28 juillet 2007
Pensée Stimulatrice
Un homme en colère
“La colère est nécessaire ; on ne triomphe de rien sans elle, si elle ne remplit l’âme, si elle n’échauffe le coeur ; elle doit donc nous servir, non comme chef, mais comme soldat.” -Aristote
Insécurité à l’Est : La Monuc rejette les critiques du Président Kabila contre ses troupes
Les Nations unies ont rejeté les critiques du Président Kabila au sujet des soldats de la MONUC (forte de 17.000 hommes), disant mercredi que c'est au gouvernement de Kabila que revient principalement la responsabilité de protéger les civils ! Les Nations unies ont rejeté les critiques du Président Kabila au sujet des soldats de la MONUC (forte de 17.000 hommes), disant mercredi que c'est au gouvernement de Kabila que revient principalement la responsabilité de protéger les civils ! Dans un entretien à la revue Jeune Afrique publié cette semaine, le Président avait affirmé que la MONUC risquait de perdre de sa crédibilité à moins de parvenir à de meilleurs résultats dans son engagement à ramener la paix à l'Est de Congo. " Quand vous voyez ce qui arrive dans l'Est du pays, où pourtant 80% de leurs forces sont concentrées, vous vous posez mille et une questions " déclarait le Chef de l'Etat dans les pages du magazine. "Déjà, la population dans l'est commence parfois à se demander ce qu'ils [NDLR : MONUC] font ici", a-t-il dit. Ce à quoi a rétorqué Mr Saiki Kemal, porte-parole de la MONUC, en disant que ses casques bleus étaient prêts à aider l'armée congolaises, mais qu'il revenait aux autorités congolaises, fraîchement sorties des urnes l'année dernière, d'accomplir leur devoir de protection envers leurs citoyens : " La défense de l'intégrité territoriale d'une nation souveraine et de sa population est premièrement, principalement, primordialement, crucialement, et incontestablement la responsabilité de l'état et cela nous amène à nous poser la question de la raison d'être de l'état et de son autorité, " répliquait M. Saiki mercredi au point de presse hebdomadaire. Dans l'une de ses plus remarquables opérations, les troupes de l'ONU avec leurs hélicoptères de combats et véhicules blindés ont tué des centaines de soldats de Nkunda qui avait pris en décembre la ville de Sake au nord Kivu, " Je ne pense pas les troupes dissidentes de Nkunda qui ont essayé prendre Sake, au moins ceux qui ont survécu, se demandent ce que les forces de la MONUC font " a tenu a ajouté le porte parole Mr Saiki. Malgré la fin officielle de la guerre au Congo et les promesses du Président d'un retour à la paix dans l'Est, les milices armées contrôlent toujours des portions de territoires de l'est du Congo y créant même ces derniers temps un regain de violence armée dans le Nord et le Sud du Kivu. En effet, depuis le mois de janvier au Nord-Kivu, les conflits entre - d'une manière prépondérante - les rebelles Rwandais Hutus et certaines brigades renégates de l'armée congolaises (brigades à dominance Tutsi) ont forcé plus de 130.000 personnes à fuir leurs maisons. Bien que, les membres du Conseil de Sécurité ont appelé le Rwanda à s'impliquer dans une résolution diplomatique de la crise au Kivu - crise occasionnée en grande partie par l'échec de la tentative d'intégration dans l'armée congolaise des soldats dissident restés loyaux à leur chef tutsi : Laurent Nkunda - le mois dernier, le conseil des Nations Unies avait voté la prolongation, au moins jusqu' à la fin de l'année, du mandat des casques bleus leur permettant d'entreprendre des opérations militaires communes avec l'armée congolaise (et de protéger les civils). Toutefois, faisait savoir Mr. Saiki, pour cette année, il n'est au courant d'aucune demande d'aide de la part du gouvernement congolais contre les groupes armés au Kivu. De leur coté, les responsables de l'Eglise catholiques ont averti que si les FARDC et la MONUC ne menaient pas d'action commune ferme vis-à-vis des milices armées opérant dans la région, ces violences pourraient à nouveau déraper vers un conflit général. Texte original Joe Bavier(Reuters) Traduit par KD
| Written by Fabrice FATAY | |
| Friday, 29 June 2007 |
33 expatriés expulsés de la RDC
La Direction générale des Migrations a expulsé une trentaine d’originaires d’Afrique de l’Ouest. Ces expatriés en situation irrégulière en RDC ont été reconduits à la frontière nationale jeudi par le beach Ngobila, à Kinshasa. Cependant, il en reste encore près de 90 qui attendent leur rapatriement, selon Jean-Pierre Ondekane, directeur général des Migrations, rapporte radiookapi.net
Le général Ondekane précise que ces 33 expatriés ont traversé la frontière pour Brazzaville, en République du Congo. Mais un nombre important reste jusque-là à la Direction provinciale de Kinshasa. Ces expatriés attendent leur départ par l’aéroport international de N’djili par où ils sont entrés. Au total, il y a 126 expatriés en situation irrégulière en RDC dont les 33 expulsés de jeudi, déclare le général Ondekane. Ce dernier n’attend que le décaissement de 80 dollars de la part du gouvernement pour permettre aux expatriés restants en situation irrégulière de quitter le territoire congolais, conclut-il.
27 juillet 2007
BEMBA CONTRE ATTAQUE:Qui a voulu tuer qui? Qui a intérêt à tuer qui ?
La victime c’est moi! Accusé par le président Kabila d’avoir tenté de l’éliminer, son principal advesaire réagit, le chef de l’opposition se défend, préconise le dialogue avec le pouvoir et prépare ... l’échéance de 2011! "Il y a un mois, le président J Kabila vous accusait dans nos colonnes d’avoir tenté de l’éliminer physiquement lors des événements de mars 2007... 
Ce sont des accusations totalement gratuites et non fondées. En novembre, au lendemain de l’eletion présidentielle, j’ai accepté les résultats proclamés par la Cour suprême pour éviter au pays le chaos. J’ai également décidé de mener mon action politique dans le cadre d’une opposition forte et républicaine. On avait donc, d’un côté, un pouvoir qui gouverne et, de l’autre, une opposition qui observe, critique, fait des propositions et se prépare à être une alternative. Je me suis présenté à l’élection sénatoriale et j’ai été élu.
JEUNE AFRIQUE,
23/07/2007
Source: Grands Reporters Paparazzi
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KAREL DE GUCHT AU SUJET DE L’EST DU CONGO, L’UNION EUROPEENNE ET LES NATIONS UNIES»
Bruxelles, le 24 juillet 2007
Le ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht accueille favorablement la Déclaration faite le 23 juillet par le Conseil de Sécurité sur la situation dans l'Est de la République démocratique du Congo. "Cette Déclaration fait suite à une initiative belge. Nous avons demandé que la détérioration de la situation sécuritaire dans les Kivus soit reprise à l'agenda du Conseil de Sécurité. L'Ambassadeur de Belgique y a expliqué les principales conclusions de mon récent voyage à Kinshasa et à Kigali", a déclaré le ministre.
"Avec cette déclaration, le Conseil de Sécurité signale explicitement qu'il suit les développements de près et qu’il n'admettra aucune aventure militaire imprudente dans une région qui a déjà été le théâtre de trop de violences et où le nombre de personnes déplacées prend des proportions dramatiques", a précisé le ministre qui constate qu’il existe parmi les membres du Conseil de Sécurité une très grande convergence au sujet de la gravité de la situation actuelle et de l’urgente nécessité de trouver une solution pour résoudre la crise.
Le Conseil de Sécurité demande que le gouvernement congolais, dans un esprit de concertation étroit avec les Nations Unies (Monuc), élabore un plan global de sécurité dans l'est du Congo afin que cessent les actions violentes venant tant des groupes armés étrangers que congolais. Il a aussi appelé les pays voisins de la RDC à prendre une attitude constructive et a en particulier encouragé la RDC et le Rwanda à coopérer, en outre en vue du retour volontaire des réfugiés.
Le Secrétaire Général Ban Ki-moon, avec qui le Ministre De Gucht s'est entretenu récemment au sujet de l'est du Congo, a également, vendredi dernier, exprimé sa grande préoccupation quant à la situation au Nord et au Sud Kivu.
Le Ministre De Gucht a aussi abordé la situation à l’Est du Congo au niveau européen au cours du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE. En réponse, le Conseil a adopté une Déclaration sur la situation à l'Est du Congo où le point central est la nécessité de trouver une solution politique et diplomatique pour l'Est du Congo ainsi que le rôle que l'UE peut y jouer, plus particulièrement dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité en RDC.
"A travers la Déclaration de la Présidence du Conseil de Sécurité et la Déclaration du Conseil de l'UE, la communauté internationale envoie le signal clair qu’elle suit de très près la situation à l'Est du Congo et qu’elle est prête à contribuer à une solution politique", a expliqué le Ministre De Gucht.
se/c-retro-actuel
Menace de confrontation militaire à l'Est de la Rdc : Le Conseil de sécurité accuse…
Les inquiétudes persistent sur une éventuelle reprise des hostilités en République démocratique du Congo.
Dans sa dernière déclaration, le président du Conseil de sécurité lance un dernier rappel à l'ordre et désigne d'un doigt accusateur le gouvernement de Kinshasa, le général dissident Nkunda et les pays voisins de la RDC, connus pourtant sans qu'il les cite. Fuite en avant de la part de l'Onu, désengagement de la Communauté internationale devant des turpitudes alors que l'Onu est co-responsable dans cette démarche de la restauration de la paix et de la sécurité en RDC ainsi que dans la région ?
« Le Conseil invite le gouvernement à mettre au point, en collaboration étroite avec la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc), un plan global pour garantir la sécurité dans l'Est du pays, notamment en accomplissant de nouveaux progrès dans le désarmement, la démobilisation et la réintégration des combattants congolais et le désarmement, la démobilisation, le rapatriement, la réinstallation et la réintégration des combattants étrangers, ainsi qu'en mettant fin à l'impunité, en promouvant la réconciliation, la cohésion sociale, le relèvement et le développement dans la région ». Ces propos sont ceux du président du Conseil de sécurité contenus dans sa déclaration du 23 juillet.
Déclaration qui relève des insuffisances dans l'action du gouvernement dans la perspective de ramener effectivement la paix au Kivu. Le Conseil de sécurité tient à démontrer ainsi à la face du monde qu'il revient en premier lieu au gouvernement congolais, et à lui seul, d'assurer la sécurité sur son territoire, de s'impliquer positivement dans l'opération de démobilisation, désarmement et réinsertion, de promouvoir la réconciliation nationale, la cohésion sociale et de relancer le développement du pays. Le Conseil de sécurité s'empresse ici de mettre le gouvernement congolais devant ses responsabilités pour que les choses soient bien dites et comprises.
En plus, le Conseil de sécurité accuse le gouvernement congolais de ne pas proposer « un plan global de collaboration étroite avec la Monuc pour garantir la sécurité dans l'Est du pays ». Accusation grave, comme si le Conseil de sécurité venait de prendre note de la passivité du gouvernement congolais à ne pas résoudre dans l'immédiat cette question d'insécurité.
Aussi, s'empresse-t-il de se donner de la voix et de « laver les mains », pour qu'en cas de confrontation militaire, avec des effets d'entraînement sur toute la région, le gouvernement congolais assume la responsabilité devant la Communauté internationale.
Nkunda et le Rwanda accusés aussi
Poursuivant dans le même élan, comme s'il voulait se disculper avant que les choses ne se gâtent, le Conseil de sécurité accuse également Nkunda et le Rwanda. « Le Conseil s'inquiète vivement du recrutement de combattants, y compris d'enfants, en violation du droit international applicable, à l'intérieur et en dehors de la République démocratique du Congo, en particulier par les forces fidèles à Laurent Nkunda.
Le Conseil engage les Etats voisins concernés à faciliter davantage la réinsertion effective des ex-combattants rentrant dans leur pays et a empêcher toute activité de recrutement sur leur territoire. Il reconnaît que de bonnes relations régionales, en particulier entre la République démocratique du Congo et le Rwanda, sont un facteur important pour résoudre la crise dans les Kivu », précise encore le président du Conseil de sécurité dans cette même déclaration.
Les choses sont claires. L'Onu est bien informée que Laurent Nkunda continue à recruter des combattants, non pas seulement à l'intérieur de la RDC, mais également dans un pays voisin, le Rwanda en l'occurrence.
Malheureusement, le même Conseil de sécurité n'évoque aucune sanction, bien qu'il ait brandi la violation du droit international, contre Laurent Nkunda. Moins encore à l'endroit du Rwanda qui est en train de violer également le droit international, en plus de la Charte de sécurité, de stabilité et de développement de la région des Grands Lacs qui est également violée.
Le Conseil de sécurité laisse faire, peut-être par complaisance, préférant s'acharner contre le gouvernement congolais, convaincu certainement de l'absence d'un leadership fort ».
La paix ou rien
Evidemment, le gouvernement congolais est placé ici devant ses responsabilités. Quoi que l'on dise, il est condamné à relever le défi. Le Conseil de sécurité le fait savoir sans état d'âme. En aurait-il marre des turpitudes du gouvernement congolais ? Possible.
Il est vrai qu'il existe réellement une divergence d'approches pour ramener la paix au Kivu entre le gouvernement congolais et l'Onu soutenue par des partenaires extérieurs qui viennent d'accréditer la thèse de l'international Crisis Group. C'est-à-dire qu'il faut donner des signaux forts d'un leadership fort au sommet de l'Etat et de s'engager dans la voie du dialogue pour une solution politique.
Le recours à la solution militaire ne peut être envisagée que dans un contexte international sous l'égide de la Monuc et des pays de l'Union européenne dans l'évidence où la faiblesse des FARDC en pleine restructuration ne peut conduire à une victoire militaire. La mise en place d'un « Plan global de désarmement » des groupes armés achoppe justement à ce niveau.
Il n'empêche que le Conseil de sécurité ne doit nullement se dédouaner, ni se disculper en ces moments précis. A cause justement du caractère dubitatif de certains de ses membres pour reconnaître l'agression contre la RDC, la crise congolaise a mis autant de temps que tout le monde connaît pour parvenir à un compromis. Preuve incontestable que la crise en RDC est au centre des intérêts régionaux et internationaux.
Voilà que l'on ré-assiste quasiment à un même scénario que celui qui a précédé les deux premières guerres d'agression contre la RDC. Comment interpréter autrement ce traitement de faveur à l'endroit de certaines personnalités qui font déjà l'objet d'un mandat d'arrêt international et quelques Etats de la région, si ce n'est que la politique de deux poids, deux mesures ? Scénario qui intervient toujours curieusement au moment où les bruits de bottes au Kivu annoncent déjà le déclenchement d'une troisième guerre en République démocratique du Congo.
Et pourtant, le Conseil de sécurité, en sa qualité de co-partenaire de paix et de développement, sait pertinemment bien qu'en ces instants cruciaux, il n'y a qu'une alternative la paix ou rien. C'est le défi à relever ensemble avec le gouvernement congolais.
(Yes)
Le Potentiel
24 juillet 2007
Foot-Léopards: première séance d'entraînement depuis la dernière préselection
En prévision du match amical international entre les sélections nationales de Madagascar et de la RDC, les Léopards ont eu leur première séance d’entraînement ce mardi au terrain de l’école américaine de Ngaliema, Tasok, a constaté radiookapi.net
Sous la direction de Christian Nsengi Biembe, premier assistant du belge Henri Depireux, 16 joueurs ont été présents à la première séance de ce mardi. Pisco Vuanda Kuenda (Cilu), Belmond Nsumbu (V club), Bokese Gladys (Dcmp), Simon Ntoto (Dcmp), Tumbwa Kalenda (V club), Kalobo Mukendi (Dcmp), Mulumba Kabuita (V club), Ilongo Ngasanya (Locomotive de Kiev), Mpele Mpele (V club), Lami Yekeni (Dcmp), Jean Jacques Yemueni (Dcmp), Tshiabola Mapiana (Cilu), Ngandu Baudouin (V club/Mbuji mayi), Luyeye Kivuna (Cilu), Botale Bosende (Cilu) et Ngoyi (Kabasha).
Le staff technique attend de renforcer l’ossature locale avec les joueurs du Tout puissant Mazembe.
En princiep, l'équipe nationale congolais quitte Kinshasa pour Antananarivo vendredi ou samedi.
23 juillet 2007
Les bradeurs de la République
Une anecdote. A Kisangani, les Boyomais parlent encore aujourd’hui de « commandant Hyppo » pour désigner l’actuel numéro un Congolais. Lors de l’entrée des troupes de l’AFDL dans le chef-lieu de la Province orientale, en mars 1997, c’est ainsi que les habitants de « Boyoma Singa Mwambe » (autrement dit, Kisangani) nommaient l’aide de camp de James Kabarebe, alors chef des opérations militaires. Les bruits se sont par la suite répandus à travers la ville selon lesquels « Hyppo » était un des fils de Laurent-Désiré Kabila. Les médias internationaux ont fait le reste…
A Kinshasa, ceux des Congolais qui ont côtoyé « Joseph » dans l’exercice de ses fonctions à l’état-major des Forces terrestres de l’armée congolaise, ont eu la surprise de constater que toutes les correspondances soumises à la signature de celui-ci portaient les mentions suivantes : « Joseph K. ». « K » comme Kabila ou Kanambe ? Toute la question est là. Tout projet de lettre portant les mentions « Joseph Kabila » était raturé et renvoyé à la « correction ». Des témoins soutiennent que tout rédacteur qui n’observait pas cette consigne était sévèrement rabroué. Les agiographes de Joseph Kabila, devenu président de la République démocratique du Congo, pourraient rétorquer que ce « camouflage » était motivé par des « raisons évidentes de sécurité ».
C’est au demeurant l’explication que donne le politologue Célestin Kabuya Lumuna Sando pour justifier le fait qu’à un moment de sa vie, Joseph ne portait point le patronyme de Kabila. « Pour des raisons évidentes de clandestinité, il s’est aussi appelé Kabange, Mtwale, Hyppolite », note Kabuya à la page 239 de son ouvrage « Histoire du Congo – Les quatre premiers présidents », publié en 2002, à la veille de la tenue du Dialogue intercongolais de Sun City. Le mystère entretenu sur la véritable identité autant que le parcours personnel de l’homme qui dirige le Congo démocratique depuis bientôt sept ans, est à l’origine de toutes les supputations. D’aucuns n’hésitent pas à soutenir que l’actuel président de la RD Congo est un « infiltré » de l’armée patriotique rwandaise. Il aurait pour « mission » de démanteler, avec le concours de quelques supplétifs locaux à la vénalité éprouvée, ce qui reste du système administratif, économique, sécuritaire et de défense du pays.
« Joseph est chargé, avec la complicité de citoyens congolais, d’achever le travail de déstructuration de l’Etat congolais commencé par le Rwanda de Paul Kagame et l’Ouganda de Yoweri Museveni », analyse un ex-officier de renseignements. « Le bilan des sept ans de Kabila à la tête du pays est édifiant en termes de régression», ajoute-t-il. En tous cas, les faits parlent d’eux-mêmes. Aucun secteur de la vie nationale n’a connu la moindre embellie sous les six premières années de Joseph. La Gécamines et la MIBA sont aux soins intensifs. La RD Congo ne dispose toujours pas d’une armée capable de défendre l’intégrité de son territoire. Les provinces du Kivu sont abandonnées aux milices de Laurent Nkunda ainsi qu’aux combattants hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). Le district de l’Ituri est occupé par des miliciens manipulés depuis Kampala. Dans l’interview qu’il a accordée à l’hebdomadaire « Jeune Afrique », Kabila de déclarer notamment : « Chaque jour, cette armée monte un peu plus en puissance. Je me suis donné deux ans pour former des unités combattantes capables de défendre notre intégrité nationale ».
Déficit de volonté politique
De janvier 2001 à juillet 2006, Joseph a dirigé le Congo-Kinshasa sans véritables contradicteurs. Question : comment pourrait-il réaliser en deux ans ce qu’il n’a pu faire en six ans ? Il se pose de manière manifeste un grave déficit de volonté politique pour doter la RD Congo d’une armée dissuasive. Une armée bien entraînée, bien équipée, motivée et bien commandée. Joseph Kabila et ceux qui l’entourent donnent l’impression d’avoir reçu comme mission de maintenir le Congo-Kinshasa dans son état actuel de « grand maillon faible » de la région des Grands Lacs. Dans une interview accordée à la MONUC, Peter Swarbrick, directeur sortant de la Division DDRRR (Désarmement, démobilisation, rapatriement, réinstallation et réintégration) semble s’interroger sur la réelle détermination du gouvernement congolais « à étendre son autorité sur tout le territoire » de la RD Congo. « (…), je pense que le gouvernement doit établir un plan militaire pour que la MONUC le prenne en considération et voit comment, sous son mandat et avec ses moyens, elle pourrait légalement aider le gouvernement. Mais je ne pense pas qu’il ait un tel plan », a-t-il souligné. Naïfs et occupés à participer au festin, les Congolais refusent d’entendre tout discours politiquement incorrect. L’affaire Kahemba est en passe d’ériger une grande muraille de méfiance entre les gouvernants « démocratiquement élus » et les citoyens. Le rapport rédigé par les enquêteurs de l’Assemblée nationale est sans équivoque : neuf villages du territoire de Kahemba, dans la Province de Bandundu, sont occupés par l’Angola. Et pourtant. La session extraordinaire de l’Assemblée nationale s’est clôturée mercredi 18 juillet sans que les « représentants du peuple » aient pu montrer le chemin pour règler ce différend qui est suivi avec intérêt par d’autres Etats voisins. La Représentation nationale n’a même pas eu l’audace d’inviter le gouvernement à porter la contestation devant la Cour internationale de Justice à La Haye. L’ambassadeur angolais à Kinshasa, Joao Baptista Mawete - qui se comporte décidément en pro-consul, aurait, semble-t-il, promis des bosses et des plaies à quiconque prendrait l’initiative d’un acte « hostile et inamical ». Après le gouvernement du Premier ministre Gizenga, l’Assemblée nationale a, à son tour, pris acte du fait accompli angolais. Tout le reste n’est que du bla-bla pour endormir l’opinion nationale. Le territoire national est ainsi bradé. Et ce, par l’incivisme autant que par la déloyauté des hommes et femmes investis d’un mandat populaire. Des hommes et des femmes prêts à toutes les compromissions pour préserver leurs carrières politiques au détriment de l’intérêt national. La RD Congo est ainsi prise en otage par des bradeurs de la République. Jusqu’à quand va-t-on laisser ces inciviques, ces agents de l’étranger, continuer à hypothéquer le destin collectif ? Il n’y a pas de fatalité. C’est la volonté d’un peuple qui détermine le cours de l’Histoire…
B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2007
21 juillet 2007
Pensée Stimulatrice
Un jour, on demanda au Dalaï Lama :
" Qu'est-ce qui vous surprend le plus dans l'humanité?"
Il répondit :
"Les hommes qui perdent la santé pour gagner de l'argent et qui, après,
dépensent cet argent pour récupérer la santé. A penser trop anxieusement
au futur, ils en oublient le présent, à tel point qu'ils finissent par
ne vivre ni au présent ni au futur..
Ils vivent comme s'ils n'allaient jamais mourir et meurent comme s'ils
n'avaient jamais vécu".