Avenir et Démocratie en Rép. Dém. Du Congo

Désir d'une société qui donne à chacun les moyens d'être libre, de gagner sa vie par son travail, de se faire sa place dans la société, de réaliser ses aspirations...

31 août 2007

Reprise des hostilités au Nord-Kivu

La IIIème guerre de la RDC en marche

La IIIème guerre de la RDC en marche

T_55_Uganda_01Combats au Kivu. Déploiement signalé des engins lourds ougandais au début de cette semaine le long de la frontière commune avec la RDC. Des signes avant-coureurs incontestables des préparatifs d'une guerre. La troisième contre la République démocratique du Congo. Regards tournés vers les FARDC.

Le gouvernement est interpellé pour ne pas brandir le prétexte « d'effet de surprise » devant toutes ces menaces qui profilent à l'horizon. La RDC qui veut la paix doit préparer la guerre. Les FARDC, par conséquent, doivent être à même d'accomplir valablement leur mission et réserver la réplique qui s'impose. Sinon, péril est en la demeure avec la reprise des hostilités au Kivu, particulièrement à Masisi, signes incontestables du début de la IIIème guerre en République démocratique du Congo.

Déjà, la population est en train de payer le prix de ces affrontements. La Société civile du Nord-Kivu, désemparée, vient d'adresser un mémorandum au Premier ministre pour que toutes les dispositions soient prises afin de secourir cette population qui vit depuis deux jours en brousse, pendant qu'une autre bonne partie fuit vers Nyabondo et Walikale. La société civile du Nord-Kivu insiste également pour que la logistique nécessaire soit mise à la disposition des FARDC qui sont au front. Comme si les membres de la société civile du Nord-Kivu voulaient parachever l'expert de International Crisis Group.

En effet, Jason Stern, spécialiste de l'Affaire centrale près International Crisis Group, organisation non gouvernementale chargée de la prévention des conflits dans le monde, a fait une déclaration à Radio France internationale captée mercredi matin à Kinshasa. Déclaration qui continue à susciter autant d'intérêts tant il est vrai qu'elle demeure pertinente, même si elle peut frustrer certaines personnes. « La RDC n'a pas une armée capable et les moyens de faire face à la violence au Kivu », a-t-il déclaré notamment.

Au fait, au même moment où il faisait cette déclaration, les FARDC perdaient leur position à Bukana, contrôlée désormais par les éléments dissidents de Laurent Nkunda. Quelques heures plus tard, c'est le quartier général de la Brigade Charly des FARDC de Katale qui est attaqué.

Entre-temps, l'on signale des mouvements des troupes ougandaises, avec des engins lourds et motorisés le long de la frontière commune avec la RDC. Comme s'il s'agissait des mouvements synchronisés annonçant le déclenchement de la IIIème guerre en République démocratique du Congo.

L'intégrité territoriale, la souveraineté nationale et la stabilité des institutions de la République étant menacées, la RDC a l'obligation morale, politique et militaire de relever les défis. Il ne peut donc que recourir qu'à son armée. Devant cette menace, il convient de prendre dès maintenant toutes les dispositions qui s'imposent dans le but de renforcer les capacités d'intervention des FARDC à sauvegarder l'intégrité territoriale ainsi que la stabilité des institutions. L'armée doit faire ainsi face à toutes ces rébellions et ces agressions qui menacent le processus de pacification.

La confiance dans les casernes

Il est une chose que ces menaces d'une IIIème guerre en RDC soulève la problématique du processus de l'intégration des Forces armées congolaises. Voilà trois ans que ce processus a débuté avec la mise en place des institutions de la transition. A quels résultats est-on parvenu dans ce processus de brassage ?

Au moment où il est question de mettre de l'ordre dans les rangs des services de défense, il serait positif de répondre à cette interrogation, de façon satisfaisante. Car, la question récurrente est celle de savoir si sur tout ce qui a été fait jusqu'ici, les FARDC disposent d'un noyau de défense dissuasif, même si l'armée est encore en pleine restructuration, pour arrêter ces ardeurs belliqueuses ( ?). Et que ce noyau dispose de la logistique nécessaire pour intervenir en tout temps et en tout lieu.

Certes, il ne s'agit point ici de livrer le secret défense. Mais qu'à chaque fois que des incidents se produiraient et menaceraient la souveraineté de l'Etat, la sécurité des populations qu'il y ait des répliques appropriées pour rassurer les populations et renforcer la confiance dans les casernes.

Prenons le cas de l'insécurité permanente au Kivu. Les populations locales qui vivent un réel cauchemar, s'interrogent sur cette situation qui prend chaque jour plus d'ampleur à telle enseigne que des analyses relèvent les insuffisances des FARDC à faire face à des mouvements de rébellions. Ce qui laisse à penser à des lacunes dans l'encadrement des éléments des FARDC. Si tel serait le cas, les autorités politiques et militaires devraient réagir en conséquence pour conforter cette confiance dans les casernes et ramener de l'ordre dans les rangs en enlevant le « ver qui serait dans le fruit ». Tous les aspects liés justement à cette confiance dans les casernes doivent être passés au peigne fin pour une réaction conséquente.

      

Approches de la restructuration

Il est un fait que cet aspect de la confiance dans les casernes est d'une importance capitale dans ce processus de la restructuration de l'armée. Aussi, est-il essentiel de disposer d'une même vision d'approches pour que cet élan de la restructuration de l'armée ne soit confronté à certaines contradictions susceptibles de nuire à ce processus.

L'ambition des autorités est de disposer d'une armée dissuasive, professionnelle. Mêmes souhaits émis du côté des populations qui insistent sur la cohésion au sein de l'armée régulière pour qu'il n'y ait pas la moindre dissension. Or, les approches adoptées jusqu'à ce jour ont effectivement provoqué des dissensions. Brassage et mixage provoquent aujourd'hui des perturbations qui torpillent effectivement les efforts de la restructuration de l'armée. A tel point qu'il ne s'agirait que d'un jeu de mots : intégration, brassage, mixage Mais sur le terrain, les résultats ne sont pas flatteurs.

On ne perçoit pas encore cette réelle volonté de disposer d'une armée effectivement nationale et républicaine. Déjà, les ex-belligérants ont prêché par la non implication effective dans ce processus de restructuration en envoyant des menus fretins au brassage. Ils ont une part de responsabilité si demain, d'autres agresseurs envahiraient le territoire congolais pour semer encore mort et désolation.

   

Autant l'on se préoccupe à maîtriser l'effectif de l'armée, autant évaluer les opportunités de signer des accords avec des partenaires extérieurs pour mieux gérer cette restructuration de l'armée afin qu'elle soit prête à tout moment à remplir efficacement sa mission. Mais que cette restructuration ne soit pas source d'enrichissement illicite au profit de certaines personnalités enclines à des intérêts immédiats et personnels. Car, une fois de plus, trois ans après le début du processus de restructuration, des inquiétudes mêlées de doutes subsistent quant à la capacité de l'armée à faire face à toute violence, d'où qu'elle vienne.

Aussi, dans le cadre des concertations bilatérales, le gouvernement congolais devra présenter un programme cohérent de défense pour que le concours de l'aide internationale soit bien appréciée et utilisée à bon escient. En des termes simples, identifier les secteurs d'intervention des partenaires : Europe (France, Belgique ), Amérique (Etats-Unis), Asie (Chine) ; Afrique (Afrique du Sud, Angola) Ces pays qui disposent d'une expertise militaire éprouvée, devraient travailler en parfaite harmonie sous la direction de la RDC, pour une fois de plus, renforcer les capacités des FARDC, remettre de l'ordre dans les rangs st consolider la confiance dans les casernes. A ce sujet, il faudrait dès à présent tirer les leçons de l'armée de Mobutu qui a été défaite dès lors que son pouvoir se désacralisait. Or, la vision commune doit être de faire des FARDC une armée réellement nationale, socle des institutions républicaines.

Puisqu' aujourd'hui les menaces de déstabilisation des institutions nationales sont de plus en plus perceptibles, l'on ne peut tergiverser à signer, dans les meilleurs délais, des accords de défense bilatéraux pour décourager tous les seigneurs de guerre et arrêter tout élan de pouvoir de domination. L'intégrité territoriale, la souveraineté nationale, la sécurité des populations congolaises et de leurs biens n'ont pas de prix.

Se/Le potentiel 31/08                                                                                                            

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30 août 2007

MONUC, FDLR et Brigades mixées,l’autre mamelle de « l’économie de guerre »

bande_20de_203En réalité, le Congo est en guerre depuis l’arrivée de l’Afdl au pouvoir, notre pays subissant les dégâts collatéraux d’une guerre d’expression ethnique entre deux peuples, les tutsi et les hutus, dont l’essence primaire n’est pas forcément congolaise. Kigali ayant réussi, à force d’infamie et de félonie, à exporter sur notre sol la barbarie rwandaise de 1994.

Nul n’ignore que cette barbarie dont les tutsis furent les principales victimes s’est poursuivie sur le sol congolais en 1996 où les hutus et les congolais furent massacrés en nombre et dans une indifférence quasi générale par les nouveaux maîtres de Kigali.

Comment dès lors expliquer, connaissant ces faits, que Joseph Kabila mette en place les brigades mixées, majoritairement tutsiphones, dont l’objectif était d’éradiquer les forces négatives du Fdlr, majoritairement hutuphones, recréant ainsi sur le sol congolais les conditions d’un affrontement entre ces deux ethnies venues d'ailleurs ?
C’est du moins ce qu’ils ont voulu nous faire croire mais tout le monde sait qu’après avoir exécuté sans état d’âme, dans le silence des forêts et montagnes congolaises, leur ignoble besogne de trucider les hutus durant la guerre de « libération de l’Afdl », Kagame et Museveni installèrent leur homme lige, Laurent Kabila au pouvoir à Kinshasa pendant que leurs troupes restèrent à l’Est pour exploiter de manière indue notre sol et sous-sol pendant plus de cinq ans.

Il est dès lors logique de penser que la mise sur pied de ces brigades mixées ne procède tout simplement que de la seule volonté de leurs géniteurs, Kagame, Nkunda et Kabila, de perpétuer « l’économie de guerre », cette économie de prédation de nos ressources naturelles mise en place par les groupes criminels associés aux armées rwandaises, ougandaises, zimbabwéennes et congolaises (Rapport Kassem)

Tant que les auteurs de cette « économie de guerre » seront au pouvoir ou dans les allées de celui-ci, surtout au Congo, la simple relecture de ce rapport nous fait comprendre que la situation sécuritaire à l’Est et par conséquent, la situation politique et socio-économique de notre pays ne peut que s’aggraver, d’autant plus qu’un nouveau acteur, plus pernicieux que tous les autres réunis, est bien décidé à participer à la curée, la Monuc, qui semble être au Congo la matérialisation et la symbolisation par excellence des appétits voraces et gloutons de la pègre internationale.

La Monuc qui, ayant refusé en l’occurrence de financer ces brigades mixées, a fait clairement comprendre à Kinshasa et à Kigali que l’existence de ces brigades lui faisait ombrage et menaçait le « contrat » de protection qu’elle a passé avec les présidents de ces deux capitales.

Se/Mwanacongo.com

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29 août 2007

GOUVERNEMENT GIZENGA : MAIGRIR, SANS SE TROMPER NI D'EPOQUE, NI DE PROBLEMES !

CHERS COMPATRIOTES,

Eléphantesque, vous avez dit éléphantesque ? Comme c'est éléphantesque !

Il n 'y a plus sourd que celui qui refuse d'entende ! Il n 'y a plus aveugle que celui qui refuse de voir et surtout de LIRE.

A la formation de ce gouvernement mammouth, sur le site Congo Vision et dans le Trimestriel "NGONGA EBETI" paraissant à Paris, nous avions DECRIE ce gouvernement des  60 membres.

Nous avions suggéré, sans forfanterie et sans non plus la prétention d'être  suivi, qu'un un nombre restreint de 15 à 20 Ministres pour prendre le taureau par les cornes afin de s'attaquer aux immenses problèmes posés au pays. A la rigueur si l'on voulait caser tout le monde cela ne devait pas dépasser le chiffre de 30 Ministres.

Imaginez une assemblée provinciale composée d'une trentaine des députés  accueillant, à l'occasion, ce gouvernement des 60 Ministres et comparer le nombre de bancs des Ministres à celui des députés...

Ou, alors observer ce Ministre de l'exécutif provincial avec plusieurs attributions ministérielles se retrouvant à Kinsasa conférer avec des multiples homologues parce qu'au gouvernement central ses attributions sont réparties sur plusieurs Ministres.

A combien de guichets doit pointer ce haut commis provincial,  combien de temps  d'attente pour ce pauvre Ministre de la province.....Et  à l'inverse, si dans sa province, il doit recevoir au même moment chez lui tous ces collègues  Et comme il y a...au fait, combien de provinces ?!?

Tout cela c'est théorique pourrait-on faire remarquer, mais n'oublions pas que c'est en raisonnant théoriquement qu'on peut faire moins de bêtises.

Vous m'excuserez chers compatriotes mais,  comme  le nègre ne regarde et ne lit que se qui se fait et qui s'écrit chez l'homme blanc j'ai été étonné, en souriant malicieusement,  que la presse de Kinsasa ait réagi plus bruyamment contre le gigantesque gouvernement GIZENGA quand elle a observé le nombre restreint du gouvernement SARKOZY en mai dernier.

Et pourtant l'histoire de la RDC en fournit de bien judicieux matériaux, sinon de modèles à copier servilement !

Comment, la RDC ,  un pays si "MISEREUX" en budget d'Etat pouvait se permettre un si gigantesque laxisme ?  Quelle  folie, quelle irresponsabilité !

Folie et irresponsabilité  qui ne pouvaient s'expliquer qu'en RDC l'on va au gouvernement comme le chançard, le malin ou l'admis à un concours pour obtenir un emploi salarié, fortement rémunéré. Reconnaissons que cela ne date pas d'hier, car en République du Zaïre celui qui décrochait un Ministère, c'est exactement comme quelqu'un qui gagne au loto dans des pays riches ou se pratique ce jeu de hasard.

Non, la RDC , dans son histoire n'avait pas attendu l'existence d' un gouvernement à la Sarkozy pour se doter d'exécutifs restreint ou au nombre de Ministres moyennement raisonnable !

Nous avions rappelé à l'opinion congolaise que même à l'époque des gouvernements d'union nationale de PE LUMUMBA à Evariste KIMBA en passant par ADULA et TSHOMBE, aucun gouvernement congolais n'avait un nombre si impressionnant des Ministres.

Un gouvernement comme celui de Moïse TSHOMBE par exemple en 1964 n'en compta que dix MINISTRES. Oui, j'ai bien écrit DIX MINISTRES. D'ailleurs j'en ai retenu quelques noms (Tshombe, Munongo, Kalonji Ditunga, Dominique Ndinga, Ndanu, Sinda comme porte-parole du gouvernement..etc)

Et pourtant, à l'époque quoi qu'en en disent les esprits mal organisés et malléables à souhait, l'argent du public fût très bien géré par ceux qui en avaient la garde et il n'en manquait pas dans les caisses de l'Etat. Les contrevenants ne jouissaient pas d'impunité zéro !

Par exemple un bourgmestre qui avait détourné 20 000 Francs Congolais, il avait été fait démissionner et sur le champs il  quittait le fauteuil de la direction de la maison communale. Il rendait donc son écharpe maïorale.

A cette époque le problème de la RDC , c'était les sécessions, la rébellion muleliste, mais ce n'était pas le manque d'argent pour l'Etat.

Etre nommé Ministre, cela ne "STARDISAIT" pas l'heureux désigné, mais cela lui donnait une charge pour laquelle dans l'esprit de la personne honorée dominait plus le sentiment de responsabilité que  celui d'un passeport de la frime pour écumer tous les nganda de Kinsasa au volant des 4X4.

Ouais, ils avaient de rutilantes américaines  modèle « impala », (le Vice-premier ministre de l'époque Antoine GIZENGA peut s'en souvenir), limousines dont on admirait la beauté et le luxe, mais les Kinois avaient leurs bicyclettes et leurs bus de TCL (Transport en Commun de Léopoldville) dans lesquels l'on pouvait, avec sa culotte blanche bien repassée et sans crainte de la salir,  charmer sa petite amie en l'amenant ou en l'accompagnant du côté de marché central, à   la Place Braconnier  ou aller lécher les vitrines des boutiques de BATA et se languir devant les étalages des grands magasins Nogueira et autres Papa Dimitriou...

Ah ces bus de PIPINIS et ceux aux carrosseries d'AMASCO (de feu Kisombe) qui concurrençaient les bus de TCL !

Non, les Kinois n'éprouvaient pas de sentiment de jalousie vis-à-vis de « impala » des Ministres. Ils les trouvaient belles et comme à leurs habitude de tourner en dérision toute situation qui les dépasse, ils affublèrent de sobriquet « Impala » les jolies filles kinoises qui le méritaient de leur beauté ou pas nécessairement, car l'on ne saurait si « Marie Impala » de l'équipe de MABOKE et de Jean MATETE, à la radio, était aussi éblouissante qu'ils voulaient suggérer aux auditeurs. ent

De ces limousines « impala », les Kinois s'en moquaient et se moquaient même de leurs propriétaires, à travers les productions musicales de FRANCO Luambo Makiadi : "O pedale o, o pedale, o nani a pedalaki te na vélo ya kimbambala...o pedale o !".

Oui, les Kinois de l'époque pouvaient bien s'en moquer, librement, la JMPR n'existait pas encore !

L'on peut même observer qu'à l'époque c'est en province où l'on s'imaginait que ceux qui étaient à KINSASA s'en mettaient plein les poches.

N'est-ce pas ce qui expliquerait , en partie, qu'alors en 1965 Kinsasa ne comptait à tout casser que 400 000 à 450 000 habitants, à l'arrivée de LD KABILA en 1997, l'on parlait de plus de SIX MILLIONS. Et combien de Kinois aujourd'hui ? L'on donnerait un chiffre de HUIT MILILIONS d'habitants !

Il ne serait d'ailleurs pas surprenant qu'il y ait pour certaines provinces de la RDC , un nombre plus important de leurs habitants à KNSASA qu'il y en aurait chez elles.

Alors s'imagine-t-on le tableau ! :

- Quels de cerveaux, que de bras manquants aux activités provinciales ?

- Que de bouches à nourrir à Kinsasa ?

- Que d'espaces territoriaux abandonnés aux frontières et à l'intérieur du pays à la merci des convoitises de nos voisins qui nous veulent bien du BIEN ! !

Enfin,  tout cela ne doit pas nous perdre le fil de notre causerie et selon laquelle une cure d'amaigrissement du gouvernement GIZENGA était inévitable, car la lourdeur de cette machine, même avec un volant assisté ne pouvait pas en faciliter les manœuvres.

On pouvait bien s'attendre à ces difficultés de lourdeur   dès sa conception, n'en déplaise à ce compatriote hyper superstitieux pour qui, le Gouvernement GIZENGA aurait eu le tort de poser comme premier acte, les massacres du Bas-Congo, au lendemain de sa formation !

Allez, allez, pas d'obscurantisme, la solution existe et elle s'appelle "EQUIPE RESTREINTE, MODESTIE, PAS d'ESPRIT REVANCHARD, GIZENGA ce n'est pas un "Gouvernement LUMUMBA II" de 1960, mais un gouvernement issu des élections de 2006 !

Et ce gouvernement-ci n'a nullement intérêt à singer son prédécesseur de la transition modèle 1+4. Il doit maigrir pour mieux galoper. Que sa lourdeur d'éléphant se transforme en vélocité de gazelle

L'histoire est  faite pour être indispensablement et obligatoirement connue sans tricheries, pour nous instruire à ne pas commettre les mêmes erreurs et les mêmes fautes, mais elle n'est pas faite pour être refaite, nécessairement. Sinon elle bégaie ! Et cela est valable pour nous tous !

Ne pas se tromper ni  d'époque, ni de problèmes.

Albert KISUKIDI

Se/Congo Vision

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Après les jouets et le dentifrice, les aliments chinois mis en cause

Après les jouets et les tubes de dentifrices, c'est au tour des aliments en provenance de Chine d'être pointés du doigt, certains présentant des risques graves pour la santé, selon une étude du magazine Expansion à paraître jeudi2658780028_apres_les_jouets_et_le_dentifrice_les_aliments_chinois_mis

Colorants interdits découverts dans des sauces ou dans des gâteaux de riz, moisissures cancérigènes sur des fruits secs, résidus d'antibiotiques dans des lots de miel et de poissons, traces de mercure sur des anguilles ou encore stocks de nouilles incluant des composants génétiquement modifiés... la liste des ingrédients impropres à la consommation est longue, relève le magazine.

Les ustensiles de cuisine en provenance de Chine détiennent eux aussi leurs lots de produits insalubres, puisque l'on retrouve sur divers articles des traces de nickel, de manganèse ou de chrome susceptibles de contaminer les aliments.

Ainsi, pour les produits alimentaires, 263 notifications pour produits dangereux ont été relevées en 2006, selon le réseau d'alerte rapide de la Commission européenne. Et déjà, au cours des sept premiers mois de cette année, l'Expansion fait état de "209 problèmes".

Deux facteurs expliquent essentiellement ces problèmes de qualité: d'une part, la Chine, devenue au fil des années le "garde-manger" du monde, est fortement sollicitée par tous les pays qui souhaitent s'approvisionner à des coûts toujours plus bas.

D'autre part, on relève en Chine "un manque incroyable de formation et d'éducation sur les dangers de contamination et sur les bonnes pratiques à adopter pour garantir la sécurité des consommateurs", commente dans l'étude Gilles Martin, patron du laboratoire Eurofins, implanté en Chine.

Le gouvernement chinois, a décidé, face à la psychose qui s'installe vis-à-vis de ses produits, de prendre le problème à bras le corps et de collaborer avec les Américains pour "améliorer la sécurité de ses aliments", affirme le magazine.

Autre sujet alarmant: la contrefaçon alimentaire. "Sur les 2 millions de produits alimentaires contrefaits recensés dans le monde en 2006, entre 16 et 20% venaient de Chine", assure Christophe Zimmerman de l'Organisation mondiale des douanes, cité dans l'étude.

Un fléau particulièrement préoccupant qui, selon l'Expansion, finance de plus en plus les réseaux du crime organisé, ces derniers considérant ce moyen de blanchiment comme "moins risqué que les filières bancaires ou immobilières".

Actuellement, en Europe, les importateurs sont responsables en matière de sécurité alimentaire. Ils doivent assurer la traçabilité des produits tout au long de la chaîne alimentaire, identifier leurs risques et alerter les autorités sanitaires en cas de doute. Mais nul ne sait l'attitude qu'ils adopteront le jour où ils se retrouveront à la tête de quelques tonnes de marchandises douteuses sur les bras.

Se/PARIS (AFP)

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28 août 2007

Du rififi dans l'AMP de Kabila

En face de la stratégie du pouvoir qui utilise toutes les ficelles pour diviser, pour démobiliser l’opposition, de faire de Kabila une copie de Robert Mugabe pour faire pourrir le mouvement de démocratie et de revendications des droits économiques et humains ; emportant dans cette marée les politiciens.  Surtout ceux la qui travaillent pour leur propre compte. En bloquant ou refusant à certains leaders comme celui de Budia Kongo de se rendre dans le Bas Congo,  les incidents de l’an passé : on peut apercevoir que les congolais ne donnent qu’une explication à cette situation : dérive du pouvoir.

Voila aujourd’hui un grand malaise premièrement créé par les problèmes économiques persistants, les différentes visions de savoir comment sortir le Congo  du « trou » démobilisent et divisent l’AMP, la plateforme qui a conduit Joseph Kabila au pouvoir, qui a découlée d’un simple calcul arithmétique qui a pris en compte les scores et alliances avec les petits partis satellites.Le charisme et le programme politique étaient mis hors jeu, ce qui a semé le doute de sa valeur dans les esprits.

La parodie « de dialogue  » au sein de l’AMP mise en scène a fini par montrer que tout le monde ne joue plus au même créneau .Il est difficile de rencontrer deux membres de l’AMP qui parlent le même langage.Le congres annoncé du PPRD aura pour but de restructurer et refonder ce parti qui l’ossature de l’alliance. Du cote du PALU et les autres : pas question de remanier le gouvernement ! « Car c’est un gouvernement d’alliance, version après élection.les signatures sont valables jusqu’à 2011 », disent ils.

Mais toujours du point de vue de « l’ambiance » générale, Moise Katumbi, gouverneur du Katanga et Vital Kamerhe, président de l’assemblée clairement refusent d’être des simples faire-valoir de Joseph Kabila, leurs récents propos sont très  indicatifs  dans ce sens. Ainsi Kabila devrait-il craindre une démobilisation et une cassure entre les jeunes des cités et lui ?

En effet, les théorisations vont bon train comment Joseph Kabila va gérer cette « crise »d’envergure avec ses alliés. Va-t -il montrer cette fois qu’il est capable de survivre sans eux ? Comme à l’époque des « tontons » qui l’ont emmené au  pouvoir en 2001. Sera-t- il le retour des comportements violents : Qui n’est pas avec nous est contre nous ? Kabila craint-il les ambitions des autres ?

Les morts et les viols à l’Est continuent … des massacres de villageois à quelques centaines de mètres des centres de commandement de l’armée de Kabila.

L’aggravation rapide de ce déséquilibre au sein de la plateforme présidentielle semble donc cette année être due à la conjonction de plusieurs causes : D’abord la montée en « robustesse » de Moise Katumbi fait peur à Kabila qui a un pouvoir « indirect » ; c’est a dire il est important de rappeler sans les deux alliances, avec Moise Katumbi et Vital Kamerhe, Kabila n’aurait pas été capable de se faire accepter au Katanga et au Kivu. Et cet aspect nécessite d’être approfondi, Kabila n’a vraiment pas grandi dans ces deux régions et continue à être perçu comme un « ovni».

 

Sur le plan de la hiérarchie militaire dirigée par les « attachés » de l’AMP, elle n’est plus ce qu’elle a été il y a longtemps. Les dix années de guerre civile ont modifié la structuration des courants, des clans et des rapports de forces. Les différents centres de pouvoir ont affiché une relative autonomie, qu’ils ont utilisée pour se réorganiser et se renforcer. Ces changements ont affecté en premier lieu la Sécurité militaire. Selon les rares informations disponibles, celle-ci a perdu le caractère centralisé ; tout cela nuit à l’image de Kabila, l’homme de la paix, le malheur il a proclamé la paix « très tôt ».

Tout observateur connaît la fragilité des coalitions surtout dans un terrain aussi « capricieux » comme le Congo. Gizenga ne contrôle rien , n'a aucun pouvoir.  Nzanga Mobutu n’a pas toujours le charisme de son défunt père, mais joue bien son « rôle » de « faire croire », les kinois disent de lui qu'il a le profil d’un « bon » garçon de course et surtout que Joseph Kabila en bon stratège politique qu'il est devenu, l'a largement utilisé contre son rival Jean-Pierre Bemba sachant la haine que voue le fils du maréchal à son propre beau-frère.

 

Fait nouveau, Les promesses électorale face un peuple de plus en plus moins dupable. « En forgeant, on devient forgeron », Vital Kamerhe a pris l’habitudes de vrais débats (exercice intellectuel puissant) ne voudra en aucun cas revenir au format de mise en scène. N’oublions pas que  le PPRD a connu son essor grâce à Vital Kamerhe. Diplomatiquement Joseph Kabila ne bénéficie plus des largesses d’autrefois, la presse occidentale est graduellement plus sévère avec son régime et ne se cache plus d'aller  regarder du côté du  sénateur Jean Pierre Bemba, une véritable alternance à l'horizon 2012.

Se/Congo-inter

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21 août 2007

Lettre ouverte aux « faiseurs de paix » par un collectif d’universitaires belges et européens (tirée du journal Le soir)

Nous soussignés, membres d’universités et d’établissements scientifiques belges et européens qui suivons les évolutions en Afrique centrale, avons pris le parti, à titre individuel, de nous élever contre la faible proactivité des principaux acteurs politiques qui ont pris en charge la gestion de la crise des Grands Lacs africains. Nous nous sentons interpellés plus particulièrement par les très graves dérives qui se sont accélérées depuis plusieurs mois dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Les pillages, les viols, la mise en esclavage sexuel des femmes, la poursuite des recrutements d’enfants soldats, les meurtres et les enlèvements ciblés de notables locaux et de journalistes qui sont perpétrés dans les deux Kivu (mais aussi ailleurs) tant par des bandes armées hors la loi sans aucun agenda politique et des trafiquants d’armes de tout bord que par une armée congolaise qui n’est pas digne de ce nom, sont inacceptables : elles ont pour prix plus d’un million de personnes déplacées et plus de 400.000 réfugiés.

Au Président Kabila, qui est aussi constitutionnellement chef des armées, nous souhaiterions dire que la légitimité qu’il a tirée des urnes ne fait pas l’économie de celle qu’il doit tirer en priorité de la pacification du pays. Celle-ci ne pourra être atteinte par de simples changements de titulaires au niveau d’un état-major calfeutré dans la capitale, ou par des démonstrations de force disproportionnées, notamment par une garde républicaine qui n’a toujours pas de statut officiel. Qu’elle soit « brassée » ou mixée », la nouvelle armée intégrée, qui a une capacité importante de nuisance, surtout à l’est du pays (mais pas seulement), doit être avant tout casernée, à peine de faire resurgir sans cesse des groupes locaux d’autodéfense qui se feront eux-mêmes justice.

À l’instar de tous les autres « chefs de guerre » impunis, ses officiers ou sous-officiers responsables de crimes contre l’humanité doivent être poursuivis systématiquement par des tribunaux militaires qui doivent cesser soit de vouloir interférer dans ce qui relève du droit pénal civil, soit de protéger l’impunité des leurs.

À la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) et à ses responsables à New York, qui se disent régulièrement « préoccupés » « inquiets » ou « interpellés » par les dérives en matière de droits humains, nous disons que, si des modifications ont finalement eu lieu sur papier en ce qui concerne le mandat des Casques bleus sur le terrain, on est loin du compte quant à une attitude véritablement proactive. Le recours à la force, désormais autorisé, depuis le 15 mai dernier, par le Conseil de Sécurité en cas de « menace sur le processus politique », devrait permettre en principe de venir à bout de bandes armées totalement hétéroclites, qui sont estimées par la Monuc elle-même à seulement quelque 6.000 hommes parfaitement localisés par des associations congolaises locales avec lesquelles la mission n’a que des rapports volontairement très distants. De ce point de vue, il faudrait que cesse au plus vite ce « renvoi d’ascenseur » perpétuel, entre la Monuc et les dirigeants congolais concernés, sur les actions à mener dans les zones de violences et de non-droit. Nous invitons enfin et surtout les stratèges onusiens de New York et de Kinshasa à relire Clausewitz pour qui « la guerre doit être en parfaite continuité avec le temps politique qu’elle n’altère pas ». En voulant séparer le champ diplomatique de celui du « militaire », le « pacifisme » onusien relève d’un mirage : « soldats de la paix » et « soldats de la guerre » sont, comme Janus, les deux faces d’une même exigence.

En d’autres termes, le temps des négociations entre communautés vivant dans des peurs fantasmatiques (comme au Kivu) ne doit pas faire l’économie de celui de la dissuasion militaire à l’encontre de ceux qui, comme le général « félon » Laurent Nkunda ou d’autres seigneurs de guerre, les entretiennent avec d’éventuels appuis extérieurs.

À l’Union européenne, qui a investi près de 500 millions d’euros dans le processus électoral en RDC, nous aimerions dire qu’elle doit être conséquente avec les prémisses de sa politique de défense et de sécurité. Après avoir réussi l’opération « Artémis » – qui, en 2003, a sauvé la mise pour un contingent de la Monuc encerclé par des bandes armées à Bunia –, après avoir lancé le mécanisme Eusec l’autorisant à prendre en charge la réforme des services de sécurité, après avoir finalement décidé – non sans beaucoup d’atermoiements – d’épauler cette Monuc dans le cadre de la surveillance du processus électoral en 2006, l’Union européenne vient de se doter d’un nouvel outil, baptisé « centre d’opération » qui, autonome par rapport aux quartiers généraux nationaux européens, est un outil pouvant déployer, dans les quinze jours et pour quatre mois, des forces d’intervention civilo-militaires rapides sur des théâtres d’opérations extra-européens.

Pourquoi ne pas recourir dans l’est du Congo à un tel type de mécanisme qui aurait certainement beaucoup plus de crédibilité et d’effet dissuasif que les Casques bleus de la Monuc en qui les populations locales n’ont, à quelques exceptions près, plus confiance depuis qu’elles sont restées l’arme au pied à Bukavu et à Bunyakiri en 2004, à Kinshasa en août 2006 et en mars 2007 ?

Les désastres humains n’ont que trop duré en Afrique. Tant « l’appropriation africaine » (« African ownership ») que le « partenariat » sont des slogans de plus en plus vides, ne rassurant que des diplomaties frileuses qui s’alimentent à une langue de bois futile et déconnectée du terrain et qui tentent d’apaiser leurs consciences (et les nôtres) par l’octroi de millions de dollars au titre de l’aide humanitaire. Le droit à la sécurité est un impératif premier sans lequel la « bonne gouvernance », la « décentralisation », le « développement » et d’autres valeurs prêchées par la communauté internationale n’ont aucune chance d’aboutir.

(*) Claude Bragard (UCL), Dominique Breillat (Université de Poitiers), Jean-Emile Charlier (Fucam), Noémie Cheval (ULB), Gabriella Chiaramonti (Université de Padoue), Olivier De Schutter (UCL), Philippe Devillé (UCL), Françoise Digneffe (UCL), Christian Duqué (UCL), Pierpaolo Faggi (Université de Padoue), Bernard Feltz (UCL), Mathieu Hilgers (UCL), Fabienne Leloup (Fucam), Myriam Malengreau (UCL), Stephan Marysse (Universiteit Antwerpen), Maurizio Mistri (Université de Padoue), Michel Molitor (UCL), Antonio Papisca (Université de Padoue), Pierre-Denis Plisnier (Musée Royal de l¹Afrique centrale), Jean-Philippe Platteau (Fucam), Davide Qualerzi (Université de Padoue), Claude Roosens (UCL), Bernard Stevens (UCL), Jean-Claude Willame (UCL).

Se/Le soir

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La situation sécuritaire en RDC reste préoccupante

La situation des droits de l'homme en République démocratique du Congo est préoccupante, malgré les discours des autorités congolaises et certains responsables des Nations unies oeuvrant en RDC.

Cette situation l'est aussi bien à Kinshasa que dans les provinces, particulièrement celles de l'Est. Plusieurs Ong des droits de l'homme dénoncent notamment des cas d'arrestations arbitraires, d'interpellations, de tortures, des disparitions des personnes et de tueries.

Certains Congolais ont préféré fuir la RDC pour se soustraire des brimades. Ils se sont réfugiés soit dans les pays limitrophes, soit dans certains pays d'Europe. Ce qui justifie le mouvement migratoire des Congolais à l'étranger. Quant à ceux restés au pays, ils ne savent à quel saint se vouer.

En Ituri, dans la province Orientale, par exemple, la population vit dans une insécurité totale. Des femmes sont violées et les enfants tués presque tous les jours. Malgré l'arrestation de Thomas Lubanga, ancien chef de milice de l'Union des patriotes congolais (UPC) par la justice internationale, d'autres seigneurs de guerre sont libres et continuent à continuer à faire leurs business sans être inquiétés. Cette liberté est constatée aux instigateurs de conflit qui avaient endeuillées Bunia entre deux tribus hema et lendu.

D'après certaines indiscrétions, ces responsables des milices seraient soutenus par des multinationales ou par certains pouvoirs locaux.

La mort de deux journalistes congolais - celui de la Radio Okapi (Serge Maheshe) et le photographe reporter Patrick Kikuku Wilingula -, est une preuve de l'insécurité qui prévaut en RDC. Bien auparavant, Mgr Maroy, archevêque de Bukavu, avait tiré, dans une lettre adressée à l'ambassadeur de France en RDC, la sonnette d'alarme de ce qui se passe à l'Est.

Les Congolais n'ont plus de terre à cultiver, de maisons pour dormir, les enfants ne vont plus à l'école de peur de tomber dans les filets des milices ou autres brigands de grand chemin qui sèment la panique et la désolation parmi la population. Dans la capitale, les éléments incontrôlés sèment aussi la panique. Il ne se passe pas une semaine sans qu'on enregistre l'assassinat d'une personne, soit par balles, soit par étranglement. De telles scènes se passent parfois pendant le jour. Même le centre-ville n'est pas épargné. Pas plus tard qu'il y a deux semaines, un homme d'affaires belge avait été tué dans sa résidence.

Dans les pays d'asile, en Afrique ou en Europe, des Congolais sont refoulés de manière inhumaine. Cela devrait interpeller les autorités du pays.

A titre de rappel, depuis le déclenchement de deux guerres auxquelles la RDC était confrontée en 1996, la paix en RDC est fragile. Celle-ci fait l'objet de nombreux rapports internationaux et nationaux, alors qu'elle continue à être préoccupante en RDC.

Se/Le Potentiel

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Etienne Tshisekedi hospitalisé (Rd Congo)

Victime d'une crise, Etienne Tshisekedi wa Mulumba a été admis, depuis le vendredi 17 août courant, aux soins d'urgence aux Cliniques Universitaires de Kinshasa.

Des proches, contactés par La Prospérité hier dimanche en fin de soirée, ont indiqué que le Sphinx de Limete quitterait son lit de malade très tard dans la nuit, en cas d'une évolution positive de la situation. Au cas contraire, Tshisekedi devrait être évacué vers l'Afrique du Sud pour un traitement beaucoup plus efficace. Pourtant, cela ne fait pas longtemps qu'il en est revenu. Pas plus de trois mois. Et son entourage avait annoncé qu'il y avait subi un check-up. Le retour de Tshisekedi était même devancé de quelques jours.

Les nombreux fanatiques du Lider maximo, mobilisés pour lui réserver un accueil délirant, étaient pris de court. Une conclusion s'imposait : Etienne Tshisekedi avait définitivement perdu sa vigueur d'antan. Le poids de l'âge y est pour beaucoup. Tous les psychologues s'accordent à dire qu'il est mieux d'affronter les stress de la politique à 40 ans.

Tshisekedi, lui, en a 72. Avec le combat politique pro démocratie qui est le sien, le Vieux doit être fatigué. La sédentarisation ne l'aide pas à retrouver sa forme. On dit de lui qu'il reste très souvent assis, en faisant quelques petits tours dans la parcelle.

Se/La Prospérité

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17 août 2007

Arthur Z’Ahidi Ngoma évacué d’urgence sur l’Afrique du Sud

Le professeur Z’Ahidi Arthur Ngoma, ancien vice-président de la République en charge de la Commission socio-culturelle sous la transition a été évacué en urgence, dans la journée de mercredi 15 août, vers l’Afrique du Sud par un vol spécial. De quoi souffre-t-il ? Difficile de le dire pour l’instant. Seulement, on l’a vu très affaibli et marchait difficilement, selon une source à l’aéroport de N’Djili.

Posté par Bernis à 06:40 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le redécollage de la RDC exige le rappel aux affaires de l’expertise avérée

La République démocratique du Congo, aujourd’hui au creux des vagues, a été une puissance économique il y a quelques décennies, se plaçant en tête de liste devant des pays tels que l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et le Canada.

A l’heure où l’on parle à satiété de son redécollage - puisqu’elle avait déjà été dans les airs avant de chuter -, la logique voudrait que, toute vanité bue, on répertorie et identifie tous ceux qui ont fait preuve d’expertise avérée dans la conduite des affaires de l’Etat et la gestion des entreprises publiques depuis le 30 juin 1960.

Cet exercice, que la Conférence nationale souveraine (1991-1992) avait esquivé pour des considérations politiciennes, aurait pu aider à faire l’état de la nation. Il aurait eu le mérite de donner des réponses précises aux interrogations du peuple congolais.

Qui était à tel poste lorsque le pays « marchait » et comment justifie-t-on leur réussite ? En quelle année et avec quels gestionnaires le pays a-t-il entamé sa descente aux enfers et pourquoi ? Quelles sont les causes des échecs répétés des tentatives de redressement envisagées sous Mobutu, Laurent-Désiré Kabila, Kabila Kabange et sous le régime transitoire du « 1+4 » ?

VANITE

Les analystes politiques retiennent, parmi les stigmates qui caractérisent les acteurs politiques congolais, le refus de reconnaître les mérites de l’autre. Ce sentiment du « moi ou rien » remonte aux années de l’indépendance.

Un ancien Premier ministre sous la 1ère période de transition (1990-1991), dont le gouvernement avait réussi à construire à Kinshasa un pont moderne sur la rivière Makelele autrefois terriblement mortelle, avait été « oublié » sur la liste des invités de son successeur à la cérémonie inaugurale, rappelle-t-on.

En outre, le foisonnement des partis politiques (plus de 350) durant la très longue période de transition politique (1990-2006), l’auto-désignation à la candidature de leurs leaders dans les institutions et les entreprises publiques illustrent suffisamment ce sentiment de mépris.

FAIRE APPEL AU BON VIN

Dans les cabinets ministériels, il est courant de voir les nouveaux venus tirer un trait sur le travail antérieur, en démarrant généralement leur mandat par des séminaires ou des colloques dont les résolutions ressemblent, à s’y méprendre, à celles de leurs prédécesseurs.

C’est aussi devenu une seconde nature pour des ministres et leurs collaborateurs d’emporter, chez eux, certains dossiers aussitôt démis de leurs fonctions ! En se disant, peut-être, que les « autres » n’auraient qu’à « se débrouiller tout seuls ».

Mais, doit-on faire appel à des « débrouillards » pour gérer le pays, à ceux qui viendraient « d’abord apprendre » avant de se mettre à l’ouvrage ? A-t-on entendu en France le Premier ministre Fillon inviter les membres de son gouvernement à un séminaire de mise à niveau ? Non, puisqu’il a sélectionné « ceux qui sont capables de faire ce qu’ils doivent faire ».

Or, la RDC figure parmi les pays qui disposent d’un nombre important de cadres de renommée internationale et qui ont fait preuve d’expertise en diverses circonstances. Un de ses ressortissants, devenu Américain, ne fait-il pas partie du personnel scientifique de la NASA ? Excusez du peu …

Au pays même, d’anciens ministres et Pdg, mis à la « retraite » pour des considérations qui résistent mal à la contradiction, sont récupérés promptement par des organismes du système des Nations unies. Ils sont nommés consultants et rémunérés en conséquence.

« Il y a des Congolais, qui sont d’excellents gestionnaires dans le privé, qui peuvent contribuer à l’effort national de reconstruction du pays, pourvu que l’Etat leur fasse confiance », ajoute un observateur contacté jeudi par Le Potentiel.

Si donc les autorités politiques veulent réellement que les choses aillent de l’avant, qu’elles quittent le stade des discours et des slogans pour entrer de plain-pied dans le processus de développement. Il importe qu’elles lèvent l’option de faire revenir aux affaires les personnalités qui ont mérité de la nation.

Se/le potentiel

Posté par Bernis à 06:37 - Politique - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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