloués dans une totale opacité, à des prix absolument dérisoires, sans aucune étude préalable relative aux populations locales ou à l'intérêt biologique des zones concernées.
En mai 2002, le Ministère des Affaires foncières, de l'Environnement et du Tourisme congolais instaurait un moratoire sur l'attribution de nouveaux titres forestiers. Ce moratoire fut accompagné par l'annulation d'un peu plus de la moitié des titres forestiers existants à l'époque, pour une superficie de 25,5 millions d'hectares. Malgré cela, dès que la Banque mondiale a débloqué l'aide financière conditionnée à l'instauration du moratoire, des titres couvrant des millions d'hectares de forêts ont été attribués, échangés ou renouvelés en violation du moratoire par le même gouvernement.
Confirmé par un décret présidentiel en 2005, le moratoire ne pourra être levé qu'après l'examen de la légalité des titres de coupe existants, la publication de nouvelles règles d'adjudication des allocations forestières, ainsi que l'adoption d'une programmation géographique des futures allocations à l'horizon de trois ans.
Le double jeu de la Banque Mondiale
Selon les investigations de Greenpeace, l'IFC investit beaucoup dans OLAM International Ltd. En décembre 2003, l'IFC a investi 15 millions de dollars dans cette entreprise. En 2004, une garantie partielle de 50 millions de dollars supplémentaires a été approuvée. Durant l'exercice fiscal 2006, l'IFC détenait dans cette entreprise 11,2 millions de dollars sous forme de prêts et garanties. En mai 2007, Greenpeace a adressé une correspondance à l'IFC lui demandant de désinvestir dans OLAM.
Greenpeace se basait alors sur le fait que les titres d'exploitation du groupe octroyés illégalement après la mise en ouvre du moratoire sur les nouveaux permis, en 2002 - doivent être considérés comme illégaux et annulés suite à l'évaluation légale actuelle de tous les titres d'exploitation existants.
Ce processus de révision a été initié et financé pourtant par la Banque Mondiale. A la fin du mois de juillet, l'IFC a rejeté cette requête et a défendu les pratiques d'OLAM, affirmant que « le groupe ne travaille - et ne travaillera - qu'avec des fournisseurs détenant des permis d'exploitation valables, obtenus dans le cadre du processus de supervision de l'IFC » ; et a loué l'entreprise pour « son engagement politique pour une gestion durable de la forêt ».
Pourtant, les autorités de la province de Bandundu ont saisi des cargaisons de bois illégal abattu par OLAM International Ltd. Le Ministère local de l'Environnement et des forêts a accusé l'entreprise de commerce de bois illégal. Il s'agit de bois récolté par des entreprises locales dont les permis d'exploitation avaient expiré.
Les saisies de bois illégal d'OLAM faisaient suite à des révélations concernant les activités illégales d'OLAM en RDC. En avril 2007, Greenpeace a publié un rapport accablant, détaillant la façon dont OLAM vend du bois à des compagnies tierces, dont les opérations forestières destructrices provoquent des conflits sociaux, des dommages environnementaux massifs et d'importantes pertes de revenus pour l'Etat.
«Ceci constitue un exemple des épouvantables doubles normes que le Groupe de la Banque Mondiale applique lorsqu'il s'agit d'utiliser les finances internationales pour contribuer à la sauvegarde des forêts de RDC. Si la main gauche de la Banque Mondiale se lève pour appeler à sauver les forêts tropicales humides du Congo, la droite participe à leur destruction », explique Susanne Breitkopf, qui s'occupe de la campagne des forêts chez Greenpeace.
«Plutôt que de financer le pillage de la seconde forêt tropicale humide du monde, la Banque Mondiale devrait investir d'urgence dans le renforcement de l'application de la loi forestière en RDC, afin de contrôler la destruction massive et illégale dont sont responsables les sociétés forestières », ajoute-t-elle.
Rupture du contrat léonin
Tous nos efforts pour contacter OLAM International Ltd ont été vains. Les officiels du groupe ont réservé une fin de non-recevoir à toutes les questions que nous leur avons adressées. Cependant, dans un communiqué de presse du 31 août daté de Singapour, OLAM indique qu'il va informer le gouvernement de la République démocratique du Congo de son intention d'abandonner ses revendications sur les concessions acquises en 2005. Selon ce communiqué, OLAM suspend ses investissements dans l'industrie forestière congolaise jusqu'à ce qu'une transparence légale et une politique claire soient définies.
En attendant la révision des lois existantes, le groupe affirme qu'il avait déjà suspendu ses opérations dans deux concessions, excepté plus tard cette année et là aussi il s'est acquitté de toutes les taxes exigées par l'Etat congolais. Cependant et ce après les révélations de Greenpeace, OLAM a mené une enquête interne qui a poussé sa direction et son Conseil d'administration à conclure que même si ce sont des concessions données par le Ministère de l'environnement et acquises de bonne foi, mais en réalité ça ne cadrait pas avec la politique nationale. L'administration du groupe annonce qu'elle récupérera le moment venu toutes ces concessions pour montrer son intention de jouer un rôle de long terme comme acteur responsable du secteur privé dans l'industrie forestière.
Le groupe OLAM affirme qu'il n'exportait que peu de produits forestiers de la RDC et ce avec l'aide des entreprises locales. Cet investissement visait dans un premier temps à explorer le marché jusqu'à ce que une politique nationale de long terme soit déterminée. Par ailleurs, les officiels de l'IFC nous ont confirmé que OLAM International Ltd a d'ores et déjà suspendu ses investissements dans le secteur forestier de la RDC.
« Dès que les résultats des investigations menées par les deux parties ont confirmé les allégations de Greenpeace, OLAM a annoncé son intention de se débarrasser de cette licence controversée. Je ne sais pas si elle l'a déjà fait, il faut vérifier. Avant mon départ de Washington, la Banque mondiale préparait un communiqué de presse là-dessus. Je ne sais pas si c'est déjà publié ou pas. Il faut vérifier », nous a déclaré Judy O'Connor que nous avons rencontré dans les locaux de la Banque Mondiale à Kigali.
«Les allégations qui ont été faites étaient sérieuses, l'IFC continue à enquêter attentivement là-dessus et OLAM a également mené une enquête interne. OLAM a décidé de ne pas opérer dans ses concessions de la RDC. Il y a de cela plusieurs mois et après une enquête interne le groupe a annoncé sa décision de renoncer à ses revendications sur deux concessions le mois passé. L'IFC salue la décision d'OLAM de réagir rapidement à ce contrat qui ne cadrait pas avec la politique nationale », a déclaré à Grands Lacs Hebdo Desmond Dodd.
OLAM n'en est pas à sa première bavure
Greenpeace rappelle que les opérations d'OLAM ont déjà suscité des problèmes légaux ailleurs en Afrique et en 2004, la 'Commodity Future Trading', commission américaine, lui a infligé 20.000 dollars d'amende pour pratiques illégales sur le marché américain. Pour Greenpeace, l'affaire de l'exploitation illégale des forêts congolaises avec la complicité ou la complaisance de l'IFC remet en question l'efficacité des standards de performance de l'IFC, qui prétend avoir fixé de nouvelles normes internationales pour des opérations bancaires durables, adoptées par un certain nombre de banques privées depuis leur lancement, en 2006.
La Banque Mondiale interpellée
Susanne Breitkopf de Greenpeace dit que « L'IFC doit faire preuve de prudence vis-à-vis de ses clients et projets. La Banque mondiale doit assainir ses opérations en RDC. Elle doit veiller à ce que ses fonds soient utilisés pour améliorer la gestion publique et pour lutter contre la pauvreté, pas pour financer la destruction de la forêt. La Banque mondiale évoquait le renforcement de capacité de contrôle dans le secteur forestier de la RDC en 2002, mais cinq ans plus tard, la capacité locale est toujours au point zéro et les compagnies forestières internationales continuent à opérer en toute impunité».
Greenpeace dit que l'administration provinciale n'a virtuellement aucun moyen de contrôler les activités des compagnies internationales dans les forêts du Bandundu. Les quelques fonctionnaires chargés de faire appliquer la loi forestière manquent de moyens de transport et d'équipements, ainsi que d'une formation adéquate. Les inspecteurs qui doivent patrouiller sur des milliers d'hectares ne disposent que de bicyclettes, et leurs bureaux ne comportent pour tout équipement qu'une vieille machine à écrire.
Les forêts du Bassin du Congo constituent le deuxième plus grand massif de forêts tropicales au monde, après l´Amazonie, et sont d´une importance capitale pour la protection du climat. Les émissions résultant de la déforestation tropicale représentent jusqu'à 25% des émissions mondiales annuelles de CO2 d'origine anthropique. On estime que d'ici à 2050, la déforestation en RDC pourrait provoquer l'émission de 34,4 milliards de tonnes de CO2, à peu près l'équivalent des émissions du Royaume-Uni au cours des soixante dernières années. (Fin).
Se/Rwandaise d'information
19 septembre 2007
Les pays des Grands Lacs se penchent sur l'insécurité dans l'est de la RD Congo
Les ministres des Affaires étrangères du Rwanda, d'Ouganda, du Burundi et de République démocratique du Congo (RDC) étaient réunis dimanche à Kampala pour discuter de la sécurité dans la région des Grands Lacs, a constaté un journaliste de l'AFP.
Cette réunion d'un jour, à laquelle participe également le chef de la Mission de l'ONU en RDC (Monuc), William Swing, doit étudier "des stratégies visant à mettre fin aux menaces des forces négatives sur la sécurité régionale", selon un communiqué.
Du 27 août au 6 septembre, de violents combats ont opposé des soldats des Forces armées de RDC (FARDC) aux dissidents ralliés à l'ancien officier tutsi congolais Laurent Nkunda dans les territoires de Masisi et Rutshuru, au Nord-Kivu, dans l'est de la RDC.
"Nous demeurons préoccupés par le fait que la poursuite des combats dans l'est de la RDC et le retard dans le réglement (de la question) des forces négatives a empêché le gouvernement (congolais) de faire son travail", a déclaré à la presse William Swing.
"Nous souhaiterions régler la question des groupes armés en RDC une bonne fois pour toutes, de sorte que les groupes étrangers présents en RDC puissent rentrer chez eux et que les milices locales soient désarmées et intégrées aux forces" de RDC, a-t-il ajouté.
Aucune déclaration ne sera faite dimanche à l'issue des travaux mais un communiqué final pourrait être diffusé lundi, a-t-on appris auprès des organisateurs de la réunion.
Jeudi, le président de RDC, Joseph Kabila, a déclaré qu'il entendait rétablir l'autorité de l'Etat "par tous les moyens" au Nord-Kivu, une semaine après l'obtention par l'ONU d'un fragile cessez-le-feu dans la région.
Le 28 août, les chefs des armées des quatre pays avait réaffirmé "leur engagement à chercher la paix en neutralisant" les rebelles qui opèrent dans cette région troublée, au terme d'une réunion de deux jours à Kigali.
La région africaine des Grands Lacs a sombré dans la violence et l'horreur au début des années 1990, avec le déclenchement en 1993 de la guerre civile au Burundi - dont le pays tente aujourd'hui de sortir - puis du génocide de 1994 au Rwanda, suivi de rébellions et d'une guerre régionale en RDC (1998-2003), qui a impliqué entre autres l'Ouganda, le Rwanda et le Burundi.
Divers groupes armés (milices, mouvements rebelles ou bandes armées) sévissent toujours dans la région, essentiellement dans les deux provinces congolaises du Nord et du Sud-Kivu, frontalières de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi.
Se/AFP
JP. Bemba : Kabila est un adversaire politique
L'épisode «Kabila-Bemba» n'est pas encore clos. Il vient d'ailleurs de connaître un nouveau rebondissement avec cette interview que le sénateur Jean-Pierre Bemba, président national du Mouvement de libération du Congo, MLC, a accordée à Radio France Internationale, interview captée hier lundi 17 septembre à Kinshasa. 
Réaction qui ne pouvait surprendre d'autant plus que le retour de président national du Mouvement pour la libération du Congo est à l'ordre du jour. Surtout que tout au début du mois de septembre, dans son exil à Faro, au Portugal, Jean-Pierre Bemba a reçu la visite de Vital Kamerhe et de Louis Michel, respectivement président de l' Assemblée nationale et Commissaire européen au Développement et à l' Aide humanitaire. Les entretiens ont porté sur son retour éventuel à Kinshasa. Et plus précisément avant la rentrée parlementaire intervenue depuis le 15 septembre.
Mais rien n’y fit. Jean-Pierre Bemba est toujours en exil alors que le président de la République n'a pas dénoncé la démarche effectuée par le président de l'Assemblée nationale, affirmant même qu'il avait la confiance du chef de l' Etat. L'on s'interroge. L'on a interrogé Jean-Pierre Bemba. La nécessité d'une opposition interne
Mais avant d'arriver aux propos du sénateur Bemba, ce qui intéresse toujours les observateurs, c'est l'évolution normale du processus politique en République démocratique du Congo. En fait, le retour de Bemba à Kinshasa ne doit pas être considéré comme une faveur, mais une volonté politique, après tant d'années de guerre et de déchirements, de disposer d'une opposition politique interne. C'est dans cet ordre d'idées que le Parlement a voté une loi portant Statut de l'Opposition politique.
Puisque Jean-Pierre Bemba s'est engagé à mener une opposition républicaine, il y va du crédit politique du régime au pouvoir de favoriser un environnement serein susceptible de permettre à cette opposition de s'exercer librement conformément à l'esprit et à la lettre de la Constitution. Le pays y gagnerait en évolution démocratique pour consolider les jalons d'un Etat de droit aspirant à un réel progrès ainsi qu'à la promotion humaine. Il est absolument inadmissible de verser dans une spirale de violences pour connaître la situation qui prévaut actuellement au Zimbabwe. Barrer la route aux va-t-en guerre
Aussi, est-il indiqué que toutes les parties reviennent au bon sens pour sortir des sentiers battus et tortueux. Il n'est un secret pour personne que certains collaborateurs de Kabila et Bemba n'oeuvrent pas pour un apaisement entre les deux personnalités. " Faucon ou va-t-en guerre ", c'est selon, trouve dans cette rivalité politique une belle opportunité pour continuer à renouer le couteau dans la plaie dans le seul but de bénéficier longtemps des privilèges de la zizanie ou de la délation politique.
Et pourtant, cette approche à des conséquences désastreuses tant il est vrai que les forces occultes n'ont pas encore décoléré. Pour preuve, cette IIIème guerre en marche dans le Nord-Kivu. Aussi, ne serait-il pas surprenant que Bemba en exil, dans un sursaut de survie renoncer à tous les engagements pris jusqu'ici. Ce ne sont pas les marchands d'armes qui laisseront échapper une telle occasion pour relancer la spirale de la violence. Moins encore les anciens alliés qui se précipiteront pour renouer fortement le cordon ombilical et faire en sorte que Bemba retrouve facilement ses vieux réflexes et ses premières amours de " rebelle " .
Une fois de plus, c'est la République démocratique du Congo qui aura perdu. Faute d'avoir cette ingéniosité et dextérité politiques de gérer les différends et les contradictions sans oublier les ambitions politiques, des uns et des autres, adversaires politiques, soient-ils. Il est temps de se départir des idées figées. Que l'on arrête les " va-t-en, guerre " qui écument ce pays sous plusieurs manteaux. En attendant, le sénateur Jean-Pierre Bemba vient de relancer les débats. Il considère que le président Joseph Kabila demeure un adversaire politique et non un ennemi.
Jean-Pierre Bemba : « Je vois une volonté du pouvoir en place de me contraindre à l'exil»
Jean-Pierre Bemba, vous devrez être de retour à Kinshasa pour l'ouverture de la session parlementaire. Pourquoi n'êtes-vous pas rentré ?
Malheureusement, je vois une volonté du pouvoir en place de me contraindre en exil forcé et de ne pas me permettre à rentrer dans mon pays. J'espère que les autorités du pays vont revenir à la raison et me permettre de rentrer.
Un proche du président Joseph Kabila, le président de l'Assemblée nationale, M Vital Kamerhe vous a rendu visite, il y a huit jours au Portugal. Est-ce que cette rencontre fait avancer les choses ?
Cette rencontre était fructueuse. D'ailleurs, elle s'est déroulée en présence du Commissaire européen, M. Louis Michel. Nous avons discuté un peu de tout sur différents problèmes. Il est rentré à Kinshasa et devrait faire rapport au président de la République. J'attends toujours les réactions à ce sujet.
Le principal problème, Jean-Pierre Bemba, est votre sécurité physique. Comment pourrait-elle être assurée à Kinshasa?
Vous savez que j'étais l'objet de trois attaques avec des chars d'assaut en pleine capitale. Je voudrais savoir dans quel état d'esprit je vais rentrer demain.
Alors, il faut envisager une escorte composée de militaires étrangers ?
C'est une proposition qui a été faite. L'important, ce n'est pas le nombre, mais l'état d'esprit dans lequel nous allons travailler, parce ce que je pourrais avoir, même deux personnes ou en avoir mille, cela ne réglera toujours pas le problème. Ma préoccupation est de travailler dans un état d'esprit d'une véritable démocratie ou alors nous sommes dans un autre type de système. Je crois que c'est très dangereux sur ce qui se passe, car nous faisons machine arrière dans notre pays.
Est-ce que votre sécurité pourrait être assurée par une escorte de la Monuc, par exemple ?
Vous savez que j'ai eu la garde de la Monuc qui était présente lorsque j'étais attaqué. Il y avait des blindés de la Monuc tout autour de ma résidence pour me protéger. Je crois qu'il faut laisser aux techniciens le soin de trouver des solutions appropriées.
On parle aussi, peut-être, des gardes de l'Union africaine ?
Pourquoi pas ! C'est l'une des pistes qui a été évoquée.
Avez-vous des contacts avec le président Joseph Kabila depuis votre sortie du territoire ?
Non ! Je n'ai plus eu de contact avec lui.
Vous allez vous rendre, dans quelques jours, à New York où vous serrez reçu, je crois, par M. Ban Kin-moon, secrétaire général des Nations unies. M Joseph Kabila y va aussi ! Est-ce que vous y pourriez vous rencontrer à cette occasion ?
C'est peut-être un pur hasard que je vois (rencontre) le président Joseph Kabila. Il n'est pas un ennemi pour moi. Je ne peux pas forcer la porte non plus ! Ce n'était pas un programme envisagé en ce moment-ci.
Est-ce que la visite de Vital Kamerhe chez vous est un signe positif ou s'agit-il d'un coup d'épée dans l'eau ?
C'est un signal très positif. Je pense qu'en démocratie, on ne doit pas être des ennemis mais des adversaires politiques. Je crois que cela ne nous empêche pas de pouvoir dialoguer et parler de notre pays.
Oui, mais en même temps, vous dites que vous sentez à Kinshasa une volonté politique de vous empêcher de rentrer, comme si Vital Kamerhe finalement, était un modéré au milieu du clan des durs ?
Je ne sais ce qui se passe exactement. Je n'ai aucune idée sur ce qui se passe dans le pouvoir. Mais, acceptez qu'on ne facilite pas mon retour. Alors, est-ce une manière de museler l'opposition, de maîtriser plus d'espace que l'opposition détient ? Alors si c'est cela, c'est qu'il n'y pas de démocratie !
Votre petite idée, c'est quoi ? C'est qu'il y a deux camps autour du Président ou que c'est le Président qui mène un double jeu?
Je ne peux encore vous le dire. Je ne voudrai pas maintenant entamer les chances qui nous restent encore à pouvoir trouver une solution. Je crois qu'il y a quelque chose qui ne va pas et qu'il y a des contradictions.
Ainsi donc, la visite de Vital Kamerhe était de la poudre aux yeux ?
Je ne crois pas. Il nous a dit qu'il était mandaté. Il était sincère. Il nous a donné tout le message ainsi qu'à M. Louis Michel ! Je ne peux en dire plus pour le moment.
Quand on interroge Joseph Kabila sur votre avenir, il dit que cela dépend de la justice congolaise. On sait que le procureur général de Kinshasa vous accuse d'être l'auteur intellectuel des combats du mois de mars dernier. Vous ne craignez pas d'être poursuivi et d'être déclaré inéligible pour 2011 ?
Je ne voudrais pas rentrer dans ce débat. Le problème est éminemment politique ; qu'on essai de le régler sous l'angle politique.
Autre affaire judiciaire. En mai dernier, le procureur de la Cour pénale internationale a ouvert une enquête sur les exactions commises à Bangui (RCA) en 2002. Alors, vous n'êtes pas cité personnellement, mais vos troupes étaient sur place parmi d'autres. Ne craignez-vous pas d'être éclaboussé par cette affaire ?
Non ! Je peux vous assurer que je n'étais pas concerné. J'étais le premier à demander une enquête aux Nations unies en 2002 et je ne suis pas concerné par cette affaire.
PROPOS RECUEILLIS PAR CHRISTOPHE BOISBOUVIERS, RFI
18 septembre 2007
La majorité des violations des droits de l'homme restent imputables aux autorités, dénonce la MONUC
Le dernier rapport de la Mission de l'Organisation des Nations Unies en République démocratique du Congo (MONUC) pour le mois de juillet dénonce la situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo, où les soldats de l'armée régulière (FARDC) restent les premiers responsables des violations.
« Des soldats des FARDC auraient été responsables d'au moins 10 cas d'exécutions arbitraires au cours de la période en revue », indique le rapport publié aujourd'hui à Kinshasa.
Des agents de la police nationale congolaise (PNC), forces de défense et de sécurité, ont également été impliqués dans de graves violations des droits de l'homme, en particulier, les violations du droit à la vie et à l'intégrité physique.
Mais des membres d'autres groupes armés continuent de la même façon de commettre des abus de droits de l'homme contre les populations du Nord et Sud Kivu, dénonce le rapport.
Par ailleurs, l'administration de la justice reste insuffisante et défectueuse et les abus dans les centres de détention restent préoccupants.
Le rapport indique que Yakin Erturk, Rapporteur spécial sur les violences contre les femmes, a réalisé une visite de travail de 12 jours à la demande du gouvernement congolais, à la suite de laquelle elle a dénoncé l'insuffisance du système judiciaire en matière de lutte contre les violences sexuelles.
Elle a exhorté les autorités à s'engager pour lutter contre l'impunité, soulignant que la situation des violences sexuelles dans le Sud-Kivu était « la pire des situations qu'elle n'ait jamais vues en quatre années d'exercice du mandat de Rapporteur spécial ».
